6 juin


films du mois

18h30

Toute une nuit sans savoir

De Payal Kapadia
Doc., France, Inde, 2021, 1h39, v.o. s-t fr., 16/16

En Inde, une étudiante en cinéma écrit des lettres à l’amoureux dont elle a été séparée. À sa voix se mêlent des images, fragments récoltés au gré de moments de vie, de fêtes et de manifestations qui racontent un monde assombri par des changements radicaux. Le film nous entraîne dans les peurs, les désirs, les souvenirs d’une jeunesse insoumise, éprise de liberté…
Lauréat de l’Œil d’Or (Prix du meilleur documentaire toutes sections confondues) à Cannes, primé également au festival de Toronto, ce premier long-métrage de la jeune cinéaste Payal Kapadia est une révélation: un grand film d’amour et de révolte qui fera date tant grâce à sa forme virtuose que par la douce puissance de son ode à la jeunesse indienne.
«Toute une nuit sans savoir, mêlant habilement l’intime et le politique, le found footage et le film rêvé, des images de manifs et de répression, devient une poignante lettre d’adieu, à l’amour et l’espérance, à la jeunesse et l’innocence, qui résonne bien au-delà des frontières où il se déroule.» (Libération)
«Le spectateur se trouve plongé dans une brèche narrative, entre fiction et réalité, hallucinante, vibrante de rage et de désespoir. Cet amalgame de révolte politique et de frustration amoureuse se noue dans une esthétique fantasmagorique singulière, qui peut nous égarer ou nous subjuguer, mais qui ne nous laissera jamais indifférents.» (Positif)
«Sans doute la plus mémorable révélation du dernier Festival de Cannes. Hypnotique et tendre, dansant et traversé de violences, le premier long-métrage de la jeune réalisatrice indienne mobilise une vaste gamme de moyens narratifs, visuels et sonores, avec un étonnant mélange de fermeté et de délicatesse. Au fil des lettres de plus en plus tristes, Toute une nuit sans savoir devient la mise en récit de l'enfermement de ladite "plus grande démocratie du monde" sous l'emprise néofasciste et religieuse du BJP, le parti de droite nationaliste hindoue.» (Slate)


films du mois

20h30

Medusa

De Anita Rocha da Silveira
Fiction, Brésil, 2021, 2h07, v.o. s-t fr., 16/16

Brésil, aujourd’hui. Mariana, 21 ans, vit dans un monde où elle doit être une femme pieuse et parfaite. Pour résister à la tentation, elle s’attelle à contrôler tout et tout le monde. La nuit tombée, elle se réunit avec son gang de filles évangélistes et, ensemble, cachées derrière des masques, elles chassent et lynchent les pécheresses, celles qui ont dévié du droit chemin. Mais au sein du groupe, l’envie de crier devient chaque jour plus forte.
Pour son deuxième film, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs et sélectionné en compétition au GIFF à Genève, la cinéaste brésilienne s’inspire de faits réels et livre une critique féroce du Brésil conservateur et religieux d'aujourd'hui. «Une atmosphère vénéneuse, pop et électrique et une bande-son hallucinée: Medusa est une fable féministe et un film sur la féminité, entre le giallo et la satire politique.» (GIFF)
«Une dystopie féministe, hypnotisante et décalée.» (Bande à part)
«La réalisatrice, dans ce manifeste féministe où quasiment tous les hommes sont des salauds, dénonce le poids du patriarcat, et les dangers de l’intolérance et du bigotisme. Le tout grâce à de très belles images, dignes de John Carpenter ou Dario Argento, dont Anita Rocha da Silveira affirme s’inspirer.» (Le Parisien)
«Sous des atours très colorés, Medusa met à feu et à sang le message des groupes évangélistes et le fait même exploser sous un déluge d’images plus frappantes les unes que les autres. On n’est pas très loin de John Carpenter ou de Dario Argento, sans pour autant que le film tourne au pastiche.» (Les Inrockuptibles)
«Faux film d’horreur et vraie satire, le deuxième long-métrage de la Brésilienne Anita Rocha da Silveira déploie ses attraits pop et irrévérencieux au cœur d’une forêt tropicale où des patients comateux végètent dans un hôpital vétuste (mais réveillez-vous, Brésiliens!) alors qu’une bande de jeunes cinglées évangéliques et masquées terrorisent des pécheresses dans les rues de la ville. Le film sait rendre évident à chaque seconde que la réalité manipulée qu’il évoque, celle d’un Brésil gouverné par la haine néolibérale meurtrière, dépasse la fiction: que ces images n’en donnent qu’une idée, que la vraie satire et la vraie parodie se trouvent en dehors du film, sont littéralement au pouvoir, bien décidées à vous réduire à néant.» (Libération)

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