30 septembre


films du mois

19h

Couvre-feu. Journal de Monique Saint-Hélier (1940-44)

De Rachel Noël
Docu-fiction, Suisse, 2022, 1h10, en français, 16/16

C’est l’été. Deux adolescentes pénètrent dans une maison inhabitée. En montant dans le grenier, elles y découvrent une grande malle. À l’intérieur de celle-ci, des vêtements, des photographies, des cahiers, des lettres. Et un journal intime tenu quotidiennement sous l’Occupation allemande de 1940 à 1944. Intriguées et amusées, les deux jeunes filles se déguisent et dévoilent le monde d’une écrivaine. Celui de Monique Saint-Hélier. Une Suissesse ayant vécu recluse à Paris pendant la Guerre. Clouée au lit, car très malade, elle écrit. Et plonge dans une rêverie. Un voyage inattendu où le cauchemar de sa réclusion et de la guerre tendent la main au Paradis perdu de son enfance.
«Dans ce dispositif fictionnalisé, la réalisatrice Rachel Noël fait revivre Monique Saint-Hélier le temps d’un film. Elle fait apparaître de manière surprenante, dans un temps suspendu, les êtres qui l’ont accompagnée durant sa vie: son mari Blaise Briod, ses ami·e·s Rainer Maria Rilke et Marie Laurencin, mais aussi les femmes qui l’inspirent: Katherine Mansfield, Emily Brontë, Virginia Woolf et bien d’autres. La splendide renaissance d’une œuvre littéraire par le pouvoir du cinéma.» (Visions du Réel).

RENCONTRE CINÉMA
Mardi 27 septembre à 20h en présence de la cinéaste I Toutes les informations

en collaboration avec Visions du Réel on Tour
ET ENCORE
Samedi 17 septembre à 18h30, projection en présence de la cinéaste et des éditeurs du Journal de Monique Saint-Hélier (Editions de l'Aire)


films du mois

20h30

Bruno Reidal, confession d'un meurtrier

De Vincent Le Port
Fiction, France, 2021, 1h41, en français, 16/16

Cantal, 1er septembre 1905. Un séminariste de 17 ans est arrêté pour le meurtre d’un enfant de 12 ans. Pour comprendre son geste, des médecins lui demandent de relater sa vie depuis son enfance jusqu’au jour du crime…
Pour son premier long-métrage, sélectionné à Semaine de la Critique du Festival de Cannes en 2021, Vincent Le Port signe un film glaçant, basé sur l’histoire vraie de Bruno Reidal, jeune paysan du Cantal qui, toute sa vie, lutta contre ses pulsions meurtrières.
Une œuvre déroutante et intelligente, portée par la mise mise en scène chirurgicale du cinéaste français et par l'interprétation impressionnante de Dimitri Doré, lauréat du Prix du meilleur acteur au festival Premiers Plans d'Anger.
Au croisement de Bresson et de Haneke, Bruno Reidal signe les débuts d’un cinéaste d’exception, sachant donner une existence tangible et crédible à un monde social ancien, filmant au cordeau avec une perception aiguë de la puissance expressive, et estompant l’austérité du récit en rythmant parfaitement un déroulé narratif entremêlant flashbacks, voix off et interrogatoires.» (Cineuropa)
«Un long-métrage qui n’explique rien mais qui explore tout, avec une justesse constante. Bruno Reidal est un grand film d’exploration.» (Les Inrockuptibles)
«Avec ce premier long-métrage étourdissant de sang-froid et d’intelligence, Le Port soigne ses cadres, recourt au flash-back, contraint son réalisme à l’austérité, ne cherche rien d’autre que de rendre toutes ses raisons à ce crime atroce. Et y parvient aussi grâce à Dimitri Doré, traversé par une grâce butée.» (L’Obs)
«Voici une étude au naturalisme aride de la haine, du mal comme possible fête, de la mort comme joie, mais sans plus d’épiphanie que ce grand dégoût de soi, de l’autre, que l’incompatibilité de soi à soi, aux hommes, à Dieu, au monde.» (Libération)

RENCONTRE CINéMA
Mardi 13 septembre à 20h en présence du cinéaste
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