19 novembre


films du mois

16h30

Cascadeuses

D'Elena Avdija
Doc., Suisse, France, 1h25, en français, allemand et anglais avec s-t fr.

Virginie, Petra et Estelle sont des cascadeuses. Elles se font renverser par des voitures ou frapper par des maris violents et des gangsters, souvent à plusieurs reprises. Et à chaque fois, elles se remettent sur pied, prêtes à tourner la scène autant de fois que nécessaire. La liberté, la gloire ou la recherche du pouvoir alimentent le désir de ces femmes de pousser leur corps jusqu’à ses limites. Mais quelle violence leur corps et leur esprit sont-ils capables d’endurer? En s’éloignant du plateau pour entrer dans la vie privée de ces trois protagonistes, Cascadeuses dédramatise le spectaculaire pour devenir un film d’action de l’intime.
Prix de l'Œil d'or de la compétition Focus du dernier festival de Zurich, Cascadeuses, le premier long-métrage de la cinéaste Elena Avdija, tourne la caméra vers ces figures de l’ombre qui jouent à être frappées, tuées ou violées pour les besoins d’un scénario. Un documentaire fascinant, qui interroge les représentations stéréotypées et la manière dont le cinéma et la télévision distribuent les rôles et la violence à l’écran.
«Alors que leurs pendants masculins jouent les bourreaux ou les héros, les rôles endossés par les cascadeuses restent souvent des rôles de femmes opprimées, battues et maltraitées. Pourtant, elles doivent aussi suivre un entraînement difficile jour après jour pour pouvoir exécuter ces scènes éprouvantes pour le corps. Dans son premier film, la réalisatrice Elena Avdija nous offre l’aperçu d’un business palpitant mais brutal où les actrices restent souvent dans l’ombre.» (Zurich Film Festival)
«Dépassant le sensationnalisme de son sujet, la réalisatrice choisit de mettre l'accent sur le quotidien de ses protagonistes qui révèlent pudiquement leurs bleus tout en cachant les nombreux autres qui restent invisibles, qui partagent leurs secrets, leur besoin de reconnaissance, leurs espoirs... Un portrait touchant et authentique.» (Cineuropa)

RENCONTRE / COMPLET
Jeudi 3 novembre à 20h en présence de la cinéaste.


films du mois

18h30

L'Origine du mal

De Sébastien Marnier
Fiction, France, 2022, 2h05, en français, 16/16

Dans une luxueuse villa en bord de mer, une jeune femme modeste retrouve une étrange famille: un père inconnu et très riche, son épouse fantasque, sa fille, une femme d’affaires ambitieuse, une ado rebelle ainsi qu’une inquiétante servante. Quelqu’un ment. Entre suspicions et mensonges, le mystère s’installe et le mal se répand…
Pour son nouveau film, sélectionné à la dernière Mostra de Venise, le réalisateur d'Irréprochable et de L’Heure de la sortie propose un nouveau thriller aux accents chabroliens: un huis clos jubilatoire et grinçant sur le transfuge de classe et la toxicité de l’injonction à "faire famille".
«Sébastien Marnier livre un thriller en forme de jeu de massacre. Baroque, méchant et déroutant. Le mariage réjouissant et réussi entre Chabrol et De Palma.» (CinemaTeaser)
«Si la naissance est l'origine du mal, la famille en est son aboutissement. Le discours n'est pas sans cynisme mais le trajet accidenté pour parvenir à ce constat, écrit et filmé de façon virtuose, est l'un des moments les plus délicieusement cruels que nous ayons vus depuis un moment sur un écran de cinéma.» (Culturopoing)
«L’originalité de L'Origine du mal est de pousser les curseurs toujours plus loin pour échapper au naturalisme et en jouir dans une mise en scène qui se met volontiers en avant.» (Positif)


films du mois

21h

Jacky Caillou

De Lucas Delangle
Fiction, France, 2022, 1h32, en français, 16/16

Un village de montagne. Haut dans les Alpes. Jacky Caillou vit avec sa grand-mère, Gisèle, une magnétiseuse guérisseuse reconnue de tous. Alors que Gisèle commence à lui transmettre son don, une jeune femme arrive de la ville pour consulter. Une étrange tache se propage sur son corps. Certain qu’il pourra la soigner, Jacky court après le miracle…
Présenté à Cannes, Jacky Caillou de Lucas Delangle navigue entre le naturalisme rural et le conte fantastique pour narrer une histoire d'amour, de désirs et de croyances. Un premier long-métrage inspiré et réjouissant, porté par le jeu saisissant de Thomas Parigi, dont c’est le premier rôle, et de Lou Lampros.
«Entamant le film comme une chronique villageoise, sous les auspices d’un cinéma naturaliste, il dérive peu à peu vers une atmosphère plus fantastique, convoquant la légende du loup, sans effets appuyant le surnaturel, plutôt en suggérant la possibilité d’une autre réalité. Jacky Caillou joue de l’authenticité de ses personnages et de ses paysages pour mieux ancrer le surnaturel dans une réalité presque tangible, qui rend l’irréel réel.» (Cineuropa)
«Un paysage où la nature, d’une beauté à couper le souffle, recèle sa part de mystère et de puissance. Lucas Delangle filme des visages sculptés par le temps et des silences têtus qui détiennent des secrets ancestraux; il filme les jours qui s’écoulent au rythme du soleil, et les nuits étoilées nous ramènent à notre simple condition de Terriens. Fiction à la fois naturaliste et fantastique, le récit tresse des passerelles entre rationnel et irrationnel, entre le rêve et une réalité qui semble toujours nous échapper. Interprété par des acteurs professionnels et amateurs, chacun trouve sa place dans ce récit surprenant par son audace, son épure qui dessine, pas à pas, regard avec regard, une humanité trop souvent ignorée.» (L’Humanité)
«Par quel miracle l'inspiration nous apparaît-elle? Quel mode opératoire s'applique à nos rêves, à nos sensations, à nos corps? Sommes-nous certains de bien décider de nos choix? Le réalisateur Lucas Delangle nous propose ici une douce confrontation au réel quasi documentaire avec des personnages et des paysages empreints d'histoires. Il s'attache à démontrer qu'en nous quelque chose déborde, qu'il faut laisser la place au saisissement. Ainsi, lâcher prise et se laisser habiter par le frémissement du monde qui nous entoure, ne pas être effrayé par ce qui nous traverse et que nous ressentons. Ce récit ouvre, d'un geste cinématographique à la fois élégant et sensible, une porte sur nos propres terreurs et nos désirs enfouis. Il nous offre un film de miracle, qui en mêlant le naturalisme au fantastique, interroge sur ce que nous pouvons faire avec de ce que la vie nous offre comme don.» (ACID Cannes)

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