avril   


films du mois

Border (Gräns)

De Ali Abbasi
Fiction, 2018, Danemark, Suède, 1h48, v.o. s-t fr., 16/16

Tina est une douanière au don un peu particulier: dotée d’une intuition extraordinaire, elle est capable de détecter les personnes ayant quelque chose à cacher. Se sentant différente depuis toujours, elle rencontre le très énigmatique Vore, un homme d'apparence suspecte et qui va éveiller en elle toutes sortes de sentiments…
«Border est finalement le film le plus surprenant de ce début d'année, le plus étrange, sûrement, le plus dérangeant, aussi; passionnant, également, parce qu'il n'avance jamais là où on l'attend, brisant menu l'idée selon laquelle avec un peu de culture cinéma on sait à peu près ce qui va se passer et dans quel univers on baigne» (L’Express).
«Ali Abbasi s'affirme comme un maître dans le mélange des genres, combinant polar, romance, merveilleux et même horreur, sans effort apparent, juste dans la singularité de son regard sur des personnages et des situations qui s'ancrent dans le réel pour mieux s'en détacher» (Positif).
Cannes, Prix Meilleur film Un Certain Regard / European Film Awards 2018, nominations meilleur scénario, meilleur film, meilleure actrice et meilleur réalisateur / Los Angeles 2018, Meilleur film

AVEC
Eva Melander, Eero Milonoff, Jörgen Thorsson

Bio réalisateur
Ali Abbasi, né en 1981 en Iran, publie plusieurs nouvelles.
Il abandonne ses études à l’Université polytechnique de Téhéran et voyage en Europe, où il finit par s’établir en Suède pour étudier l’architecture. Après l’obtention de son diplôme en 2007, Ali Abbasi entre à l’école de cinéma du Danemark. Son premier long-métrage, Shelley (2016) était sélectionné au Festival de Berlin.


films du mois

Les Éternels

De Jia Zhang-ke
Fiction, Chine, France, Japon, 2018, 2h21, v.o. s-t fr., 16/16

En 2001, la jeune Qiao est amoureuse de Bin, petit chef de la pègre locale de Datong. Alors que Bin est attaqué par une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison. À sa sortie, Qiao part à la recherche de Bin et tente de renouer avec lui…
«Si Jia Zhang-Ke dépeint parfaitement le milieu et le cadre, il filme avant tout un portrait de femme, une histoire de femme. Une femme droite, entière, fidèle à elle-même confrontée à une trahison et à des hommes pleutres, enfantins, immatures» (CultureBox).
«Telle est la manière originale avec laquelle Jia Zhang-ke – désireux depuis quelque temps de se confronter au genre – s’empare du film noir, après s’être essayé au film de sabre ainsi qu’au mélo. Celui-ci, magnifiquement déstabilisant, poétique et fulgurant, opaque et lumineux à la fois, fera, ­gageons-le, partie de ses plus grands films» (Le Monde).
Cannes 2018, Compétition internationale

Avec
Zhao Tao, Fan Liao, Zheng Xu

Bio Réalisateur
Né à Fenyang, Shanxi, en 1970, Jia Zhang-ke est diplômé de l’Université du cinéma de Pékin. Son premier film, Xiau Wu, a notamment été récompensé à Berlin et Vancouver.
Depuis, ses films ont été montrés dans les festivals européens les plus importants: Still Life reçoit le Lion d’or à Venise en 2006, A Touch of sin obtient le prix du meilleur scénario à Cannes en 2013. Dans plusieurs de ses films, Jia Zhang-Ke brouille la frontière entre fiction et documentaire. Il a également produit les films de jeunes réalisateurs et a fait des apparitions dans des films d’autres réalisateurs.


films du mois

Insulaire

de Stéphane Goël
Avec la voix de Mathieu Amalric
Documentaire, Suisse, 2018, 1h32, v.o. s-t fr., 0/8

Parfois la Suisse n’est qu’une île… Au milieu de l’océan Pacifique, un minuscule morceau de terre, appelé Robinson Crusoé, abrite les descendants d’une colonie fondée par un aristocrate bernois. Ces insulaires isolés vivent de la pêche à la langouste et d’un peu de tourisme. Ils sont connectés au reste du monde par la télévision, internet et un navire qui vient du Chili pour les ravitailler une fois par mois. Ils aiment leur île, rude et inhospitalière et sont fiers de leurs origines et de leur culture suisse. Leur ancêtre Alfred von Rodt était un bouc émissaire de la noblesse bernoise. Epris d’aventure, il rompt avec sa famille, s’engage comme mercenaire et finit par créer un petit royaume sur cette île lointaine en 1877 sur lequel il règnera jusqu’à sa mort.
Le nouveau film du cinéaste suisse Stéphane Goël, auteur de Fragments de paradis (2015): une épopée, entremêlant le passé et le présent d’un territoire singulier, racontée avec tendresse par la voix de Mathieu Amalric et qui nous emmène à la rencontre de ces lointains cousins.

BIO réalisateur
Né en 1965 à Lausanne, Stéphane Goël travaille comme monteur et réalisateur indépendant à partir de 1985.
Entre 1987 et 1993, il réside et travaille à New York. Il se forme au documentaire avec John Reilly et Julie Gustafson chez Global Village Experimental Center et collabore avec plusieurs artistes et réalisateurs comme Nam June Paik, Alexander Hahn, Shigeko Kubota. Il réalise plusieurs vidéos expérimentales et poétiques avant de passer au documentaire long-métrage. De retour en Suisse, il rejoint le collectif Climage au sein duquel il produit et réalise de nombreux documentaires destinés au cinéma ou à la télévision.

Rencontre cinéma
En présence du cinéaste le vendredi 15 mars à 20h


films du mois

Compañeros - La noche de 12 años

D'Alvaro Brechner
Fiction, Uruguay, 2018, 2h03, v.o. s-t fr., 16/16

1973, l'Uruguay bascule en pleine dictature. Trois opposants politiques sont secrètement emprisonnés par le nouveau pouvoir militaire. Jetés dans de petites cellules, on leur interdit de parler, de voir, de manger ou de dormir. Au fur et à mesure que leurs corps et leurs esprits sont poussés aux limites du supportable, les trois otages mènent une lutte existentielle pour échapper à une terrible réalité qui les condamne à la folie.
Le cinéaste Álvaro Brechner raconte les douze années d'emprisonnement vécues par trois des figures les plus célèbres de l'Uruguay contemporain: José "Pepe" Mujica, président de 2010 à 2015, l'écrivain et poète Mauricio Rosencof et l’ancien sénateur Eleuterio Fernández Huidobro.
«Que reste-t-il d’un homme lorsqu’on lui enlève tout? Coupé du monde, du temps, de tout élan, du moindre élément matériel auquel s’accrocher, il est progressivement trahi par ses propres sens. Pourtant, au fond de lui, il demeure une chose que l’on ne peut lui enlever: son imagination. Se basant sur des faits réels, ce film raconte l’histoire de trois personnages que l’on a dépossédés, douze ans durant, de tout ce qui les définissait en tant qu’individus. Un des enjeux majeurs pour moi était qu’il ne s’agisse pas d’un film de prison, mais d’un voyage existentiel. Au-delà d’une méticuleuse reconstitution historique des faits, j’ai cherché à faire ressentir sur le plan esthétique et sensoriel l’expérience de la survie à la lutte intérieure que subissaient mes personnages. À travers ses gageures et ses complexités, l’expérience du film m’a conforté dans l’idée que même lorsque tout semble perdu, la force et la résistance de l’être humain ne doivent pas être sous-estimées» (Alvaro Brechner).
Thessaloniki 2018, Prix du public / Cannes cinéphiles 2018, Grand prix / Amiens 2018, Prix du public et du meilleur film

AVEC
Antonio de la Torre, Chino Darín, Alfonso Tort

Bio réalisateur
Né en 1976, Alvaro Brechner a commencé à étudier l’écriture et la réalisation à Montevideo, sa ville natale.
Il a reçu à 23 ans le Prix national de Littérature du ministère de la culture. En 1999, il se rend en Espagne pour suivre un master en documentaire de création à l’université autonome de Barcelone. Depuis 2000,  Alvaro Brechner vit en Espagne où il réalise plusieurs documentaires. Il a également réalisé trois courts-métrages qui lui ont valu 50 prix dans plus de 140 festivals. En 2009, il réalise son premier long-métrage, Mal día para pescar, qui lui a valu également plus de trente récompenses dans le monde entier. En 2014, son film Mr Kaplan s’est aussi distingué à travers le monde. Compañeros - La noche de 12 años, son troisième long-métrage, a reçu plus de 30 prix prix à travers le monde.


Ciné-seniors

L'Incroyable histoire du Facteur Cheval

De Nils Tavernier
Fiction, France, 2019, 1h45, en français, 10/12 ans

Fin XIXe, Joseph Ferdinand Cheval, est un simple facteur qui parcourt chaque jour la Drôme, de village en village. Solitaire, il est bouleversé quand il rencontre la femme de sa vie, Philomène. De leur union naît Alice. Pour cette enfant qu’il aime plus que tout, Cheval se jette alors dans un pari fou: lui construire de ses propres mains, un incroyable palais…
«Ce projet réclamait un acteur idéal, crédible dans un personnage de taiseux, inadapté au monde des hommes. C’est paradoxalement Jacques Gamblin, d’habitude attaché à faire danser son corps, qui réussit à rendre bouleversante cette performance» (Le Parisien).

AVEC
Jacques Gamblin, Laetitia Casta, Bernard Le Coq

Ciné-seniors
Un vendredi par mois, une séance spéciale organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.

INFOS PRATIQUES
Ouverture des portes: 14h, Projection: 14h30
Tarif: 10.- (collation comprise)

films du mois

Le Voyage de Bashô

De Richard Dindo
Documentaire, Suisse, 2018, 1h38, en français, 8/14

Au Japon, les gens vénèrent aujourd’hui encore le poète et bouddhiste zen Bashô (1644-1694). Il a passé les dix dernières années de sa vie en pèlerin sur les routes, sillonnant les différentes provinces de son pays. Pendant ses pérégrinations, Bashô, considéré comme le père spirituel de la poésie haïku japonaise, a tenu un journal de voyage avec des poèmes qui reflètent son style de vie méditatif. Dans le nouveau film du réalisateur suisse Richard Dindo, un moine dans le rôle du poète Bashô suit les traces de son journal en parcourant des paysages japonais, longeant rivières et lacs, traversant forêts et régions montagneuses.
Des textes d’une profondeur atemporelle, magnifiquement lus par Bernard Verley, des musiques et des bruits de la nature, des images de paysages d’une beauté extraordinaire: Le Voyage de Bashô est une méditation émouvante, poétique et philosophique sur le temps, la vie, le vieillir et la mort, sur la beauté et l’immuabilité de la nature.
Journées de Soleure 2019, Sélection

BIO réalisateur
Petit-fils d’immigrés italiens venus s’installer en Suisse, né à Zurich en 1944, Richard Dindo quitte l’école à l’âge de 15 ans et se met à voyager, exerçant différents métiers alimentaires.
Après un passage à Berlin, il s’installe à Paris en 1966 où il fréquente assidûment la Cinémathèque française qui nourrira son envie de cinéma. L’émotion de la rue en mai 68 confirme son intérêt pour les rebelles, les insurgés, les engagés. En 1970, il retourne en Suisse et y réalise, en autodidacte, ses premiers films. Depuis, vivant à Zurich et à Paris, il a tourné plus d’une vingtaine de documentaires traitant de la mémoire et de la façon de relater des faits historiques ou biographiques. Ces dernières années, ses films sont projetés dans le monde entier, en Allemagne, en France, aux États-Unis, au Canada et en Argentine.

Rencontre cinéma
En présence du cinéaste le samedi 6 avril à 20h


Rencontre cinéma

Le Voyage de Bashô, en présence de Richard Dindo

Le grand documentariste et cinéaste suisse Richard Dindo, dont le travail aborde la mémoire et les parcours de vie, vient présenter son dernier film, Le Voyage de Bashô, consacré au poète japonais, père spirituel du haïku, le samedi 6 avril à 20h. Un documentaire fictionnalisé d’exception, à l’affiche tout le mois d’avril.

RICHARD Dindo
Petit-fils d’immigrés italiens venus s’installer en Suisse, né à Zurich en 1944, Richard Dindo quitte l’école à l’âge de 15 ans et se met à voyager, exerçant différents métiers alimentaires. Après un passage à Berlin, il s’installe à Paris en 1966 où il fréquente assidûment la Cinémathèque française qui nourrira son envie de cinéma. L’émotion de la rue en mai 68 confirme son intérêt pour les rebelles, les insurgés, les engagés. En 1970, il retourne en Suisse et y réalise, en autodidacte, ses premiers films. Depuis, vivant à Zurich et à Paris, il a tourné plus d’une vingtaine de documentaires traitant de la mémoire et de la façon de relater des faits historiques ou biographiques. Ces dernières années, ses films sont projetés dans le monde entier, en Allemagne, en France, aux États-Unis, au Canada et en Argentine.

Projections en avril
> Toutes les séances

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres CityClub)

Le P'tit CityClub - Dès 3 ans

La grande aventure de Non-Non

courts-métrages, 41’, en français, 0/6 ans

À Sous-Bois-Les-Bains, les jours s’écoulent dans la bonne humeur et ce n’est pas une histoire de glace à la carotte, un voyage (raté) sur la Lune ou une inondation qui changeront les choses! Rien ne semble pouvoir arrêter cette drôle de bande de copains, tous si différents, mais toujours solidaires. Trois courts-métrages (parfaits antidotes à Oui-Oui!), décalés, colorés et dynamiques pour les tout-petits, qui mettent en scène la joyeuse bande dans une aventure haute en couleur et en émotions!

LE P'TIT CITYCLUB
Chaque mois, des films d’animation, des perles venues du monde entier et des classiques du cinéma, choisis spécialement pour les enfants!
> Télécharger le programme de janvier à mai 2019

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections.
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.
À savoir, les enfants plus jeunes de deux ans de l'âge légal indiqué peuvent assister aux séances s'ils sont accompagnés d'un représentant légal.


Événement

Projection spéciale: Burning out

Pour Burning Out, Jérôme le Maire a suivi durant deux ans les membres de l’unité chirurgicale dans l’un des plus grands hôpitaux de Paris. Une réflexion sur le travail, ses excès et le burn out à découvrir le jeudi 11 avril lors d’une projection gratuite organisée avec le syndicat Syna.

Burning Out de Jérôme le Maire
(Doc., 2016, Suisse, France, Belgique, 1h25, en français, 6/14) – Pendant deux ans, le réalisateur belge Jérôme le Maire a suivi les membres de l’unité chirurgicale dans l’un des plus grands hôpitaux de Paris. Ce bloc opératoire ultra-performant fonctionne à la chaine: 14 salles en ligne ayant pour objectif de pratiquer chacune quotidiennement huit à dix interventions.
L’organisation du travail, bien qu’extrêmement sophistiquée, est devenue pathogène. Le personnel médical et paramédical courbe l’échine. Stress chronique, burn-out, et risques psychosociaux gangrènent l’hôpital. Chirurgiens, anesthésistes, infirmiers et aides soignants, mais aussi cadres, gestionnaires, et directeurs sont pris dans une course effrénée qui semble sans fin. Consciente de ce problème, l’administration a commandé un audit sur l’organisation du travail afin de tenter de désamorcer le début d’incendie. Burning Out est une plongée au cœur du travail et de ses excès, quand il y a surchauffe et que l’embrasement menace. Il veut comprendre l’incendie contemporain qui affecte l’hôpital, ce miroir trouble de notre société.

INFOS PRATIQUES
Ouverture des portes: 17h30, Projection: 18h
Entrée libre
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