avril   


Ciné-seniors

Maigret

De Patrice Leconte
Avec Gérard Depardieu, Jade Labeste, Mélanie Bernier
Fiction, France, 2021, 1h28, en français, 12/12

Maigret enquête sur la mort d’une jeune fille. Rien ne permet de l’identifier, personne ne semble l’avoir connue, ni se souvenir d’elle. Il rencontre une délinquante, qui ressemble étrangement à la victime, et réveille en lui le souvenir d’une autre disparition, plus ancienne et plus intime…
«Oui, incarner Maigret est d’abord affaire de carrure et de poids, au sens littéral. Le plus grand héros de la littérature policière francophone exige une prestance pachydermique en même temps qu’une indescriptible subtilité faite de discrétion et d’empathie. Gérard Depardieu y parvient dans une composition qui repose, paradoxalement, sur le retrait. Dans Maigret, il n’est jamais plus fort que quand il semble s’effacer. Patrice Leconte ressuscite le commissaire, Depardieu l’ensevelit à nouveau, mais cet épisode-là, qui restera unique, est assez beau.» (Le Temps).


Ciné-seniors
Un à deux vendredis après-midi par mois, une séance spéciale, ouverte à toutes et à tous, organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.

INFOS PRATIQUES
Portes: 14h, Projection: 14h30
Tarif des séances Ciné-seniors: 10.-

films du mois

L'Histoire de ma femme

DE Ildikó Enyedi
Fiction, Hongrie, Allemagne, France, Italie, 2021, 2h45, v.o s-t fr., 16/16

Dans les années 1920, lors d’une escale, le capitaine Jakob Störr annonce à ses amis qu’il épousera la prochaine femme qui passera la porte. Arrive alors Lizzy, belle et mystérieuse. Elle accepte la proposition de Störr. Le bonheur de ce dernier sera de courte durée: lors de ses longs voyages en mer, il devient obsédé par ce que Lizzy pourrait faire en son absence...
Adapté du roman du même nom de l'écrivain Milán Füst (1947), présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, le dernier long-métrage de la scénariste et réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi (dont les films ont été primés à Cannes et à Berlin) offre à l’étincelante Léa Seydoux l’un de ses meilleurs rôles et excelle dans son exploration des sentiments amoureux.
«Faussement classique, piégeux, coquin, romanesque, goguenard, L’Histoire de ma femme prend en fin de compte la forme d’un manuel féminin à l’attention des hommes pour en faire de meilleurs amants. Décidément, Enyedi s’avère une des plus originales cinéastes vivantes.» (Transfuge)
«Ce sont les cendres d’un patriarcat à bout de souffle que la cinéaste observe s’étouffer dans une mise en scène sublimée par l’image du directeur de la photographie Marcell Rév.» (L’Humanité)
«Au classicisme splendide de la facture de son film, Enyedi oppose, avec autant d’intelligence que de discrétion, l’originalité de sa réflexion sur le regard. Aux discours sur le "regard féminin" et "masculin", elle oppose la puissance d’une œuvre superbe et sans dogmatisme.» (Positif)


films du mois

Vous ne désirez que moi

de Claire Simon
Avec Swann Arlaud, Emmanuelle Devos
Fiction, France, 2022, 1h35, en français, 16/16

Compagnon de Marguerite Duras depuis deux ans, Yann Andréa éprouve le besoin de parler: sa relation passionnelle avec l'écrivaine ne lui laisse plus aucune liberté, il doit mettre les mots sur ce qui l'enchante et le torture. Il demande à une amie journaliste de l'interviewer pour y voir plus clair. Il va décrire, avec lucidité et sincérité, la complexité de son histoire, leur amour et les injonctions auxquelles il est soumis, celles que les femmes endurent depuis des millénaires...
Un huis clos, fait de longs plans-séquences et d'images d'archives: Claire Simon adapte une interview – Je voudrais parler de Marguerite Duras de Yann Andréa avec Michèle Manceaux, publié aux éditions Pauvert/Fayard – et réalise une fiction fascinante sur les sentiments amoureux. Un tête à tête mené par Emmanuelle Devos et Swann Arlaud.
«Une sublime mise en scène de la parole amoureuse, qui semble agir comme un énoncé quasi performatif: le film construit à partir des mots une projection mentale, un temps et un espace propre à la passion de Yann Andréa et Marguerite Duras.» (Bande à part)
«Claire Simon capte ces échanges intenses et magnifiques en de voluptueux plans-séquences entre lesquels s’intercalent judicieusement quelques images d’archives de Duras (présence dingue). Elle est servie par un acteur et une actrice sensationnels.» (Transfuge)
«Tournée en huis clos, temps réel et longs plans-séquences par une Claire Simon qui a relevé ce défi impossible: faire d’une interview un film dramatique (à la fois théâtral et poignant), la confession de Yann-Swann est, avant tout, un pur moment de cinéma.» (Le Nouvel Observateur)


films du mois

Entre les vagues

De Anaïs VolpÉ
Avec Souheila Yacoub, Déborah Lukumuena
Fiction, France, 2021, 1h39, français, 16/16

Rêver, foncer, tomber, repartir, rêver encore, et recommencer. Elles ont l’énergie de leur jeunesse, sa joie, son audace, son insouciance. Deux meilleures amies, l’envie de découvrir le monde. Margot  et Alma  sont inarrêtables, inséparables.
La Genevoise Souheila Yacoub, vue dans Climax de Gaspar Noé ou Le Sel des larmes de Philippe Garrel, et Déborah Lukumuena, révélée dans Divines de Houda Benyamina et à l'affiche de Robuste de Constance Meyer, sont deux nouveaux visages des plus stimulants du cinéma francophone. Elles forment un duo étincelant dans ce long-métrage électrique d'Anaïs Volpé, autrice du projet cross-média Heis, à la fois un long-métrage, une série et une installation artistique.
Anaïs Volpé à propos du film: «J’avais envie de faire un film sur l’amitié depuis longtemps! J’avais envie de créer un duo fort, iconique, deux jeunes femmes de 27 ans, prêtes à tout pour exister et pour vivre. Je me suis nourrie de ce que j’ai vécu quand je suis arrivée à Paris entre dix-sept et vingt-sept ans. J’avais à cœur d’évoquer la fin de la vingtaine, cet âge éloigné de l’adolescence, où l’on a envie de sentir qu’on ne s’est pas trompé de voie.»
«Anaïs Volpé regarde les filles tanguer dans un Paris nocturne que le chef opérateur américain Sean Price Williams filme comme New York. Un premier long-métrage qui émeut et électrise.» (L’Humanité)
«Un mélo revendiqué, en forme de course contre la montre, que la jeune cinéaste filme avec une vraie passion pour l’art scénique. Les deux magistrales comédiennes portent cette rage révoltée. Ébouriffant et bouleversant.» (Le Nouvel Observateur)

RENCONTRE
Mardi 12 avril à 20h en présence de la cinéaste et de l'actrice Souheila Yacoub


Le P'tit CityClub

Ciné-concert: Komaneko

DèS 3 ANS

Le duo français SZ propose un ciné-concert pour le très jeune public sur un programme de courts films d’animation réalisés par le cinéaste japonais Tsuneo Goda. Quatre petites histoires douces, à la découverte de l'univers d'un petit chat curieux.

LE CINÉ-CONCERT PAR SZ
«SZ»: derrière ce nom curieux se cachent deux frères de Grenoble, adeptes du sampling – procédé visant à remonter des extraits sonores pour créer une nouvelle musique –, et spécialistes de la musique à l’image. Ensemble, ils jouent une musique cinématographique aux ambiances électroniques, jazz et rock. Pour ce ciné-concert, le duo accompagne le film d’animation Komaneko («le chat qui prend des images» en japonais), une œuvre tendre et poétique réunissant quatre courts-métrages réalisés par le cinéaste japonais Tsuneo Goda.
Un ciné-concert qui favorise l'imagination et permet aux enfants de nourrir une réflexion sur la création, le cinéma et la musique!

L'HISTOIRE DE KOMANEKO
Dans la charmante maison de Grand-papa, la vie s'écoule paisiblement au rythme des saisons. Koma, la petite chatte, ne manque ni d'idées, ni d'amis pour occuper ses journées. Mais quelquefois, d'étranges créatures viennent perturber le cours tranquille de l'existence... Heureusement, Koma et ses amis trouvent toujours une bonne solution.

L'UNIVERS DE TSUNEO GODA
Créateur d’univers enfantins en tout genre, Tsuneo Goda naît en 1967 à Tokyo.
Il commence sa carrière en réalisant des publicités pour la télévision, puis se découvre une passion pour le monde de l’animation en développant le personnage de Domokun qui deviendra la mascotte de la chaîne de télévision japonaise NHK. Depuis, il se consacre à la réalisation de films d'animation, tous créés image par image. Au sein de son studio, Dwarf Inc. qu'il fonde en 2003, il développe de nombreux projets destinés aux enfants, dont Komaneko, son premier long-métrage, sorti en 2009.
Son travail minutieux est régulièrement récompensé dans les festivals internationaux. En parallèle à son activité de réalisateur, Tsuneo Goda est également illustrateur et auteur de livres pour la jeunesse.


LE P'tit CityClub
> Télécharger le programmme de janvier à mai 2022
INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des ciné-concerts. Durée du programme: 35 minutes.
Tarif unique: 10.-


films du mois

Le Genou d'Ahed

De Nadav Lapid
Fiction, France, Allemagne, Israël, 2021, 1h49, v.o. s-t fr., 16/16

Y, réalisateur israélien, est à la recherche de l’actrice principale de son prochain film. Elle devra incarner l’activiste palestinienne Ahed Tamimi qui, pour avoir giflé un soldat, s’est vue menacée de recevoir une balle dans le genou. Alors qu’il quitte ses préparatifs de tournage pour présenter son dernier film dans un petit village reculé au bout du désert, il se voit contraint de signer un formulaire qui assure au ministère de la culture de la recevabilité des sujets abordés lors de la discussion qui suivra la projection. Il se jette alors désespérément dans deux combats: l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère.
Prix du Jury lors du dernier festival de Cannes, en partie autobiographique, ce quatrième long-métrage du cinéaste israélien Nadav Lapid (Le Policier, L'institutrice, Synonymes) est une œuvre viscérale, éruptive, un cri en faveur de la liberté d’expression.
«Œuvre splendide à la lisière de la performance, film coup de poing contre le nationalisme israélien, Le Genou d’Ahed aura été l’un des gestes les plus puissants de cette année cinématographique.» (Le Monde)
«À l'absence d'un film irréalisable, dont il s'approprie le titre, Le Genou d'Ahed substitue sa présence mat et paradoxalement muette. Loin des indignations consensuelles, Nadav Lapid touche ici aux limites de la colère, à son point d'idiotie, et à son essentielle énergie.» (Les Cahiers du Cinéma)
«Rien dans ce film n'est laissé au hasard, et pourtant c'est un cinéma de kamikaze, prêt à sauter dans le vide. Ou prêt à y renoncer pour un cri d'amour. Magnifique.» (Culturaupoing.com)
«Nadav Lapid a quelque chose d’Ingmar Bergman dans la manière de se saisir du cinéma comme seul langage possible à ses obsessions et à sa vision du monde.» (Dernières Nouvelles d'Alsace)

RENCONTRE
Mercredi 13 avril à 20h en présence du cinéaste

Film et pièce musicale

«Liberté, félicité»: Film et pièce musicale avec Felwine Sarr

SPECTACLE «Traces, discours aux Nations Africaines» de Felwine Sarr, précédé du film Félicité d’Alain Gomis 

Le Cinéma CityClub, le Théâtre Vidy-Lausanne, l’Université de Lausanne et la Licra –  Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme ont la joie de se réunir pour organiser la venue de l’économiste, penseur et poète sénégalais Felwine Sarr, l’un des intellectuels africains les plus importants du moment: il sera à Pully pour accompagner la représentation de sa pièce «Traces», mise en scène et interprétée par Étienne Minoungou, après la projection du film multi-primé Félicité du cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis.

21h: Spectacle «Traces, Discours aux Nations Africaines» de Felwine Sarr, MIS EN SCèNE PAR Etienne Minoungou
Cette adaptation scénique de Traces, Discours aux Nations Africaines de Felwine Sarr, paru aux Éditions Actes Sud, est percutante: elle raconte l’histoire d’un Africain, revenant d’une longue odyssée, qui décide de s’adresser aux siens et les invite par une parole poétique à édifier le jour qui vient. Pour cela, il est nécessaire de procéder à une transformation de l’expérience culturelle et historique d’un continent qui a connu tous les hauts et tous les bas de la condition humaine. Pour Felwine Sarr, ce texte vise à «pousser l’humanité plus loin, repousser l’horizon de la lumière, désensabler les eaux vives». Il s’agit de «rouvrir le champ des possibles et dessiner une utopie africaine.» Incarné sur scène par le comédien Étienne Minoungou, accompagné du musicien Simon Winsé à la kora, cette parole initiatrice invite à une restauration du sens, à une réhabilitation du présent et à la création d’un nouveau projet de civilisation. Magnifique et essentiel.
Texte: Felwine Sarr
Mise en scène: Étienne Minoungou / Regard extérieur Aristide Tarnagda
Avec: Étienne Minoungou et Simon Winsé
Création lumières: Rémy Brans
Création musique: Simon Winsé
Production: Théâtre de Namur
Coproduction: Festival Les Récréâtrales – Ouagadougou, Festival AfriCologne
Avec le soutien de la Fondation von Brochowski Sud-Nord et Institut Français (Paris)
Diffusion: La Charge du Rhinocéros
Texte publié aux Éditions Actes Sud


18h30: Représentation précédée du film Félicité d’Alain Gomis
(Fiction, République démocratique du Congo, 2017, 2h03, 16/16) – Libre et fière, Félicité, chanteuse dans un bar de Kinshasa, voit son monde s'écrouler lorsque Samo, son fils de 16 ans qu'elle élève seule, est victime d'un accident de moto. Il doit subir une opération mais celle-ci ne pourra se faire que lorsque Félicité aura payer les frais médicaux. Elle se lance alors dans une course effrénée à travers les rues d'une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu qui, à défaut de soutien financier, lui offre sa tendresse et son aide.
Grand Prix du Jury au Festival de Berlin, Prix du meilleur film au Fespaco de Ouagadougou, Félicité dresse le portrait d'une mère-courage lancée dans un combat pour la dignité.
«Félicité est une aventure de cinéma intense qui embrasse tout: la vie quotidienne la plus démunie, l'amour, la musique, l'âme, l'Afrique!» (Télérama)
«Un film magnifique, portrait sensible d’une femme dans le Kinshasa d’aujourd’hui, porté par l’intensité de ses acteurs et le magnétisme de la musique.» (La Croix)


PARTENAIRES
> Théatre Vidy – Lausanne
> Université de Lausanne
> Licra

ÉVÉNEMENT EN LIEN
Cycle Imaginaires des futurs possibles: L’eau - de la Vuachère au Congo
Rencontre itinérante, samedi 9 avril 2022, 14h à Pully-Perraudettaz (arrêt du bus B85)

Dans le cadre du cycle Imaginaires des futurs possibles menés par le Théâtre Vidy-Lausanne et l’Université de Lausanne, la dramaturge Claire de Ribaupierre, accompagnée de 14 artistes et scientifiques, invitent le penseur Felwine Sarr pour une rencontre et expérimentation collective autour de nos liens à l’eau. Une exploration partagée le long de la Vuachère... en passant par les rives du Congo.
> Informations et réservations

INFOS PRATIQUES
Portes: 18h, Film: 18h30, Représentation: 21h
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (réduit, membres)
Petite restauration sur place


Le P'tit CityClub

Vanille

DèS 5 ANS

courts-métrages, 50 minutes, en français, 0/6 ans

Vanille, petite fille parisienne fraîchement arrivée en Guadeloupe, va être plongée dans une aventure exotique et teintée de mystère, à la rencontre de personnages pittoresques et d'une fleur magique, le tout relevé d'un zeste de langue créole. Voilà des vacances qui promettent d'être riches en rebondissements! Un film d’animation en 2D traditionnelle, réalisé à Genève par Guillaume Lorin, pour réfléchir sur notre identité et nos racines et voyager vers d’autres cultures.
En avant-programme, quatre autres petits films qui abordent les thèmes de la famille, des origines et des vacances.
DOSSIER D'ACTIVITÉS
> Télécharger le dossier d'activités

LE P'tit CityClub
> Télécharger le programmme de janvier à mai 2022

SÉANCE RELAX
Dimanche 10 avril à 15h
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux familles avec un enfant en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité aux enfants de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.


Rencontre cinéma

Entre les vagues, en présence d'Anaïs Volpé et de Souheila Yacoub

Anaïs Volpé, actrice, scénariste, réalisatrice et plasticienne française, et la comédienne genevoise Souheila Yacoub seront à Pully pour présenter leur long-métrage, Entre les vagues, à l'affiche tout avril. Après son projet cross-média et autoproduit Heis – à la fois un long-métrage, une série et une installation artistique sur l'histoire d'une famille –, Anaïs Volpé signe ici un portrait électrique de deux amies inséparables – les magnifiques Souheila Yacoub et Déborah Lukumuena, nouveaux visages du cinéma francophone – au cœur de la nuit parisienne. Un film sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2021, à découvrir en présence de la cinéaste et de Souheila Yacoub.

Entre les vagues d'Anaïs Volpé
(Fiction, France, 2021, 1h39, français, 16/16) – Rêver, foncer, tomber, repartir, rêver encore, et recommencer. Elles ont l’énergie de leur jeunesse, sa joie, son audace, son insouciance. Deux meilleures amies, l’envie de découvrir le monde. Margot  et Alma  sont inarrêtables, inséparables.

ANAÏS VOLPÉ À PROPOS DU FILM
«J’avais envie de faire un film sur l’amitié depuis longtemps! J’avais envie de créer un duo fort, iconique, deux jeunes femmes de 27 ans, prêtes à tout pour exister et pour vivre. Je me suis nourrie de ce que j’ai vécu quand je suis arrivée à Paris entre dix-sept et vingt-sept ans. J’avais à cœur d’évoquer la fin de la vingtaine, cet âge éloigné de l’adolescence, où l’on a envie de sentir qu’on ne s’est pas trompé de voie.»

BIO CINÉASTE
Anaïs Volpé est une scénariste, réalisatrice et monteuse autodidacte.
Après plusieurs années au théâtre en tant que comédienne, elle se forme à la réalisation en travaillant sur plusieurs films, de l’écriture au montage. En 2016, elle écrit, réalise, monte et autoproduit le projet crossmedia Heis (Chroniques). Le projet est exposé dans divers lieux artistiques et sélectionné dans plusieurs festivals internationaux de cinéma (Festival International de Rotterdam-IFFR, Premiers Plans d’Angers, FIFIB...) et primé, entre autres, au Los Angeles Film Festival en 2016, devenant alors éligible aux Independent Spirit Awards. Elle coréalise ensuite la série documentaire Dans la jungle, avec un petit couteau à beurre... soutenue par le CNC, qui interroge le concept de diplôme et le fonctionnement du système scolaire en France. Pour Entre les vagues, son premier long-métrage, elle collabore avec le directeur de la photographie américain Sean Price Williams (Good Time, Mad Love in New York).


BIO SOUHEILA YACOUB
Née d’une mère flamande et d’un père tunisien, Souheila Yacoub grandit à Genève où elle devient gymnaste professionnelle à douze ans.
Lorsque la Suisse n’est pas retenue aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, elle part à Paris s’inscrire au Cours Florent. Elle décroche ensuite un rôle dans la pièce Tous des Oiseaux de Wajdi Mouawad. Encensée par la critique, sa carrière est lancée. Très rapidement, elle enchaîne avec des rôles au cinéma et joue dans Les Affamés de Léa Frédeval, puis dans Climax de Gaspar Noé présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2018, ce qui lui vaudra une nomination aux Révélations des César 2019. Elle tourne ensuite sous la direction de Rebecca Zlotowski dans la série Les Sauvages diffusée sur Canal+ à la rentrée 2019. En 2020, elle joue dans Le Sel des larmes de Philippe Garrel ainsi qu’aux côtés de Félix Moati et de Mélanie Thierry dans la mini-série No Man’s Land, diffusée sur Arte. Elle tourne également dans De bas étage de Yassine Qnia et dans Entre les vagues d’Anaïs Volpé, deux films présentés à la Quinzaine des Réalisateurs en 2021.

À L'AFFICHE EN AVRIL
> Toutes les projections
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Rencontre cinéma

Le Genou d'Ahed de Nadav Lapid, en sa présence

Primé à Locarno en 2011 avec Le Policier, lauréat de l'Ours d'or de la Berlinale en 2019 avec Synonymes, Nadav Lapid sera à Pully pour présenter son nouveau film, Le Genou d'Ahed, Prix du Jury et en lice pour la Palme d'or à Cannes en 2021. Pour son quatrième long-métrage, en partie autobiographique, le cinéaste israélien met un scène un réalisateur faisant face à la censure et questionne sa relation à son pays.

Le Genou d'Ahed de Nadav Lapid
(Fiction, France, Allemagne, Israël, 2021, 1h49, v.o. s-t fr., 16/16) – Y, réalisateur israélien, est à la recherche de l’actrice principale de son prochain film. Elle devra incarner l’activiste palestinienne Ahed Tamimi qui, pour avoir giflé un soldat, s’est vue menacée de recevoir une balle dans le genou. Alors qu’il quitte ses préparatifs de tournage pour présenter son dernier film dans un petit village reculé au bout du désert, il se voit contraint de signer un formulaire qui assure au ministère de la culture de la recevabilité des sujets abordés lors de la discussion qui suivra la projection. Il se jette alors désespérément dans deux combats: l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère

NADAV LAPID SUR LA GENÈSE DU FILM
«Le Genou d'Ahed a été écrit dans un sentiment d’urgence, un sentiment qui m’a intimé d’écrire, de tout écrire, vite, jusqu’au bout. Un sentiment qui me maîtrisait plus que je ne le maîtrisais. Le film est né d’un évènement qui s’est passé en juin 2018.
Mon téléphone a sonné et une femme qui s’est présentée comme la directrice adjointe des bibliothèques d’Israël au ministère de la Culture m’a invité à présenter mon film L'Institutrice à la bibliothèque de Sapir, un village minuscule de la région de la Arava, tout au bout d’Israël. Un désert vaste, peu d’habitants, plein de sable, un endroit où je n’étais jamais allé auparavant. Juste avant que la conversation ne se termine, elle a mentionné un document que je devais obligatoirement remplir et signer pour que ma présentation du film soit validée. Dans ce document j’allais devoir, en plus de signaler quelques informations techniques, choisir à partir d’une liste de sujets donnés celui de ma présentation, et promettre de discuter avec le public du sujet choisi, et d’aucun autre. Cela m’a paru louche. Surtout en ces jours où la liberté d’expression est en Israël un soleil maussade de décembre, qui s’assombrit et s’éteint. Et la figure prédominante de cette campagne contre la liberté d’expression était la ministre de la Culture en personne.
Je suis allé dans le Sud, dans la Arava. Le peu de gens que je croisais étaient des Israéliens d’un type que je ne connaissais pas. À la rencontre avec le public, après la projection du film, j’ai tenu plus au moins les propos habituels. Peut-être qu’inconsciemment, j’étais plus prudent.
Quelques mois plus tard, la ministre de la Culture a initié la loi pour la loyauté de la culture, qui interdit le financement d’une œuvre d’art jugée infidèle à l’Etat. Une loi qui peut être votée à tout instant. La démocratie relative qui existait encore ici se rétrécit de plus en plus. On vit la fin d’une certaine santé mentale israélienne, vraie ou fausse, dans laquelle j’ai grandi. C’est bien la fin d’Israël tel que je l’ai connu. Peut-être que c’est le destin inévitable d’un pays en guerre éternelle. Le destin d’un pays où presque chaque habitant, moi inclus, a connu la guerre, pris part à la guerre, à la violence. Je n’en ai aucune idée. Je ne suis ni historien, ni sociologue. La liberté d’expression artistique est devenue, étrangement, le drapeau emblématique de cet écroulement...»

Bio cinéaste
Né en 1975 à Tel-Aviv, Nadav Lapid étudie la philosophie à l'Université de Tel-Aviv, la littérature française à Paris et le cinéma à l'école Sam Spiegel à Jérusalem.
Après avoir réalisé trois courts métrages, publié un roman et travaillé comme critique littéraire puis journaliste sportif, il entre en 2008 à la Cinéfondation du festival de Cannes où il écrit le scénario de son premier long-métrage, Le Policier qui remportera le Prix du Jury au Festival de Locarno en 2011. Suivra notamment L'Institutrice en 2014 (présenté à la Semaine de la critique à Cannes) et Synonymes, Ours d'or à la Berlinale en 2019.

À L'AFFICHE EN AVRIL
> Toutes les projections
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Le P'tit CityClub

Stages de théâtre

Après une première belle expérience l'été passé, le Cinéma CityClub s'associe à nouveau avec le Théâtre de Vidy à l'occasion de deux stages de théâtre pour les enfants et adolescent·e·s de 6 à 14 ans organisés durant les vacances de Pâques. Guidés par Isabelle Baudet, Stéphanie Kohler et leurs équipes, les jeunes stagiaires apprendront à créer leur propre spectacle! Les deux stages comprendront également des moments de cinéma avec des films spécialement choisis pour le jeune public en lien avec les thèmes abordés.

Semaine 1 – du 19 au 22 avril 2022
«Juste avant de tout jeter» – Pendant quatre jours, les stagiaires vont fabriquer un spectacle fait maison avec des jouets oubliés et du matériel recyclé.
Horaires: mardi-vendredi 9h30-12h / 13h30-17h
Accueil continu 9h-17h30
Représentation le vendredi à 18h


Semaine 2 – du 25 au 29 avril 2022 / COMPLET
«Lettres des Îles Baladar» – Un conte de Jacques Prévert rempli de poésie et d’humour qui fait écho au monde d’aujourd’hui, dont les stagiaires s’inspireront pour créer leur spectacle en cinq jours.
Horaires: lundi-vendredi 9h30-12h / 13h30-17h
Accueil continu 8h30-18h
Représentation le vendredi à 18h


INSCRIPTIONS
> Inscriptions sur le site du Théâtre de Vidy
INFOS PRATIQUES
Tarifs:
Semaine 1: 300.- CHF / Semaine 2: 350.- CHF
Réductions: -50 CHF pour le 2e enfant de la même famille ou la participation au 2e stage (pour une inscription aux deux stages, cliquer ici)
150.- CHF par stage pour les détenteurs·rices de la CarteCulture Caritas

Rencontre cinéma

Un monde de Laura Wandel, en sa présence

Présenté au Festival de Cannes 2021 dans la sélection Un Certain Regard, Un Monde de la cinéaste belge Laura Wandel est une plongée immersive, à hauteur d’enfant, dans le monde de l’école, miroir de la violence et des enjeux de nos sociétés. Un premier long-métrage impressionnant et puissant à l'affiche tout le mois de mai et à découvrir en avant-première en présence de la cinéaste.

Un Monde de Laura Wandel
(Fiction, Belgique, 2021, 1h12, en français, 10/14) – Nora entre en primaire lorsqu’elle est confrontée au harcèlement dont son grand frère Abel est victime. Partagée entre son père qui l’incite à réagir, son besoin de s’intégrer et son frère qui lui demande de garder le silence, Nora se trouve prise dans un terrible conflit de loyauté...
«Ce que ce premier long métrage tenu de bout en bout nous dit du réel, sans jamais oublier de faire des images, d’être mouvement et son, est bien plus qu’un film à thèse, c’est une immersion, un voyage dans des sensations qui, bien que d’aujourd’hui, nous ramènent à notre enfance, à nos souvenirs et nos ressentis. C’est douloureux et poignant. Indispensable.» (Bande à part)
«Un Monde, premier long-métrage impressionnant de maîtrise signé par la Belge Laura Wandel, est une immersion complète dans l’univers impitoyable et assourdissant de l’école, en particulier de sa cour, une microsociété en soi. Un terrain de jeu et d’apprentissage, de conflit aussi, de rapport de force cruel allant jusqu’au harcèlement.» (Télérama)
«Porté par le regard attentif, précis et humaniste de Laura Wandel, incarné par des acteurs- enfants extraordinaires, Un Monde fait un sort à une vision disneyenne et bêtifiante de l’enfance. Dès le plus jeune âge, les gosses portent en charge à leur échelle les conflits de la société.» (Transfuge)
«Avec cette œuvre puissante, la cinéaste, d’une cour d’école, pose une loupe sur la violence de la société. C’est souvent dérangeant, toujours haletant et indubitablement brillant.» (L'Humanité)
«Un film magistral sur le harcèlement scolaire.» (Le Parisien)

laura wandel à propos du film
«L’enfance est le moment des premières découvertes, où la vie et les relations se vivent de manière très intense. C’est à ce moment que notre paysage intérieur se dessine et se construit.
L’entrée à l’école influence ce paysage qui détermine bien souvent notre vision du monde en tant qu’adulte. En plus d’y apprendre à lire et à écrire, c’est surtout le rapport à l’autre qu’on y explore. J’ai donc choisi l’école, et surtout la cour de récréation, en tant que micro-société. Dans l’école, il y a un véritable enjeu d’intégration. J’ai observé des cours de récréation pendant plusieurs mois en amont du film et j’y ai aussi vu une notion de territorialité. En Belgique, la plupart des cours d’école sont occupées par des terrains de foot, ce qui laisse très peu d’espace pour ceux et celles qui n’y jouent pas. Dans une cour de récréation, chacun essaye de prendre sa place, mais ne dispose pas des mêmes forces pour le faire. Dans le film, Nora entre à l’école, le premier moment où elle se retrouve confrontée à tous les enjeux sociaux: intégration, recherche de sa place au sein de la communauté... Des enjeux à la base de l’humanité. Ce qui se vit dans une cour d’école reflète ce qui se passe à beaucoup d’autres niveaux de la société et du monde.»

LE FILM EN E-CINEMA
L'avant-première du film est aussi proposée en ligne, à 20h, avec la projection du film suivie de la discussion avec la cinéaste filmée depuis la scène du CityClub.
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À L'AFFICHE EN MAI
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INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)

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