septembre   


films du mois

Martin Eden

DE Pietro Marcello
Avec Luca Marinelli, Jessica Cressy, Carlo Cecchi
Fiction, Italie, France, Allemagne, 2019, 2h08, v.o. s-t fr., 10/16

À Naples, au cours du 20e siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, autodidacte et individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu’il conquiert, grâce à la philosophie, la littérature et la culture, le cœur d’une jeune et belle bourgeoise et s’introduit parmi les siens, il est rongé par le sentiment d’avoir trahi ses origines...
Après La bocca del lupo et Bella e perduta, projeté au CityClub, le cinéaste italien s’inspire librement du roman de Jack London paru en 1909 et transpose l’intrigue à Naples dans l’effervescence sociale du 20e siècle. Un film onirique et philosophique, tourné en 16mm, aux mille idées de cinéma.
«Avec des musiques et des images d’archives surprenantes, Pietro Marcello construit un film d’époque à la fois original et moderne qui gagne en majesté et en intensité au fil des étonnements» (Le Journal du Dimanche).
«Le charme ne se rompt jamais, entraînant le spectateur dans une danse poétique qui ne trahit rien du message politique de Jack London. Luca Marinelli, belle présence virile, est absolument parfait dans le rôle de Martin» (Les Inrockuptibles).
Venise 2019, Prix de la meilleure interprétation pour Luca Marinelli / Séville 2019, Meilleur film / Toronto 2019, Meilleur réalisateur

Bio cinéaste
Né en 1976 à Caserte en Campanie, Pietro Marcello étudie la peinture à l’Académie des beaux-arts de Naples.
Il s’essaie ensuite à plusieurs activités: professeur dans des prisons, fondateur d’un festival de films ou programmateur à la radio. Il réalise ses premiers courts-métrages en 2003, Carta et Scampia, puis travaille comme bénévole dans une ONG en Côte d’Ivoire. Depuis, il réalise plusieurs documentaires dont Il passaggio della linea (2007), sélectionné dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise. Son premier long-métrage, La bocca del lupo (2010), remporte le Teddy Award du meilleur documentaire au festival de Berlin. Il revient à Venise en 2012 avec Il silenzio di Pelešjan. En 2015, Bella e perduta, projeté au CityClub, est présenté au Festival de Locarno et de nombreux autres festivals internationaux.

RENCONTRE
En présence de l'actrice Jessica Cressy le mardi 1er septembre à 20h. Projection suivie d'une discussion avec l'actrice et le cinéaste (par skype).

PROJECTIONS
À l'affiche tout septembre. Dates des projections à venir.


Avant-première

Rencontre: Martin Eden de Pietro Marcello

À l’affiche tout le mois de septembre, Martin Eden, le nouveau film du cinéaste italien Pietro Marcello, est à découvrir en avant-première, en présence de l'actrice Jessica Cressy et du cinéaste (présent par skype). Un conte onirique et philosophique, librement adapté du roman de Jack London que le CityClub est ravi de montrer, quatre ans après avoir projeté Bella e perduta, précédent et très beau film du cinéaste.
Projection en collaboration avec la Cinémathèque suisse.


Note de Pietro Marcello à propos du film
Dès mon premier film, Il passaggio della linea (2007), j’ai toujours cherché à focaliser ma recherche créative sur la vie des plus humbles et des opprimés.
Avec Martin Eden, j’ai eu l’ambition de franchir une frontière nouvelle et dépasser mes frontières créatives par la fiction. À la base du roman Martin Eden, il y a un thème central: le conflit de classes à travers la culture, un phénomène rendu possible, dans la seconde moitié du 19e siècle, par la diffusion de l’instruction de masse au sein du prolétariat. Le personnage et le parcours de Martin Eden sont devenus la métaphore de ces artistes qui, issus des classes les plus modestes de la société, ont fini par trahir les principes de leur classe pour épouser le style et la cause de la bourgeoisie. Ou alors ont au contraire décidé d’être fidèles à leurs idéaux, mais en se retrouvant confrontés à des conséquences les conduisant souvent à l’isolement, à la folie ou à la mort. J’ai choisi d’adapter cette histoire dans une ville imaginaire dont Naples est la référence la plus proche par ses couleurs, le rapport à la mer et les dynamiques sociales et politiques. Le ressort dramatique, tout autant que le ressort esthétique, sont le fruit de l’intention de se mettre à l’écoute de la mémoire, de l’histoire et des territoires, de l’Italie et de l’Europe d’hier et d’aujourd’hui.

À l'affiche EN SEPTEMBRE
> Toutes les projections

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection: 20h
Tarifs: 15.- / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


films du mois

Eva en août

De Jonás Trueba
Avec Itsaso Arana, Isabelle Stoffel, Vito Sanz
Fiction, Espagne, 2019, 2h09, v.o. s-t fr., 16/16

Eva, 33 ans, décide de rester à Madrid pour le mois d’août, tandis que ses amis sont partis en vacances et ont fui la ville. Les jours s’écoulent dans une torpeur madrilène festive et joyeuse et sont autant d’opportunités de rencontres pour la jeune femme.
Souvent comparé à Eric Rohmer avec ce film, le jeune cinéaste espagnol réalise une déambulation estivale et poétique dans la capitale madrilène, au rythme du hasard et des fêtes.
«Il y a longtemps que j’avais envie de filmer la ville en été et plus particulièrement pendant la première quinzaine du mois d’août parce qu’elle coïncide avec les fêtes, très typiques de Madrid, qui se succèdent dans les trois quartiers les plus populaires. Le film est un dialogue entre Eva et la ville. J’aime l’idée que Eva la regarde comme une ville étrangère, comme si c’était la première fois qu’elle la voyait, avec les yeux d’une touriste» (Jonás Trueba).
«De cette facilité à créer de l’opacité à partir d’un terrain sableux, le cinéaste espagnol Jonás Trueba signe un film diablement séduisant» (Bande à Part).
«Ruisselant de charmes, le film musarde dans les rues de Madrid qu’il embrasse dans tous les plans, fuyant l’espagnolade de carte postale sans renier la qualité picturale de la ville» (Libération).
«Une chronique à la Rohmer d’une grâce absolue» (Télérama).
Karlovy Vary 2019, Prix de la critique et Prix spécial du Jury / Cinespaña Toulouse 2019, Prix de la meilleure actrice (Itsaso Arana) et du meilleur scénario, Mons 2020, Prix du Scénario

BIO CINÉASTE
Né à Madrid en 1981, Jonás Trueba réalise son premier long-métrage Todas las canciones hablan de mí en 2010 pour lequel il est nommé pour le Goya du meilleur jeune réalisateur.
Suivront Los ilusos (2013) salué par la critique et le public après une tournée festivalière internationale, Los exiliados románticos (2015) Prix spécial du jury au festival de Malaga puis La reconquista (2016) présenté en sélection officielle au Festival de San Sébastián. Jonás est par ailleurs co-scénariste de Más pena que Gloria (2000) et Vete de mí (2005), tous deux réalisés par Víctor García León et de El baile de la Victoria (2009) réalisé par Fernando Trueba, nommé pour le Goya du meilleur scénario adapté. Il est également l’auteur de plusieurs écrits sur le cinéma. Jonás jongle entre cinéma et l'enseignement. Il est membre depuis 2013 de l’équipe de Cine en Curso, un projet pédagogique autour du cinéma dans les écoles. Eva en août (La virgen de augusto), est son cinquième long-métrage.

RENCONTRE
En présence de l'actrice Isabelle Stoffel le mercredi 9 septembre à 20h

Rencontre cinéma

Rencontre: 143 Sahara Street de Hassen Ferhani

Après la projection du film Un Fils de Mehdi M. Barsaoui en juillet, le Cinéma CityClub reçoit à nouveau le Festival cinémas d’Afrique – Lausanne dans le cadre de son édition itinérante. Au programme ce jeudi 3 septembre, la projection du documentaire algérien 143 Sahara Street de Hassen Ferhani, primé notamment aux festivals de Locarno et de Toronto. En posant sa caméra dans un petit café isolé dans le désert du Sahara, le cinéaste raconte un pays. Un récit intime et au rythme tranquille dans un havre de paix, à découvrir en présence du cinéaste.

143 SAHARA STREET DE HASSEN FERHANI
(Doc., Algérie, France, Qatar, 2019, 1h43, v.o. s-t fr., 16/16) – Malika vit seule au milieu du désert. Elle tient un restaurant, qui propose deux plats: omelette ou omelette tomate. Les rencontres sont comme des apparitions et les vents de sables et les silences disent tout autant que les drames et les rêves de ceux qui s’arrêtent là, pour une cigarette, un thé, pour parler ou se taire. Ce lieu apparemment absent du monde raconte pourtant un pays dans son âme…
«Hier, un abattoir ouvrait un monde au cœur d’Alger (Dans ma tête un rond-point, 2015). Aujourd’hui, la tenancière d’une petite échoppe en plein Sahara offre un havre de paix, si ce n’est une oasis, tant le sable efface jusqu’aux couleurs de ce western documentaire. Huis-clos, poste d’observation ou scène de théâtre: fécondité évidente d’un dispositif dont Ferhani, et c’est là son talent, ne paraît jamais se satisfaire, toujours prêt, au contraire, à accueillir l’inattendu» (Locarno).

BIO CINéASTE
Né en 1986 à Alger en Algérie, Hassen Ferhani découvre le monde du cinéma par hasard à l’âge de 17 ans lorsque le réalisateur franco-algérien Lyes Salem filme dans son quartier le court-métrage Cousines (2004).
À force de jouer les curieux, Hassen Ferhani est engagé comme stagiaire script, une expérience fondatrice qu’il prolongera par une inscription au ciné-club Chrysalide où il développe sa culture du septième art. En 2006, il réalise son premier court-métrage Les Baies d’Alger, sélectionné en compétition dans plusieurs festivals. Après ses courts-métrages Afric Hotel (2010) et Tarzan, Don Quichotte et nous (2013), Hassen Ferhani réalise en 2016 son premier long-métrage Dans ma tête un rond-point. 143 Sahara Street est son deuxième long-métrage.

PARTENAIRE
> Le site du Festival cinémas d'Afrique – Lausanne
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection et discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (étudiants, avs, ai, ri, ac, carteculture) / 10.- (membres CityClub)


films du mois

Si c'était de l'Amour

De Patric Chiha
D’après Crowd de Gisèle Vienne
Documentaire, France, 2019, 1h22, 16/16

Ils sont quinze jeunes danseurs, d’origines et d’horizons divers. Ils sont en tournée pour danser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne inspirée des raves des années 1990, sur l’émotion et la perception du temps. En les suivant de théâtre en théâtre, Si c’était de l’amour documente leur travail et leurs étranges et intimes relations. Car les frontières se troublent. La scène a l’air de contaminer la vie – à moins que ce ne soit l’inverse… De documentaire sur la danse, le film se fait alors voyage troublant à travers nos nuits, nos fêtes, nos amours.
«Essayer de mettre en scène cet état trouble, proche de la transe, entre réalité, songe et fantasme»: le cinéaste Patric Chiha, dont le CityClub avait montré son précédent film, Brothers of the Night, en 2017, propose une adaptation cinématographique de la pièce de Gisèle Vienne où documentaire et fiction se mêle habilement.
«La réussite est évidente! Les ralentis hypnotiques ne perdent rien de leur force en passant de la scène à l’écran. L’ambiance techno du spectacle, dans sa dimension pulsative, voire violente, est restituée grâce à une approche serrée des corps pour une réalisation à fleur de peau» (Positif).
«Rien de théorique ici: la grâce du film est qu’il a toute la simplicité de l’évidence» (Cahiers du cinéma).
«La caméra de Chiha, grand cinéaste du trompe-l’œil, épouse à merveille les corps et les troubles» (La Septième Obsession).
Berlinale 2020, Teddy Award du Meilleur documentaire / IndieLisboa 2020, Compétition internationale

BIO CINÉASTE
Patric Chiha est un cinéaste autrichien d’origines hongroise et libanaise, né en 1975 à Vienne.
Après des études de stylisme de mode à l’ESAA Duperré (Paris) et de montage à l’INSAS (Bruxelles), il réalise plusieurs courts, moyens-métrages et documentaires sélectionnés dans de nombreux festivals. En 2009, il réalise son premier long-métrage, Domaine, avec Béatrice Dalle, sélectionné à la Mostra de Venise. Suivent Boys Like Us (2014) et les documentaires Brothers of the Night (2016) et Si C'était De L'amour (2019), tous deux sélectionnés à la Berlinale. Il prépare actuellement son prochain film de fiction, La Bête Dans La Jungle.

RENCONTRE
En présence de Patric Chiha le vendredi 18 septembre à 20h

Rencontre cinéma

Eva en août, en présence d'Isabelle Stoffel

«Ruisselant de charmes», «d’une grâce absolue», «diablement séduisant»… La critique ne tarit pas d’éloges sur Eva en août, un conte estival espagnol réalisé par le jeune cinéaste Jonás Trueba. Une déambulation festive à découvrir en présence de l’actrice Isabelle Stoffel, proche collaboratrice du cinéaste avec qui elle a déjà tourné trois films.

Isabelle Stoffel
Née à Bâle, Isabelle Stoffel complète sa formation d'actrice à la Hochschule für Musik und Theater à Berne.
Elle se produit ensuite dans différents théâtres suisses (Stadttheater Lucerne, Stadttheater Bern, Theater Gessneralle Zurich, Kaserne Basel ou Schlachthaustheater Bern) et travaille avec le Teatro de los Sentidos à en Belgique. Elle a été membre de la troupe de théâtre berlinoise Nico and the Navigators et a joué dans de nombreuses productions théâtrales et télévisées en Allemagne. Isabelle Stoffel a joué dans de nombreux films espagnols, parmi lesquels Un Franco, 14 pesetas et Invisibles de Mariano Barroso ou Los Ilusos et Los exiliados románticos, tous deux de Jonás Trueba. Elle écrit et met en scène en parallèle ses propres spectacles et fonde le collectif de théâtre RECYCLED ILLUSIONS en 2012.

à l'affiche en septembre
> Toutes les projections
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d’une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)

Projection spéciale

Le Divan du jeudi soir

Le Centre de Psychanalyse de Lausanne, qui a pour objectif de promouvoir le développement de la psychanalyse en Suisse francophone, poursuit son cycle de films interrogeant les liens entre la psychanalyse et le cinéma, deux disciplines naissant conjointement à la fin du 19e siècle. Après notamment Jimmy P. d’Arnaud Desplechin, Freud, passions secrètes de John Huston et Élégie de la traversée d'Alexandre Sokourov, Zelig, le faux documentaire culte de Woody Allen est à l’honneur lors de cette séance spéciale.

ZELIG DE WOODY ALLEN
(Avec Woody Allen, Mia Farrow, John Buckwalter – Fiction, États-Unis, 1983, 1h18, v.o. s-t fr., 12/12) – Leonard Zelig relève, dans ces années trente, d'un cas peu ordinaire. Obèse, boxeur ou écrivain, il est un homme-caméléon: il prend l'apparence de tous ceux qu'il côtoie. Son cas commence à intéresser les médecins. Eudora, en psychanalysant Léonard, découvre que celui-ci souffre d'un cruel besoin d'amour…
«En 1983, Woody Allen livre ce "documenteur" hilarant. Ça se savoure comme une friandise, si finement sucrée qu'on peut la déguster plusieurs fois» (L’Express).

LE CENTRE DE PSYCHANALYSE DE LAUSANNE
> Toutes les infos
INFOS PRATIQUES
Ouverture des portes: 19h30
Introduction et projection: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)

Ciné-seniors

La Bonne épouse

DE MARTIN PROVOST
Avec Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky
Fiction, France, 2019, 1h49, en français, 8/14

Fin des années 1960. Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter: c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Bien sûr, Paulette ne s’occupe pas de questions financières; ce sont bien évidemment des affaires d’hommes. Mais cette ignorance risque de lui coûter cher le jour où elle découvre que son institut est au bord de la faillite. Ses ennuis ne s’arrêtent pas là, car en ce mois de mai 68, un vent de révolte féministe souffle depuis Paris sur l’école de Paulette…
Le nouveau film de Martin Provost, après Séraphine et Sage Femme: une comédie sur l’émancipation des femmes, portée par un brillant trio d’actrices - Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky.


Ciné-seniors
Un à deux vendredis après-midi par mois, une séance spéciale, ouverte à toutes et à tous, organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.
INFOS PRATIQUES
Portes: 14h, Projection: 14h30
Tarif des séances Ciné-seniors: 10.-


Le P'tit CityClub

Jacob et les chiens qui parlent

Dès 6 ans

D’Edmunds Jansons, Lettonie, 1h10, en français, 6/6

Jacob et sa cousine Mimi réussiront-ils à préserver leur vieux quartier et ses jardins publics? Comment les chiens qui parlent viendront-ils à leur rescousse pour déjouer les plans du constructeur de gratte-ciel? Une fable écologique, qui aborde de nombreuses thématiques importantes, et une grande aventure humaine, dominée par les couleurs chaudes de l’été, qui fait rimer émotion et imagination.

DOSSIER Pédagogique
> Télécharger le dossier pédagogique de Jacob et les chiens qui parlent

LE P'tit CityClub
Télécharger le programme de septembre à janvier

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.


Rencontre cinéma

Si c’était de l’amour de Patric Chiha, en sa présence

Entre réalité, songe et fantasme. Patric Chiha adapte la magistrale pièce de Gisèle Vienne, où une quinzaine de jeunes gens organisent une fête sur fond de musique techno. Le cinéaste sera sur la scène du CityClub le 18 septembre.
Une projection en collaboration avec le Théâtre Vidy-Lausanne, qui accueillera une nouvelle création de Gisèle Vienne en seconde partie de saison 2020/21.


À propos du film
«Au centre du film, il y a Crowd, la pièce de Gisèle Vienne qui questionne de manière magnifique la fête, l’amour et comment nos émotions transforment notre perception du temps. Gisèle Vienne et moi, nous nous sommes rencontrés en classe de première, à 16 ans. Nous sommes beaucoup allés danser ensemble, dans les clubs, les raves... Même si ce que nous faisons est très différent, il y a des liens plus ou moins secrets entre ses pièces et mes films. Je ne sais pas... les forêts autrichiennes, une violence plus ou moins sourde, les boites de nuit, Robert Walser, le sentiment comme centre de la création, mais aussi comme mystère insoluble...
Très tôt, après avoir décidé avec Gisèle et ma productrice, Charlotte Vincent, que nous allions tourner ce film, j’ai compris que j’allais l’aborder non pas comme un documentaire sur quelque chose, mais comme une adaptation, comme on adapterait (librement) un roman. Les thèmes sont apparus tard, pendant le tournage et surtout au montage: la troupe, le travail, le visage, la fête, la perception subjective du temps... Mais à un moment, j’ai senti qu’un des thèmes les plus importants du film serait le jeu d’acteur, sa fabrication et son mystère.» (Patric Chiha)

À L'AFFICHE EN SEPTEMBRE
> Toutes les projections

LIEN
> Crowd sur le site du Théâtre Vidy-Lausanne

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d’une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)

Projection spéciale

NIFFF: Adam’s Apples d’Anders Thomas Jensen

Créé en 2000, le NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) est devenu en un temps record un rendez-vous cinématographique incontournable dédié au genre fantastique. À l’occasion de sa 20e édition, qui aura lieu du 2 au 10 juillet 2021, le NIFFF propose, dans tout le pays, un programme rétrospectif qui revient sur deux décennies de cinéma de genre à Neuchâtel, avec des films qui ont autant marqué l'histoire du festival que celle du cinéma fantastique. Le Cinéma CityClub se joint à ce programme itinérant et projette Adam’s Apples du Danois Anders Thomas Jensen. Présentée en compétition internationale au NIFFF en 2006, dont le jury était cette année-là sous la présidence de George A. Romero, cette comédie amère et féroce était repartie de Neuchâtel auréolée du Prix du public et le Prix du Jury des jeunes.

ADAM’S APPLES D’ANDERS THOMAS JENSEN
(Fiction, Danemark, Allemagne, 2005, 1h34, v.o. s-t fr., 14/16) – Avec ses rangers, son crâne rasé et sa croix celtique tatouée sur le biceps, Adam affiche clairement ses sympathies. De son côté, Ivan, visage ouvert, chaussettes dans les sandales et col blanc de rigueur, accueille Adam dans sa paroisse. Convaincu de la bonté fondamentale de l'homme, ce pasteur se voue tout entier et tout sourire à sa mission: accueillir d'anciens taulards et œuvrer à leur réhabilitation…
Une lutte allégorique entre le bien et le mal, où le cinéaste tord une nouvelle fois le cou à la morale. Lauréat du Prix du Meilleur film fantastique européen en 2006.

PARTENAIRE
> Le site du NIFFF
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Film et concert

"Modernité plein feu" avec Fokn Bois

Concert du groupe Fokn Bois (Ghana), précédé du documentaire musical Contradict de Peter Guyer et Thomas Burkhalter

C’est une joie d’accueillir ces musiciens ghanéens aussi engagés que talentueux, ainsi que l’excellent documentaire suisse dont ils sont les principaux protagonistes. De quoi découvrir, en images et en musique, la complexité des temps qui courent d’un point de vue décentralisé.
Séance en présence de Thomas Burkhalter, réalisateur et fondateur de Norient.

21h: Fokn Bois (Ghana) en concert
Ils sont en route pour le Womex, l’un des plus grands rendez-vous des musiques du monde, c’est dire s’ils ont le vent en poupe. Les Fokn Bois décrivent avec ironie leur style comme du "Gospel Porn", comme pour dire « plein feu » sur les racines. Wanlov The Kubolor et le rappeur MC M3nsa Ansah sont les deux Enfants Terribles, philosophes aux pieds nus, qui remuent la scène musicale d’Accra au Ghana. Leurs textes sont ingénieux et percutants, essentiellement faits d’argot afro-anglais, leur musique chaloupe habilement entre hip-hop, dub et afro beat, avec un sens de la mélodie remarquable et un groove du feu de dieu. De fait, leurs concerts sont d’une énergie folle. De quoi rattraper, le temps d’une soirée, toutes ces danses de l’été qui n’ont pas eu lieu !
Line up: Wanlov The Kubolor (voix guitare, percussions), M3nsa Ansah (voix, électronique), Andras Weil (claviers)

19h: Contradict de Peter Guyer et Thomas Burkhalter
(Documentaire, Suisse, 2019, 1h29, v.o. s-t fr., 14/14) – Dans les rues d’Accra, deux amis organisent une collecte d’argent pour aider les États-Unis d’Amérique. S’agit il d’humour? De provocation politique ou est-ce une sorte de prophétie? Deux cinéastes suisses s’emparent de ces questions avec l'aide de sept musiciens du Ghana : M3NSA, Wanlov The Kubolor, Adomaa, Worlasi, Akan, Mutombo Da Poet et Poetra Asantewa – qui ont composé de chansons et produit des clips spécialement pour ce documentaire.
À travers cette performance émergent des questionnements profonds: à quoi ressemblent les développements mondiaux et les changements à venir au Ghana et sur le continent africain? Comment voulons-nous affronter ces changements? Est-ce que ces visions du futur peuvent un jour devenir de nouvelles réalités? Contradict, avec humour et sensibilité, montre une nouvelle génération de musiciens engagés, qui questionnent les tendances de demain. Entre créativité, colère et désillusions, ils bousculent tout.

FOKN BOIS
> Page facebook des artistes
> Playlist spotify

INFOS PRATIQUES
Portes: 18h, Projection et discussion: 19h, Concert: 21h
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (réduit)
novembre 2020      
LMMJVSD
1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30
À lʼaffiche Films du mois Événements Le P'tit CityClub Ciné-seniors Billetterie Le bar LʼAssociation Location Soutiens Presse Lʼéquipe Infos pratiques Archives Home


Sʼinscrire aux newsletters





calendrier