novembre   


Rencontre cinéma

En route pour le milliard de Dieudo Hamadi, en sa présence

Sélectionné à Cannes et au FIFDH à Genève, En route pour le milliard de Dieudo Hamadi donne la parole et rend hommage aux victimes de la guerre des Six Jours qui luttent depuis 20 ans pour obtenir des réparations. Dieudo Hamadi, qui compte parmi les grands noms du cinéma africain contemporain, réalise un documentaire puissant qui questionne notre sens de la justice et de notre humanité. À découvrir en sa présence.

En route pour le milliard De Dieudo Hamadi
(Doc., RDC, France, Belgique, 2021, 1h29, v.o. s-t fr., 16/16) – 1734 km sur le fleuve Congo, une incroyable épopée pour réclamer justice. Sola, Modogo, Mama Kashinde, Papa Sylvain, Bozi, Président Lemalema… Tous font partie de l’Association des victimes de la Guerre des Six Jours de Kisangani. Depuis 20 ans, ils se battent pour la mémoire de ce conflit et demandent réparation pour les préjudices subis. Excédés par l’indifférence des institutions à leur égard, ils décident de se rendre à Kinshasa pour faire entendre leurs voix.
«Dieudo Hamadi signe un film aussi sobre qu’impressionnant sur la dignité et le courage» (Les Fiches du Cinéma).
«Ce filmeur surdoué à l'instinct infaillible et à l'œil affûté n'a pas son pareil pour placer sa caméra à l'endroit exact où se croisent les destinées collectives et individuelles» (Le Monde).
«En route pour le milliard réussit à allier le portrait et le mouvement, les passagers et le bateau, l’individu avec l’histoire, l’urgence de la réparation et le cap sur la liberté» (Libération).

Dieudo Hamadi – À propos du film
«Sans doute, dans un pays comme le Congo où l’on vit "au taux du jour", où décennies après décennies les conflits armés ont fait des morts par millions, l’oubli permet de continuer à vivre.
Mais enfouir la vérité, c’est aussi rendre impossible l’avènement d’une société de paix, réconciliée avec elle‐ même et avec son passé. Opter pour l’amnésie collective, c’est choisir de tourner la page, mais en refusant de la lire, au risque d’écrire à nouveau les mêmes horreurs. Cette guerre a arraché à la vie plusieurs milliers de personnes et relégué des centaines d’autres au rang de misérables parias... Des êtres humains à qui l’on a ôté toute dignité. Ce film leur est dédié. Je veux saisir ceux qui y ont survécu dans leur souffle de vie, dans leur énergie, dans leur résilience pour des lendemains meilleurs. Le jour où les protagonistes du film m’ont appelé pour annoncer leur projet de voyage, cette nouvelle a agi en moi comme un révélateur: enfin, m’apparaissait distinctement l’histoire que raconterait mon film. Pour rendre hommage à leur lutte, à la fois juste, noble et impossible.»

BIO CINÉASTE
Dieudo Hamadi est né à Kisangani en 1984.
Il commence à étudier la médecine puis se forme au documentaire et au montage à Kinshasa et à la FEMIS à Paris. En 2009, Dames en attente, son premier court‐métrage documentaire, est présenté à plusieurs festivals internationaux (Forum à la Berlinale, IDFA Amsterdam, TIFF Toronto) et obtient la bourse Pierre et Yolande Perrault au Cinéma du Réel à Paris. Il réalise ensuite quatre longs‐métrages documentaires qui forment un témoignage exceptionnel de la réalité congolaise contemporaine. En filmant les élections (Atalaku, 2013), le système scolaire (Examen d'état, 2014), la violence contre les femmes et les enfants (Maman Colonelle, 2017) et la mobilisation politique (Kinshasa Makambo, 2018), Dieudo Hamadi raconte des histoires individuelles qui parlent d'expériences et d'histoires collectives. En route pour le milliard, son cinquième long-métrage, sélectionné à Cannes, poursuit cette vocation.

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein), 12.- (réduit), 10.- (membres)


films du mois

Bergman Island

De Mia Hansen-Løve
Avec Vicky Krieps, Tim Roth, Mia Wasikowska
Fiction, France, Suède, 2021, 1h52, v.o. s-t fr., 16/16

Un couple de cinéastes s'installe pour écrire, le temps d'un été, sur l’île suédoise de Fårö, où vécut Bergman. À mesure que leurs scénarios respectifs avancent, et au contact des paysages sauvages de l’île, la frontière entre fiction et réalité se brouille…
Avec Bergman Island, présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, la cinéaste française Mia Hansen-Løve réalise son septième film, un drame mélancolique sur l'amour et la création.
«Il y a ici l’aboutissement d’un regard singulier porté par une cinéaste sur ce qui la fonde et la fait avancer. Un regard personnel et si généreux qu’il devient universel, nous renvoie à nos rêveries, nos désirs, nos choix. Et à la puissance de nos imaginaires» (Bande à part).
«La réussite du film repose ici sur la mise en scène. Des premiers plans, superbes, en cinémascope, aux dernières images magiques du film, on est saisi par la beauté, l’élégance du style de la cinéaste» (Les Inrockuptibles).

Bio cinéASTE
Née le 5 février 1981 à Paris, Mia Hansen-Løve commence des études au conservatoire d'art dramatique à Paris avant de travailler en tant que critique aux Cahiers du cinéma de 2003 à 2005.
Elle réalise parallèlement plusieurs courts-métrages. Son premier long-métrage, Tout est pardonné, sort en 2007. Après une sélection à la Quinzaine des Réalisateurs, le film obtient le prix Louis-Delluc du Meilleur premier film et est nommé pour le César du Meilleur premier film. Elle poursuit en 2009 avec Le Père de mes enfants, sur un scénario inspiré de la vie de Humbert Balsa, qui reçoit le Prix Lumière du Meilleur scénario et le Prix du Jury au Festival de Cannes (Un Certain Regard). Son film suivant, Un amour de jeunesse (2011), est présenté en compétition internationale au Festival de Locarno, où il reçoit une mention spéciale du Jury. Dans Eden, sorti en 2014, elle brosse le portrait de Sven Løve, son frère et l'un des DJ influents des débuts de la French Touch dans les années 1990 et 2000 à Paris. Elle reçoit l'Ours d'argent de la meilleure réalisation avec L'Avenir, porté par Isabelle Huppert et réalisé en 2016. En 2018, elle réalise Maya, sélectionné au Festival de Toronto. Bergman Island est lui présenté en compétition internationale au Festival de Cannes 2021. Elle prépare actuellement son huitième long-métrage, Un beau matin, avec Léa Seydoux, Pascal Greggory, Melvil Poupaud et Nicole Garcia.


films du mois

Onoda

De Arthur Harari
Fiction, France, Japon, 2021, 2h47, v.o. S-t fr., 16/16

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu'il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme: la Guerre Secrète. Pour l'Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s'achèvera 10'000 nuits plus tard...
L'un des films marquants du dernier Festival de Cannes: pour son second long-métrage après Diamant noir (projeté au CityClub), Arthur Harari réalise un film épique et hors normes, salué par la critique.
«Une multiplicité de motifs qui questionnent, sans jamais tenter de l’élucider, le mystère Onoda, et laissent un sentiment de vertige particulièrement tenace après la projection» (Les Inrockuptibles).
«A travers l’histoire vraie d’un Japonais qui, sur une île philippine, a continué de se battre pendant trente ans après la Seconde Guerre mondiale, Arthur Harari signe le biopic magnifique d’un homme qui ne voulait ni la paix ni mourir» (Libération).
«Loin d’une simple transposition factuelle, l’œuvre s’approprie la matière autobiographique pour lui communiquer une ampleur rarement vue dans un cinéma français que l’on n’avait pas connu aussi ambitieux dans son appréhension de l’épopée et son lyrisme sec» (Positif).
«Après avoir revisité brillamment le film noir avec Diamant Noir, Arthur Harari prend des chemins de traverse pour s’attaquer au film de guerre. Ou plutôt au fantôme du film de guerre. Et le résultat est somptueux» (Transfuge).
«Avec Onoda, Arthur Harari réalise un tour de force magistral en offrant une œuvre exigeante, accomplie et admirable. Jamais dépassé par son grand sujet et l’aspect monumental de son projet, le réalisateur français est concrètement en passe d’être l’une des grandes figures d’un cinéma hexagonal, partagé entre la question du genre populaire et la beauté de l’art avec un grand A» (Écran Large).

BIO CINÉASTE
Né à Paris en 1981, Arthur Harari a réalisé plusieurs courts et moyens métrages remarqués dans un grand nombre de festivals.
En 2017, son premier film Diamant Noir, nommé deux fois aux César, reçoit celui du Meilleur espoir masculin pour Niels Schneider. En 2021, son nouveau film Onoda est présenté en ouverture de la section Un Certain Regard au Festival de Cannes.


films du mois

Guermantes

De Christophe Honoré
Fiction, France, 2021, 2h19, en français, 16/16

Paris, été 2020. Une troupe répète une pièce d’après Marcel Proust. Quand on lui annonce soudain que le spectacle est annulé, elle choisit de continuer à jouer malgré tout, pour la beauté, la douceur et le plaisir de rester ensemble.
Pour son treizième long-métrage, Christophe Honoré s'entoure d'une partie de la troupe de la Comédie-Française et signe une œuvre joyeuse sur la création, entre théâtre et cinéma: Guermantes, réalisé pendant le confinement, est projeté tout novembre en partenariat avec le Théâtre de Vidy qui présente le nouveau spectacle du cinéaste et metteur eu scène français.
«Christophe Honoré orchestre une reconquête, une expansion sans fin des puissances de la représentation répandant ses germes euphorisants sur notre monde malade» (Les Inrockuptibles).
«Une parenthèse (en)chantée en pleine pandémie» (L'Humanité).
«Une épopée intime et collective, dans notre monde au timing bouleversé» (Bande à part).

Christophe Honoré à propos du film
«J’ai l’espoir que parfois le cinéma peut se suffire de ça: des acteurs, un lieu, quelques vêtements.
Et le désir d’être ensemble et d’inventer quelque chose à traits rapides et libres. Nous sortions tous du premier confinement, de cette période d’empêchement. Ce temps imposé que nous avions vécu me semblait ne pas être étranger au temps perdu chez Proust, une expérience que seule la création pouvait retrouver. Je ne veux pas avoir à clarifier ici ce qui est d’ordre plus documentaire, ou autobiographique de ce qui l’est moins. Mais je sais que ce film est certainement "le plus vrai" de ceux que j’ai pu tourner. Aux spectateurs maintenant de décider ce qui, dans Guermantes, a bien eu lieu.»

Au Théâtre de Vidy
Sortie du film en partenariat avec le Théâtre de Vidy, qui présente, du 19 au 23 novembre 2021 hors les murs à l'Opéra de Lausanne, la nouvelle pièce du cinéaste et metteur en scène français, Le Ciel de Nantes.
Dans Le Ciel de Nantes, Christophe Honoré raconte le destin de sa famille sur trois générations et tresse ensemble théâtre, cinéma et biographie pour donner un récit pluriel, sensible et lumineux, de l’histoire familiale et de ce qui se transmet sans se comprendre.
> Toutes les informations

Infos pratiques
Tarif préférentiel à 8.- pour les détenteurs.trices d'un abonnement au Théâtre de Vidy (en vente à la caisse du cinéma) et tarif réduit pour les détenteurs.trices d'un billet pour l'une des représentations.
Bon pour une place au tarif découverte au spectacle Le Ciel de Nantes offert à l'achat d'un billet pour Guermantes.

Film et concert

Ichiko Aoba en concert

Le Cinéma CityClub et l’Association du Salopard s'associent et invitent l’artiste japonaise Ichiko Aoba qui vient présenter sa musique envoûtante. En première partie, projection du film Ama-San de Cláudia Varejão, portrait onirique d'une communauté de femmes pêcheuses vivant selon les traditions dans un endroit isolé du Japon.

21h: Ichiko Aoba en concert
Artiste japonaise autodidacte de 30 ans, Ichiko Aoba tisse une musique folk épurée et intimiste, souvent inspirée de ses propres rêves. Les histoires racontées sur son dernier album en date, le magnifique et conceptuel Windswept Adan, voulu comme la bande originale d’un film imaginaire, se situent au milieu de l’océan, dans des îles fictives au sud du Japon. Avec sa guitare, sa voix hantée et ses instrumentations grouillant de mille petits détails, Ichiko Aoba nous fera voyager à travers son univers mystique et enchanteur, qui rappelle certaines figures de la folk américaine, comme Linda Perhacs ou Jessica Pratt, et tire même parfois vers la musique brésilienne.

Précédé à 19h du film Ama-San de Cláudia Varejão
(Documentaire, Japon, Portugal, Suisse, 1h53, v.o. s-t fr., 14/16) – Un saut dans l’eau, sous les reflets scintillants d’un soleil de l’après-midi. Une seule bouffée d’oxygène dans les poumons doit suffire pour aller jusqu’au fond de l’océan Pacifique et y détacher les ormeaux très prisées des rochers. Sur la péninsule d’Izu, au Japon, au village de pêcheurs de Wagu, Matsumi, Mayumi et Masumi plongent jour après jour à la récolte des coquillages et autres animaux marins. Sans bouteilles d’oxygène ou autres outils, elles vont aux limites de leurs capacités physiques. Les Ama-San – les «femmes de la mer» – plongent de la sorte depuis plus de deux mille ans et subviennent ainsi aux besoins de leurs familles.
«Des séquences magiques, pleines d’émotion suspendue, parsèment le film: les plongées et leur préparation rituelle, la routine familiale, les fêtes de la petite communauté, les karaokés... Parfois, on a l’impression que le temps s’est arrêté et qu’on est face à un film d’Ozu. Les séquences de pêche sont teintées d’onirisme, tandis que les scènes décrivant la vie familiale et celle de la communauté sont nimbées d’une lumière chaude. Il y a quelque chose de l’ordre d’une harmonie parfaite qui règne dans ce long métrage où se mêlent trois générations, un monde qui semble débarrassé de toute forme de conflit et une représentation possible du bonheur, finalité naturelle de la vie humaine. Des personnages issus d’un autre temps pour un film d’une éblouissante modernité» (Visions du Réel).

LIENS
> Le site d'Ichiko Aoba
> Le site de l'Association du Salopard

INFOS PRATIQUES
Portes: 18h30, Projection: 19h, Concert: 21h
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (réduit)


Le P'tit CityClub

Pat et Mat en hiver

DÉS 3 ANS

Courts-métrages, 48', en français, 0/6 ans

Le retour de nos deux héros complètement givrés! Un épais manteau de neige s’est abattu sur les maisons de Pat et Mat. Les deux inséparables copains vont devoir une nouvelle fois redoubler d’inventivité pour affronter le froid et la neige. Toujours aussi ingénieux, le duo de choc s’attèle à la construction d’une maison en chocolat, d’un sauna, d’une carte postale, de papier cadeau et d’un igloo. Évidemment, rien ne se passe jamais comme prévu. Des gags et des péripéties en avalanche dans ce nouveau programme joyeusement absurde de cinq courts-métrages. Un vrai bonheur de les voir évoluer dans cet environnement hivernal, si propice au jeu et aux surprises.

DOSSIER Pédagogique
> Télécharger le dossier pédagogique

LE P'tit CityClub
> Télécharger le programme de septembre à décembre 2021

SÉANCE RELAX
Dimanche 21 novembre à 15h
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux familles avec un enfant en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité aux enfants de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.

Rencontre cinéma

Toussaint'S Festival: Tabou

Peurs existentielles, silences, non-dits, idées reçues... Pour sa cinquième édition, qui a lieu du 2 au 7 novembre, le Toussaint’S Festival se penche sur la question du suicide chez les jeunes. À cette occasion, le Cinéma CityClub projette le film Tabou de Orane Burri. Dix ans après le décès d'un ami, la cinéaste remonte les rushs de son carnet filmé et retourne sur les lieux de cette histoire tragique. Un documentaire poignant, réalisé en 2009, projeté en présence de spécialistes du deuil et du suicide.

Tabou de Orane Burri
(Doc., Suisse, 2009, 1h02, en français, 16/16) – Thomas a 20 ans. À l’âge où d’autres entament à peine leur existence, il a décidé d’en finir avec la vie. Passionné de cinéma, il filme ses derniers mois, se livre face caméra. Un héritage qu’il confiera à son amie de jeunesse, Orane Burri. 10 ans plus tard, devenue cinéaste, elle ose replonger dans les images de Thomas. Pour briser un tabou...
Ce film est l’histoire de deux adolescents différents et amis, l’un mort, l’autre en vie. Une histoire d’héritage lourd à porter, de film prémédité, de manipulation, de culpabilité. C’est un retour en arrière, un croisement de vie et de mort, d’amour et d’indifférence, de jeunesse qui se croit perdue ou qui se croit trouvée. Une histoire vraie, un fragment de deux vies qui s’entrecroisent sur le seuil de la vie adulte.

ORANE BURRI À PROPOS DU FILM
"Ce film est le fil qui relie Thomas à ma vie.
En contrepoint à son discours enregistré, je retourne sur les lieux, je retourne en ces heures... Quelques mois en quelques minutes pour revivre cette histoire. Un parallèle entre ses rushes à lui, son présent d’hier et mes souvenirs d’aujourd’hui. Non pour expliquer, ou juger, mais pour tenter de démêler les fils d’une tragédie trop lourde à porter jadis, pour réussir peut-être enfin, à s’en détacher. Et à détacher d’autres proches, d’autres suicides.»

DISCUSSION
Projection suivie d'une discussion avec Fitore Daka, Psychologue à Stop Suicide et Présidente de l’Association Deuil’S, et Louise Ostertag, Présidente de Stop Suicide.

INFOS PRATIQUES
Portes: 14h, Projection suivie d'une discussion: 14h30
Tarifs: 15.- (plein), 12.- (réduit), 10.- (membres)
Événement dès 16 ans en raison du sujet sensible.
> Programme complet du Toussaint'S Festival
> Association Stop Suicide


Rencontre cinéma

Suot tschêl blau, de Ivo Zen, en sa présence

Dans Suot tschêl blau, sélectionné à Visions du Réel, le cinéaste Ivo Zen revient sur l'arrivée de l'héroïne et la montée de la toxicomanie qui ont affecté la jeunesse engadine contestataire dans les années 1980. Entre images d'archives et témoignages, un documentaire sur la mémoire collective et une réalité restée longtemps enfouie, à découvrir en présence du cinéaste.

Suot tschêl blau de Ivo Zen
(Doc., Suisse, 2020, 1h12, v.o. s-t fr., 16/16) – Haute Engadine, dans les années 1980 et 1990. Derrière les paysages impressionnants des Alpes grisonnes se joue le théâtre d’une tragédie restée taboue jusqu’à aujourd’hui. Inspirés par les mouvements contestataires de Zurich, des jeunes de la région se mettent eux aussi à défier les règles traditionnelles de la société. La place du village de Samedan devient alors un lieu de rencontres incontournable de la jeunesse engadine. Ils se réunissent, débattent, jouent de la musique ou fument de l’herbe… Mais l’héroïne se fait également une place dans le quotidien de ces jeunes. Pour toute cette région, la toxicomanie et la mort de leurs enfants sont un choc, et l’impuissance et la culpabilité de chacun divisent la communauté. Les jeunes rebelles, vus comme des drogués et des marginaux, ne correspondent pas à l’image idyllique de la Suisse carte postale. En explorant cette réalité restée souterraine, Suot tschêl blau donne de l’espace aux souvenirs que parents et proches ont gardés pour eux pendant si longtemps.
IVO ZEN À PROPOS DU FILM
«J'ai grandi dans le lointain Val Müstair. À 15 ans, je voulais échapper à l'étroitesse de la vallée, au contrôle social du village.
Avec des amis, nous nous sommes lancés dans toutes sortes d'aventures, y compris des expériences risquées avec des drogues. Dans mon dernier film, Zaunkönig –  Tagebuch einer Freundschaf, j'ai raconté le rêve de planer et la chute dans la drogue. Ce sort n'a pas seulement frappé mon ami Martin, qui l'a minutieusement documenté dans un journal, mais aussi plusieurs autres personnes de ma génération. Ce qui a commencé à Samedan par une révolte s'est terminé pour de nombreux jeunes par la toxicomanie et la mort. Aujourd'hui encore, beaucoup de gens ont du mal à parler de ce chapitre douloureux de l'histoire du village. La société dans les communautés de la Haute-Engadine était dans les années 1980 en pleine mutation. Le tourisme se développait rapidement et il y avait beaucoup d'argent à gagner dans le secteur de la construction. Une jeunesse rebelle, qui se drogue et flâne, ne correspond pas à l'image du grand monde de la montagne véhiculée par l'industrie du tourisme. Les protagonistes courageux de mon film indiquent un chemin qui peut également conduire le public vers ses propres souvenirs silencieux et refoulés. Pour la Haute-Engadine, Suot tschêl blau est l'occasion de se souvenir une nouvelle fois des défunts. Ils ne doivent pas rester deux fois victimes: une fois à cause de leur toxicomanie et une fois à cause du silence imposé.»

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein), 12.- (réduit), 10.- (membres)


Ciné-seniors

Les 2 Alfred

DE BRUNO PODALYDÈS
AVEC DENIS
PODALYDÈS, SANDRINE KIBERLAIN, BRUNO PODALYDÈS
FICTION, FRANCE, 2020, 1H32, EN FRANçAIS, 8/8

Alexandre, chômeur déclassé, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut s'occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème: The Box, la start-up très friendly qui veut l'embaucher à l'essai a pour dogme: «Pas d'enfant!», et Séverine, sa future supérieure, est une «tueuse» au caractère éruptif. Pour obtenir ce poste, Alexandre doit donc mentir… La rencontre avec Arcimboldo, «entrepreneur de lui-même» et roi des petits boulots sur applis, aidera-t-elle cet homme vaillant et déboussolé à surmonter tous ces défis?
«Avec Les 2 Alfred, Bruno Podalydès consolide un style et une œuvre épris de fantaisie et de sens du rythme, de dialogues savoureux et de gags potaches. C’est aussi une comédie sentimentale pleine de talent» (Positif).


CIné-seniors
Un à deux vendredis après-midi par mois, une séance spéciale, ouverte à toutes et à tous, organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.

INFOS PRATIQUES
Portes: 14h, Projection: 14h30
Tarif des séances Ciné-seniors: 10.-


Humour

Bourgllywood au CityClub

Le CityClub vous propose de découvrir – ou de redécouvrir – des séries et films cultes, tels que vous ne les avez jamais entendus.

Le public choisit les extraits, leur donne un titre et l'équipe de Bourgllywood les sonorise et improvise. Mélange des genres, absurdités, grivoiseries et autres déconnades sont au programme.

INFOS PRATIQUES
Portes: 20h15, Spectacle: 21h (avec entracte)
Tarifs: 22.- (plein) / 18.- (réduit)


Ciné-seniors

Le Discours

DE LAURENT TIRARD
FICTION, FRANCE, 2020, 1H28, EN FRANçAIS, 12/16

Adrien est coincé. Coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d’habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa sœur, écoute son futur mari comme s’il était Einstein. Alors il attend. Il attend que Sonia réponde à son sms, et mette fin à la «pause» qu’elle lui fait subir depuis un mois. Mais elle ne répond pas. Et pour couronner le tout, voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un discours au mariage… Oh putain, il ne l’avait pas vu venir, celle-là! L’angoisse d’Adrien vire à la panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver?

CIné-seniors
Un à deux vendredis après-midi par mois, une séance spéciale, ouverte à toutes et à tous, organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.

INFOS PRATIQUES
Portes: 14h, Projection: 14h30
Tarif des séances Ciné-seniors: 10.-

Rencontre cinéma

Zahorí de Marí Alessandrini, en sa présence

Sélectionné à Locarno, Zahorí, le premier long-métrage de Marí Alessandrini, est à découvrir en avant-première en présence de la cinéaste et d'une partie de l'équipe du film. En racontant la complicité entre une jeune fille de treize ans et un vieil indien Mapuche dans la steppe de Patagonie, la cinéaste suisse d’origine argentine propose un récit initiatique plein de poésie et de magie, porté par une impressionnante Lara Viaena Tortosa qui fait ses premiers pas au cinéma. Un film à l'affiche tout décembre.

Zahorí de Marí Alessandrini
(Fiction, Suisse, Argentine, Chili, France, 2021, 1h45, v.o. s-t fr., 16/16) – La steppe patagonienne est balayée par un vent gris... Mora a 13 ans et désire devenir une "gaucha". Elle remet en question l'école et affirme son identité à ses parents, deux écologistes tessinois qui ont décidé de s'installer dans le désert et dont le rêve d'autonomie devient un cauchemar. Mora s'immergera dans la steppe pour aider son seul ami, Nazareno, un homme mapuche qui a perdu son cheval blanc, Zahorí...

BIO CINéASTE
Marí Alessandrini grandit en Patagonie.
Elle commence sa carrière artistique en tant que photographe et artiste de cirque (en tant que comédienne et acrobate) avant de partir en Europe pour étudier le cinéma. En 2010, elle est diplômée de la HEAD-Genève (Haute école d'art et de design de Genève) où elle effectuera encore un Master en Arts Visuels. Elle travaille depuis 2013 en tant que réalisatrice et scénariste. Dans son travail, elle explore souvent son Argentine natale et la steppe de Patagonie. Elle participe à la Résidence Cinéfondation du Festival de Cannes avec son projet de premier long-métrage, Zahorí, qui recevra ensuite le Prix Pardo 2020 "The Films After Tomorrow" du Festival de Locarno en cours de post-production. Zahorí est sélectionné l'année suivante à Locarno, présenté dans la catégorie Cinéastes du présent.

À L'AFFICHE TOUT DÉCEMBRE
Dates de projection à venir.
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein), 12.- (réduit), 10.- (membres)

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