
Nuit de tempête (9’)
Dans une petite maison, alors que l’orage gronde dehors, une vieille dame se tient dans son fauteuil au coin du feu. Jaloux du chat sur ses genoux, le feu s’échappe de la cheminée pour rejoindre le tonnerre et l’éclair qui grondent dehors. Mais, soudain, la pluie s’abat sur les montagnes et empêche le feu de rentrer chez lui…

Déni est le nouveau propriétaire d’un petit lopin de terre dans une vallée isolée en Géorgie, à la frontière de la Tchétchénie dont il est exilé depuis l’enfance. Il débarque là-bas et projette d’y construire une maison qui tranche drôlement avec les coutumes locales. Un fantasme qui ravive ses souvenirs et ceux de son clan déraciné qui pourtant ne rêve que d'une chose, le marier !
À l’affiche après sa première au Cinéma CityClub en présence de Déni Oumar Pitsaev à la fin du mois d’avril, Prix French Touch du Jury œil d’or au Festival de Cannes, présenté cette année à Visions du Réel dans la sélection Doc Alliance, ce documentaire frisant parfois la fiction est une recherche d’identité qui se défile constamment. Une chronique aussi fascinante que drôle, dissimulant à peine la dureté voilée du propos qu’elle tient : le déracinement et la distance qui peut s’imposer entre membres d’une communauté.
Mardi 28 avril à 20h, projection en présence du cinéaste
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Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.
Grand Prix 2026 au Festival International du Film de Fribourg et en compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d’Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l’humour ne provient pas de la comédie, mais de l’absurdité de la répression. Un film nécessaire pour donner de l’écho aux voix iraniennes, à celles et ceux qui luttent pour le droit de créer et de présenteur leurs œuvres.

Sixième long-métrage du cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis, Dao est un film qui parle de transmission: entre générations, des mort·es aux vivant·es, à travers des cérémonies qui permettent de se définir ensemble, dans un mouvement perpétuel entre les êtres et le monde. Porté par le duo sublime formé de Katy Corréa et D’Johé Kouadio, le film a été présenté pour la première fois en compétition officielle à la Berlinale 2026 et tout récemment à Visions du Réel dans la section Bordelight.
Mercredi 6 mai à 19h, projection en présence du cinéaste
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