
«Le goût pour la comédie musicale, je l’ai depuis tout petit dès ma découverte de Peau d’Ane ou Mary Poppins. C’est un genre qui transcende le réel, qui permet de se projeter dans un monde différent. Moi, j’étais un enfant avec des caractéristiques que je ne voyais jamais au cinéma. Je n’avais aucun modèle possible, aucune représentation à laquelle me rattacher. La comédie musicale, avec son côté décalé, magique, a été comme un refuge. On a le sentiment, en tant qu’enfant d’immigré, en tant que gay, qu’on peut peut-être trouver sa place dans cet univers-là. […] En grandissant, à l’adolescence, j’ai pris conscience de la richesse de mes racines et j’ai pu, peu à peu, réconcilier ces deux pôles.»

«Je voulais mettre en perspective l’enfance des parents avec celle de leurs enfants. Raconter comment en tant que parent, on essaie toujours de rattraper les ratés de sa propre enfance. Et en miroir je voulais me mettre dans la position de Nuage et Zéphyr, les enfants du couple formé par Mikado et Laetitia. Comme tous les enfants, ils ne peuvent rien choisir : ils aiment leurs parents, ils dépendent d’eux, ils les suivent. D’une certaine façon, tous les enfants sont atteints du syndrome de Stockholm ! De fait, en vivant avec leurs parents dans un camion, sur les routes, coupés du monde, Nuage et Zéphyr se retrouvent comme enfermés en plein air…»

Composé de Mo Chara (Liam Óg Ó hAnnaidh), Móglaí Bap (Naoise Ó Cairealláin) et DJ Próvaí (J.J. Ó Dochartaigh), le groupe s'est formé en 2017 à Belfast en Irlande du Nord. Kneecap est connu pour leurs textes en irlandais et leurs thèmes indépendantistes. Les membres de Kneecap s’auto-dénominent comme des « Republican Hoods », des sympathisants de la cause républicaine et de l'indépendance de l'Irlande du Nord. Le groupe a gagné en notoriété grâce à leur approche de l'irlandais, et, plus récemment, suite à leur prise de position en faveur de la Palestine lors de leur concert au festival de Coachella.
«J'avais déménagé à Belfast deux semaines avant de rencontrer Kneecap – je suis tombé par hasard sur l'un de leurs concerts en ville et j'ai été époustouflé par leur énergie, le caractère unique de leur musique et leur « fuck you » attitude. De plus en tant qu'amateur de hip-hop old school, j'ai trouvé que la relation de Kneecap avec la langue irlandaise faisait écho à la controverse que les rappeurs afro-américains avaient créé en réinventant la langue anglaise pour refléter leurs propre réalité sociale urbaine et opprimée.»
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