12 mai


films du mois

18h

Divine Comedy

D'Ali Asgari
Fiction, Iran, 2025, 1h36, v.o. farsi sous-titrée français, 16/16

Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.


Grand Prix 2026 au Festival International du Film de Fribourg et en compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d’Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l’humour ne provient pas de la comédie, mais de l’absurdité de la répression. Un film nécessaire pour donner de l’écho aux voix iraniennes, à celles et ceux qui luttent pour le droit de créer et de présenteur leurs œuvres.


Ali Asgari à propos de son film
« Les cinéastes Bahram et Bahman Ark, qui ont été confrontés à la censure dans la vie réelle, jouent des versions fictives d'eux-mêmes. Leur casting est une déclaration métatextuelle sur les thèmes du film. De même, Sadaf Asgari, interdite de travail en Iran après avoir assisté au Festival de Cannes pour Āyehā-ye zamini, apporte une authenticité subversive en jouant son propre rôle. L'humour ne provient  pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le système de censure alambiqué s'effondre sous le poids de ses contradictions. Les personnages  réagissent avec sarcasme et un humour discret, l'humour devenant une forme de résistance lorsque la rébellion est dangereuse. La réalisation du film est en soi un acte de résistance. »


films du mois

20h

The Mastermind

de Kelly Reichardt
Fiction, Etats-Unis, 2025, 1h50, v.o. anglais sous-titrée français, 16/16

Massachussets, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère bien plus compliqué que les voler. Traqué, Mooney entame une cavale sans retour.


Porté par Josh O’Connor, brillant en petit braqueur dans les Etats-Unis des années 70, le nouveau film de Kelly Reichardt détourne tous les codes : de la masculinité, du film de casse ou du drame. Sur fond de jazz, The Mastermind propose une lecture subtile de cet anti-héros attachant et raté qu’on suit dans ses déboires.

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