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Cosmos

De Germinal Roaux
Fiction, Suisse/France/Mexique, 2024, 2h30, v.o. espagnol et maya sous-titrée français, 16/16

Dans un village oublié du Yucatán, Lena, 68 ans, une veuve esseulée condamnée par la maladie, croise le chemin de Leon, 62 ans, un Indien maya gardien des secrets de la nature et des esprits. Lena trouve en Leon un compagnon inattendu. Malgré leurs différences et leurs univers apparemment opposés, une connexion profonde se forme entre eux. Un conte philosophique sur la vieillesse, ses transformations silencieuses et le lien d’amour essentiel à toute vie humaine, vivant jusque dans l’épreuve de la mort.


Présenté en première mondiale et en compétition internationale au Thessaloniki International Film Festival puis au FIFDH à Genève où il reçoit une mention spéciale du jury qui a salué une « véritable lettre d’espoir et d’amour à l’humanité, sublimée par une photographie fascinante », le nouveau film du cinéaste franco-suisse Germinal Roaux illustre une fois de plus sa maîtrise impressionnante : il en ressort un film sublime à la photographie envoûtante porté par le duo composé d’Ángela Molina, l’actrice iconique de Luis Buñuel, et Andrés Catzin, un acteur maya non professionnel.


Rencontre avec le cinéaste

Lundi 1er juin à 20h, projection en présence du cinéaste
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«Cadre fixe accueillant des déplacements qui rendent justice aux corps et aux éléments, ou lents mouvement de caméra qui donnent accès à une richesse insoupçonnée d'un environnement pourtant trivial et qui serait aisément qualifié de misérable, chaque plan de Cosmos recèle plus de puissances cinématographiques que nombre de films dans leur totalité.» (Jean-Michel Frodon, Slate)

«Cette rencontre entre un indigène poussé à la rue par les autorités locales et une riche intellectuelle esseulée et malade est tout simplement un petit joyau de poésie, de beauté et d’émotions.» (Laurent Cambon, aVoir-aLire.com)

«Du cinéaste suisse, nous avions déjà beaucoup apprécié « Fortuna », sorti en 2008. En particulier sa méticulosité formelle et cette foi en le cinéma, vectrices conjointes d’un septième art cérémonial (sublimes plans serrés sur les visages et mouvements amples de caméra), faisant de chaque séquence une piéta sensorielle, païenne et sacrée.» (Xavier Leherpeur, L'Obs)



Pompei sotto le nuvole

de Gianfranco Rosi
Documentaire, Italie, 2025, 1h52, v.o. italien sous-titrée français, 16/16

Pompéi, Naples, le Vésuve. Des vies sous la menace du volcan : archéologues, pompiers, éducatrices et éducateurs, marins, photographes… La terre tremble et le passé infuse dans le présent de tous. En donnant voix aux habitant·es, le film compose un portrait inédit de la ville, comme une machine à voyager dans le temps.

Prix spécial du jury à Venise, le nouveau documentaire de Gianfranco Rosi est une recherche des vestiges de la vie quotidienne : capter des récits, observer les nuages et la fumée qui s’élève des Champs Phlégréens, être entre la mer, le ciel et le Vésuve, le tout en noir et blanc. On observe, on se laisse porter, et l’œil de Rosi nous invite à rester fidèle au sentiment d’émerveillement au moment où les histoires prennent vie. Sublime, à découvrir en exclusivité régionale au CityClub.


«Ces voix dans la nuit, curieuses, inquiètes, parfois affolées, sont à la fois émouvantes (s’y manifeste la peur de la mort) et drôles, d’une théâtralité absolument italienne, expression d’un peuple que le cinéma de ce pays savait autrefois si bien filmer et qui resurgit ici de manière quasi fantomatique.» (Marcos Uzal, Cahiers du Cinéma)

«Il y a des fulgurances poétiques : un homme qui progresse lentement dans la mer sur une charrette tirée par un âne, le visage muet d'une statue antique oubliée dans un recoin qui se découvre à la lampe de poche, une averse sur les rues désertes de la ville romaine…» (Florence Colombani, Le Point)



La Corde au cou

De Gus Van Sant
Fiction, Etats-Unis, 2025, 1h44, v.o. anglais sous-titrée français, 16/16

Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt : à Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. Les États-Unis se passionnent pour cette affaire, et chacun·e choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ?


En exclusivité régionale au CityClub, le dernier film de l’immense Gus Van Sant – récompensé à de nombreuses reprises notamment pour Will Hunting, Elephant ou Milk – La Corde au cou est une comédie noire et politique tirée de faits réels. C’est l’envers du rêve américain, le tiraillement qui mène au point de rupture dans un système qui protège les puissant·es et réprime toute forme de résistance. Les fractures états-unienne d’hier font échos à celles d’aujourd’hui, portées par un Bill Skarsgård tout en ambivalence.


«Une formidable comédie noire et politique» (Françoise Delbecq, Elle)

«Mêlant empathie et sentiment politique, le cinéaste dresse le portrait jubilatoire d’un preneur d’otage en rupture de ban sans jamais ignorer la violence de ses actes.» (Olivier Lamm, Libération)



Siri Hustvedt – Dance Around the Self

de Sabine Lidl
Documentaire, Allemagne/Suisse, 2025,1h50, v.o. anglais sous-titrée français, 12/12

Jeune, curieuse et pleine d’énergie, Siri Hustvedt quitte le Minnesota, vaste et tranquille, pour se plonger dans le New York trépidant. Elle entame un voyage qui fera d’elle l’une des voix les plus importantes de la littérature américaine contemporaine. En faisant appel à des artistes féminines à la créativité combative et au génie parfois sous-estimé, Sabine Lidl dresse le portrait de la façon très personnelle dont Siri vit et pense, et relie son écriture aux grands thèmes de la vie : l’amour et les adieux.

Sorti le 14 mai dernier, son dernier roman Ghost Stories rend hommage à celui qui fut à ses côtés pendant plus de quarante ans : l’écrivain Paul Auster, tragiquement tombé malade et disparu lors du tournage de ce film. C’est donc un documentaire rare et terriblement touchant dans lequel Siri Hustvedt partage ses réflexions sur la langue, l’identité, le pouvoir des mots, et la douleur d’avoir perdu son compagnon de toujours. 


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