8 mai


Ciné-seniors

14h30

Être Paysan·ne

de Catherine Azad et Frédéric Gonseth
Documentaire, Suisse, 2026, 1h30, en français, 16/16

Séance en présence du co-cinéaste Frédéric Gonseth
Quand, début 2024, des milliers de panneaux routiers retournés, des centaines de tracteurs gyrophares allumés et des feux d’alerte ont soudain troublé le calme rassurant de nos campagnes, journaux télévisés et articles de circonstances ont tenté de saisir ce qui se passait. Les symptômes ont été documentés et commentés, les causes sont restées obscures. Et puis le calme est revenu. Comme toujours. Pourtant rien ne change et la situation économique du secteur primaire ne cesse de se détériorer dans une indifférence polie.

Être paysan·ne part à la rencontre de celles et ceux qui se battent au quotidien malgré l’effondrement des prix et des conditions de travail toujours plus problématiques. De la grande exploitation mécanisée à la micro-ferme, du plateau à la moyenne montagne, une plongée éclairante dans le vécu de monde agricole incarné par celles et ceux qui en dépit de tous les obstacles restent attachés à leur terre. La projection sera suivie d'un échange avec les deux cinéastes.


Ciné-seniors
Un à deux vendredis après-midi par mois, une séance spéciale, ouverte à toutes et à tous, organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.


films du mois

17h30

Divine Comedy

D'Ali Asgari
Fiction, Iran, 2025, 1h36, v.o. farsi sous-titrée français, 16/16

Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.


Grand Prix 2026 au Festival International du Film de Fribourg et en compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d’Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l’humour ne provient pas de la comédie, mais de l’absurdité de la répression. Un film nécessaire pour donner de l’écho aux voix iraniennes, à celles et ceux qui luttent pour le droit de créer et de présenteur leurs œuvres.


Ali Asgari à propos de son film
« Les cinéastes Bahram et Bahman Ark, qui ont été confrontés à la censure dans la vie réelle, jouent des versions fictives d'eux-mêmes. Leur casting est une déclaration métatextuelle sur les thèmes du film. De même, Sadaf Asgari, interdite de travail en Iran après avoir assisté au Festival de Cannes pour Āyehā-ye zamini, apporte une authenticité subversive en jouant son propre rôle. L'humour ne provient  pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le système de censure alambiqué s'effondre sous le poids de ses contradictions. Les personnages  réagissent avec sarcasme et un humour discret, l'humour devenant une forme de résistance lorsque la rébellion est dangereuse. La réalisation du film est en soi un acte de résistance. »


Rencontre cinéma

20h

Rencontre: En terrain neutre de Stéphane Goël et de Mehdi Atmani

Plus que jamais sur le devant de la scène, la neutralité de la Suisse est un concept suscitant interrogations et questionnements. Mais quelle est son histoire ? Où sont ses limites ? Stéphane Goël et Mehdi Atmani décident de mener l'enquête à l'international, une recherche identitaire loufoque au cœur d’une crise de conscience nationale. Projection en présence des co-cinéastes.


En terrain neutre De Stéphane Goël et Mehdi Atmani

(Documentaire, Suisse, 2026, 1h24, en français, 10/14) – L’un est fils de paysan vaudois, l’autre d’un pêcheur d’oursins kabyle naturalisé. Stéphane et Mehdi sont Suisses. Donc neutres. C’est d’ailleurs la seule marque d’ADN qu’ils partagent avec un banquier zurichois ou un lutteur du Toggenburg. C’est tout de même bizarre d’avoir érigé la neutralité en valeur identitaire suprême. Mais ça veut dire quoi en fait ? C’est être sans saveur, sans odeur, sans courage ou, au contraire, c’est être malins et justes ? Peut-on vraiment être neutres et à partir de quel moment ne l’est-on plus ? Alors que les bruits de bottes se font entendre en Europe et que l’ancien monde s’effondre, Stéphane et Mehdi s’embarquent dans un roadtrip planétaire et introspectif à la recherche de ce statut particulier avec, en tête, la crainte qu’il disparaisse. Une quête identitaire loufoque au cœur d’une crise de conscience nationale.


Les cinéastes à propos de leur film
En février 2022, les premiers bruits de bottes aux portes de l’Europe, ont résonné comme une déflagration dans le quotidien – somme toute préservé – de Stéphane et Mehdi. Tous les deux considéraient jusque-là que la neutralité était une sorte de cache-misère moral. Ils le pensent toujours. Elle nous préserve d’une certaine forme de réel. Elle nous donne l’illusion que nous ne sommes pas responsables. Mais avec la guerre en Ukraine, les conflits à Gaza, au Liban et en Iran, le masque commence à tomber peu à peu et le privilège dont nous bénéficiions depuis si longtemps est menacé. C’est que la situation devient de plus en plus intenable et la complexité des enjeux internationaux nous rattrape. Notre neutralité ne fait plus illusion, malgré tous les artifices que nous pourrions déployer.

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