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Le Syndrome des amours passées

De Ann Sirot et Raphaël Balboni
Fiction, Belgique, France, 2023, 1h29, en français, 16/16

Rémy et Sandra n’arrivent pas à avoir d’enfant car ils sont atteints du mystérieux "Syndrome des Amours Passées". Pour guérir, il n’y a qu’une seule solution: ils doivent recoucher avec l’ensemble de leurs exs.

À partir de ce postulat absurde, le film, sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes, interroge avec malice les liens complexes entre amour, sexualité et famille. Une fable loufoque qui renouvelle la comédie de couple!
Sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes, ce nouveau film du tandem d’auteurs-réalisateurs belges Ann Sirot et Raphaël Balboni (à qui l'on doit de nombreux courts-métrages remarqués ainsi que la comédie dramatique Une vie démente) met en scène les talentueux Lucie Debay et Lazare Gousseau et confirme le goût et le talent des cinéastes pour les univers joyeusement farfelus.
«Derrière ce conte cocasse et moins léger qu’il ne paraît, Ann Sirot et Raphaël Balboni confirment leur talent de conteur dans un style frais et inimitable.» (aVoir-aLire)
«Le talent des comédiens Lucie Debay et Lazare Gousseau, et des personnages secondaires épatants, interprétés notamment par Nora Hamzawi et Florence Loiret-Caille, contribuent grandement à la réussite de cet ovni décalé et réjouissant.» (Le Parisien)
«Posant un regard moderne sur le couple et la sexualité (explorés avec une légèreté qui n'empêche pas la profondeur), cette comédie séduit par son humour, sa créativité, son originalité.» (Le Journal du Dimanche)


Les Herbes sèches

De Nuri Bilge Ceylan
Fiction, Turquie, France, Allemagne, Suède, 2023, 3h17, v.o. s-t fr., 16/16

Enseignant de dessin dans un village reculé d’Anatolie, Samet espère depuis plusieurs années être muté à Istanbul. Alors qu’il est confronté à de graves accusations, qui visent aussi Kenan, son collègue, colocataire et ami, il rencontre Nuray, une jeune professeure engagée qui ne le laisse pas indifférent…

Dans Les Herbes sèches, le neuvième film de Nuri Bilge Ceylan (Le Poirier sauvage, Winter Sleep, Il était une fois en Anatolie…), le cinéaste turc sonde les tréfonds de l’humanité, décrivant l'individualisme et les inégalités de classe. Soutenu par une mise en scène brillante, Les Herbes sèches a été présenté en compétition à Cannes, où l’actrice Merve Dizdar a reçu le Prix d’interprétation pour son rôle de Nuray. Du grand cinéma!
«Avec Les Herbes sèches, Nuri Bilge Ceylan prouve une fois encore qu’il est un grand cinéaste des affres et de l’intériorité humaines.» (Bande à Part)
«À la croisée de l’infime et du grandiose, du pathétique et de l’infini, Les Herbes sèches est un film immense.» (Transfuge)
«L’une des œuvres les plus brillamment dérangeantes présentées à Cannes ces dernières années.» (IndieWire)
«Un film à la fois très sombre sur l’humanité et d’une beauté époustouflante.» (Elle)
«Une fresque sensible et littéraire, tchékhovienne en diable, sur le temps qui passe et les sentiments qui renaissent.» (Télérama)


La Chimera

D'Alice Rohrwacher
Fiction, Italie, France, Suisse, 2023, 2h14, v.o. s-t FR., 16/16

Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir… Pour certains, c'est un rêve d’argent facile, pour d'autres la quête d’un amour passé. De retour dans sa petite ville du bord de la mer Tyrrhénienne, Arthur retrouve sa bande de Tombaroli, des pilleurs de tombes étrusques et de merveilles archéologiques. Arthur a un don qu’il met au service de ses amis brigands: il ressent le vide. Le vide de la terre dans laquelle se trouvent les vestiges d’un monde passé. Le même vide qu’a laissé en lui le souvenir de son amour perdu, Beniamina…

Après Corpo Celeste, Le Meraviglie et Lazzaro Felice, la cinéaste italienne propose avec La Chimera «un voyage à travers les âges, les saisons et les civilisations, pour restituer la fresque complexe, parfois dramatique et parfois joyeuse, que constitue notre passé». Présenté en compétition à Cannes, tourné en pellicule avec une grande liberté formelle, La Chimera est un conte féérique, burlesque et exubérant. Un coup de cœur.
«En sortant de la projection de ce film de bande et de contrebande, peuplé de pilleurs de tombes étrusques, on retient deux ou trois choses qui rendent l’expérience prodigieuse: tout d’abord l’image, le grain du 35 millimètres scrutant les fresques italiennes dans un clair-obscur, le super-16 et le 16 millimètres transportant le spectateur dans le conte. La narration ensuite, qui sonde au-delà des dialogues, expérimente un langage muet et puise dans les chansons, interprétées par les comédiens, quelques éclairages sur la vie d’Arthur.» (Le Monde)
Alice Rohrwacher à propose de son film: «Là où j'ai grandi, on entendait souvent des histoires de trésors cachés, de fouilles clandestines et d'aventures mystérieuses. Il suffisait de tendre une oreille dans un bar pour entendre parler de cet homme qui avait découvert une tombe villanovienne un jour avec son tracteur; de cet autre qui, en creusant la nuit, avait déterré un collier d'or si long qu'il pouvait encercler sa maison avec; et d'autres encore qui avaient fait fortune en vendant, en Suisse, un vase étrusque déniché dans leur cave. Cette proximité entre le sacré et le profane, entre la mort et la vie, qui m'a fascinée pendant toute mon enfance, a façonné mon regard de cinéaste. C’est pour cela que j'ai décidé de réaliser un film qui raconte cette intrigue aux multiples facettes. Cette relation entre deux mondes, probablement la dernière pièce d'un triptyque (après Les Merveilles et Heureux comme Lazzaro) qui s'interroge sur une question qui m’est chère: que faire du passé?»


Si seulement je pouvais hiberner

De Zoljargal Purevdash
Fiction, Mongolie, France, Suisse, Qatar, 2023, 1h38, v.o. s-t fr., 10/10

Ulzii, un adolescent d’un quartier défavorisé d’Oulan-Bator, est déterminé à gagner un concours scientifique qui lui permettrait d'obtenir une bourse et une perspective d'avenir. Mais lorsque sa mère trouve un emploi à la campagne, laissant seuls son frère, sa sœur et lui, il est déchiré entre la nécessité de s’occuper de sa fratrie et sa volonté d’étudier pour le concours. N'ayant pas d'autre choix, il accepte un travail risqué pour subvenir aux besoins de sa famille…

Premier film mongol présenté à Cannes, Si seulement je pouvais hiberner raconte, non sans humour, le parcours émancipatoire d'un adolescent, dans le froid glacial de Mongolie. Un drame social et politique sensible et puissant, à la portée universelle.
«À la manière du néoréalisme italien, la cinéaste suit son héros dans sa quête de bois et de survie. Si seulement je pouvais hiberner est un film à la fois âpre et chaleureux.» (Les Échos).
«Honnête et touchant, Si seulement je pouvais hiberner est un drame social sans détour avec une référence locale, un rayonnement universel et beaucoup de cœur» (View of the Arts)


Smoke Sauna Sisterhood

D'Anna Hints
Documentaire, Estonie, France, Islande, 2023, 1h29, v.o. s-t fr., 16/16

Au cœur des forêts estoniennes, au bord d’un lac, se trouve une petite cabane en bois. À l’intérieur, un sauna à fumée traditionnel. Des femmes de tous âges s’y réunissent. Dévêtues, enveloppées par les volutes, elles se confient les unes aux autres. Dialoguant sans tabou, dévoilant leurs secrets, elles parlent de désir, de sexualité, de maternité, d’amour, mais aussi de deuil, de souffrance et de la violence des hommes. Matérialisant ces récits en un hors-champs sidérant, Smoke Sauna Sisterhood est un hymne à la sororité.

Élu meilleur documentaire aux European Film Awards, récompensé du Prix de la mise en scène documentaire à Sundance, Smoke Sauna Sisterhood est le premier long-métrage de la cinéaste estonienne Anna Hints et le fruit de sept ans de travail.
La réalisatrice a tourné les sublimes images dans l’intimité d’un sauna à fumée de la communauté võro du sud-est de l’Estonie, dont la tradition est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Montrant en clair-obscur les corps de celles qui écoutent plutôt que celles qui parlent, la cinéaste nous emporte avec elles dans des histoires bouleversantes, révoltantes et inspirantes, où se croisent tous les rituels de la vie. Un film puissant pour que la honte se mue en force, pour que les rires et la joie d’être ensemble jaillissent.
«Les ombres, les volutes de fumée et les reflets luisants sur les peaux rosies composent un tableau d’une beauté abstraite, celui d’un espace sûr et inconnu à la fois, libre et accueillant.» (Cineuropa)

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