26 septembre


films du mois

16h

Un Monde fragile et merveilleux

de Cyril Aris
Fiction, Liban, 2025, 1h50, v.o. arabe sous-titrée français, 12/12

Yasmina et Nino naissent à une minute d’intervalle dans le même hôpital, alors que Beyrouth est secouée par les bombes. Enfants, les deux deviennent des amoureux complices, avant de se perdre de vue. Vingt ans après, Nino et Yasmina se retrouvent par un heureux hasard: c’est un coup de foudre au second regard!

Dans son premier long-métrage de fiction, primé à Venise et candidat aux Oscars, le réalisateur libanais Cyril Aris nous raconte une histoire d’amour au rythme des tourments de son pays. Entre romance magique et réalité d’un Liban fracturé, le film prend la forme d’un conte poétique pour dire, malgré la douleur, toute l’énergie vitale d’une population et l’amour du Liban.


«Un monde fragile et merveilleux est marqué par une énergie, une vitalité et un élan romanesque qui s’impriment aussi dans sa façon de filmer Beyrouth, comme une ville blessée, poussiéreuse, couverte de déchets, mais en même temps sensuelle, vibrante, débordante de vie.» (Le Monde)

 «L’actrice-réalisatrice Mounia Akl et le comédien Hasan Akil forment un duo exaltant.» (Télérama)

«Cyril Aris réussit une déclaration d’amour à son pays où le désir de croire en l’avenir l’emporte sur la résignation.» (Le Point)



films du mois

18h15

Ghost Elephants

de Werner Herzog
Documentaire, Etats-Unis, 2025, 1h39, v.o. anglais sous-titrée français, 16/16

Depuis dix ans, le Dr Steve Boyes est à la recherche d'un mystérieux et insaisissable troupeau d'éléphants fantômes dans les hautes terres d'Angola. Il part avec des experts pisteurs namibiens, les meilleurs au monde, mais une question fondamentale se pose: ne vaudrait-il pas mieux garder ces éléphants gigantesques comme un rêve, plutôt que de les trouver dans la réalité ? Une exploration du rêve, de l'imagination, confrontée à la réalité qui a emmené Werner Herzog dans ce que les tribus locales appellent le Pays du Bout du Monde.

Dans ce sublime documentaire réalisé, narré et écrit par le légendaire cinéaste Werner Herzog, pionnier du nouveau cinéma allemand à ses débuts et désormais maître incontournable du cinéma, le cinéaste livre un film bien moins innocent qu’il n’y paraît sur l’état actuel du monde. Un récit lyrique de survie, de déconnexion et de la puissance durable des savoirs anciens face aux pertes des sociétés modernes.


« Dans un sublime nouveau documentaire, Werner Herzog accompagne l’aventure d’un scientifique doux rêveur, persuadé d’être sur la piste d’une nouvelle espèce d’éléphants. » (L'Humanité)

« A l’âge (83 ans) où d’autres pantouflent dans des productions indulgentes et se seraient ici confortablement planqués derrière le logo National Geographic et son vernis prestige, Herzog continue de mordre, piquer, entailler. Et livre avec Ghost Elephants un film bien moins inoffensif et léger qu’il n’y paraît sur notre déclin, dont les éléphants et le traitement qu’on leur réserve sont un reflet immédiat. » (Libération)



films du mois

20h30

Girl

de Shu Qi
Fiction, Taiwan/Chine, 2026, 2h04, v.o. taïwanais sous-titrée français, 16/16

Taïwan, 1988. Hsiao-lee, une jeune adolescente timide, peine à trouver sa place au sein de sa famille dysfonctionnelle. Elle voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec Li-li, une jeune fille vive et insouciante qui lui permet de s’évader de son quotidien. Mais lorsque le passé douloureux de sa mère ressurgit, d’anciennes blessures refont surface. Partagée entre un lourd héritage familial et son ardent désir de liberté, Hsiao-lee doit trouver sa propre voie.


Shu qi, actrice-fétiche du cinéaste taïwanais Hou Hsiao-hsien et superstar du cinéma asiatique – lauréate entres autres de deux Golden Horse Awards et de trois Hong Kong Film Awards –, livre ici son premier long-métrage en tant que cinéaste. Une œuvre sensible et intime dans laquelle elle se raconte avec une infinie délicatesse. Un premier essai de réalisation sélectionné en Compétition de la 82ème édition de la Mostra de Venise.


« Cette Girl c’est aussi et surtout Shu Qi elle-même qui se raconte avec une infinie délicatesse, consciente que rien mieux que la beauté et la douceur de ses images ne saurait traduire la violence vécue ou ressentie. » (Thierry Cheze, Première)

« L’actrice-fétiche d’Hou Hsiao-hsien, vue récemment dans Résurrection de Bi Gan, évoque avec beaucoup de sensibilité le souvenir d’une enfance meurtrie » (Jean-Marc Lalanne, Les Inrocks)


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