octobre   


Rencontre cinéma

dimanche 2 octobre
12h30

Naturales Historiae / Rencontre

Artiste et cinéaste, Pauline Julier vient présenter son essai documentaire Naturales Historiae, une exploration en plusieurs chapitres de notre rapport à la nature et à ses représentations, faisant notamment intervenir le sociologue Bruno Latour et l'anthropologue Philippe Descola. À l'issue de la projection, une rencontre sera proposée sur scène avec la cinéaste, l’anthropologue Nastassja Martin et le metteur en scène Philippe Quesne, modérée par le dramaturge Eric Vautrin.
Un événement organisé en partenariat avec le Théâtre Vidy-Lausanne.


Naturales Historiae de Pauline Julier
(Documentaire, Suisse, 2019, 56 minutes, en français et chinois avec s-t fr., 16/16) – À travers différentes histoires naturelles tournées entre la Chine, la France et l'Italie, Naturales Historia interroge nos manières de penser et représenter la Nature. Chaque chapitre explore une situation d’êtres humains aux prises avec la Nature et ses images, qui révèle leurs obsessions et ébranle nos certitudes.
«Le film s'amorce par une éruption volcanique qui aurait bloqué la réalisatrice, Pauline Julier, dans une ville étrangère, au milieu d’inconnus. Ceux-ci évoquent tour à tour des légendes sur la formation des continents, l’éclosion des plaques tectoniques ou l’explosion de cendres qui auraient provoqué des étés sans soleil. À partir de cet événement, Julier décide de remettre en question le concept, aussi vaste qu’épineux, de la représentation de la nature. Séparé par différents axes thématiques tels que le paysage, la notion du sublime, la conquête spatiale, ou même la supercherie autour des catastrophes naturelles, le film retrace avec subtilité une histoire critique de la nature. Allant des notions mythologiques d’un monde dominé par les forces naturelles, au paradigme de l’Anthropocène dans lequel on se trouverait aujourd’hui, Naturales Historiae n’aborde pas la nature comme une notion universelle et objective, mais comme une pure construction discursive, une fiction. En l'absence de certitude, la nature ne serait alors peut-être que l'incompréhensible, l'indompté; tout ce que l'on ne pourrait jamais enfermer dans le cadre d’un paysage.» (Visions du Réel)

Discussion à l'issue du film: les intervenant.e.s
Pauline Julier
Pauline Julier est artiste et cinéaste. Ses films ont été présentés dans des festivals, des centres d’art et des institutions du monde entier, parmi lesquels le Centre Pompidou à Paris, le Festival Loop à Barcelone, Visions du Réel à Nyon, DOCLisboa, le Tokyo Wonder Site à Tokyo, le Museum of Modern Art en Tanzanie, le Centre d’Art de Genève, à New York, Madrid, Berlin, Zagreb, Bucharest, à la Cinémathèque à Toronto ou encore au Pera Museum Musée à Istanbul. Elle a reçu le Swiss Federal Art Price à Art Basel en 2010 et elle a présenté une exposition solo au Centre Culturel Suisse de Paris en 2017. Cette année, elle participe à l’exposition de Bruno Latour, Critical Zone au ZKM et finit une résidence d’une année à l’Institut Suisse de Rome pour un nouveau cycle de recherches et films.
Philippe Quesne
Philippe Quesne crée en 2003 le bien nommé Vivarium Studio. Le metteur en scène, plasticien et scénographe français conçoit en effet le théâtre comme un lieu d’habitat provisoire au sein d’un écosystème artificiel, imaginé pour observer une petite communauté humaine réinventer ses logiques et expérimenter d’autres façons d’évoluer, de cohabiter et de penser. À partir d’un titre et d’une scénographie, ses spectacles sont développés en collaboration avec les interprètes lors des répétitions, convoquant à l’envi le merveilleux et le microscopique, le quotidien et l'inattendu, l’humour et le tragique, le mensonge théâtral et la vérité de la nature. Parallèlement, il crée des performances ou des interventions dans l’espace public, expose ses installations et met en scène des opéras. À Lausanne, il a présenté La Mélancolie des dragons et Swamp Club à l’Arsenic, et à Vidy L’Après-midi des taupes et La Nuit des taupes en 2017, Crash park, la vie d’une île en 2019, Farm Fatale en 2022, avant d'y créer Fantasmagoria.

Nastassja Martin

Dans le cadre de sa thèse de doctorat dirigée par Philippe Descola, Nastassja Martin effectue un travail de terrain de deux ans chez les Gwich'in, une société de chasseurs-cueilleurs du nord-est de l'Alaska, dont elle tire l'essai Les Âmes sauvages. Face à l'Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska (La Découverte, 2016) qui reçoit le prix Louis Castex de l’Académie française. En août 2015, lors d'une étude anthropologique auprès des Évènes, dans les montagnes du Kamtchatka, elle est attaquée par un ours qui emporte un pan de son visage. Croire aux fauves (Verticales, 2019) retrace cette rencontre avec le sauvage et sa reconnaissance à la croisée des mondes humains et non humains, prônant l'invention d'une nouvelle écologie des relations dans une prose empreinte d'animisme. Ce premier récit est lauréat des prix François-Sommer, Mac-Orlan, Joseph-Kessel et du Livre du Réel. Nastassja Martin a aussi coréalisé des documentaires avec Mike Magidson, dont Tvaïan, diffusé sur Arte.

PARTENARIAT
Cosmic Drama de Philippe Quesne, du 18 au 22 janvier 2023 au Théâtre Vidy-Lausanne
Un space opera intergalactique mélancolique et flashy signé Philippe Quesne. Suspendue dans les airs, une curieuse navette-météorite aménagée emporte un petit groupe d'humains se frayer un chemin à travers l’immensité de l’espace: l'humanité est désormais gravitationnelle.


CYCLE PAULINE JULIER
En plus de la projection au CityClub, plusieurs films et événements autour de l'œuvre de Pauline Julier sont proposés dans les salles romandes du 28 septembre au 7 octobre.

INFOS PRATIQUES
Portes: 12h, Projection suivie d'une discussion: 12h30
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Rencontre cinéma

vendredi 7 octobre
20h

Ardente·x·s / En présence de l'équipe du film

COMPLET

Ardente·x·s de Patrick Muroni, présenté en première mondiale à Visions du Réel en avril dernier, relate l'aventure du collectif lausannois OIL Productions, actif dans la réalisation de films pornographiques éthiques. Ensemble, les membres du collectif réalisent des films X qui représentent les sexualités et les corps dans toute leur diversité. Pour son premier long-métrage, le jeune cinéaste suisse suit les aventures du collectif. Il filme les coulisses des tournages et partagent les réflexions, les prises de parole dans les médias et dans la rue et le quotidien de ses membres. Un film engagé qui questionne notre vision du désir et des sexualités, projeté en présence du cinéaste et des protagonistes.

Ardente·x·s de Patrick Muroni
(Documentaire, Suisse, 2022, 1h36, en français, 16/16) – À Lausanne, un groupe de jeunes femmes et de personnes queers d’une vingtaine d’années se lance, caméra au poing, dans la réalisation de films pornographiques. Entre leurs jobs pour certaine.x.s et leurs études pour d’autres, iels mettent tout en œuvre pour produire des films éthiques et dissidents et s’engagent dans une démarche artistique et politique menée avec joie et irrévérence. Très vite, les médias du pays, puis le public, s’intéressent au collectif. Aux yeux de tous, les voilà plongée.x.s dans un combat pour une autre vision du désir et de la sexualité.

PAtrick Muroni À PROPOS DU COLLECTIF ET DU FILM
Depuis 2018, le collectif OIL Productions questionne la représentation du sexe au travers de leurs projets. Touxtes prônent une ouverture, une éthique et une dissidence qui les amènent à penser leurs œuvres dans l’optique de démystifier les désirs inhérents à leur génération et à leur époque.

Depuis leurs débuts, iels ont été plébiscitées par de nombreux médias et le collectif connaît un succès grandissant. Pour beaucoup de jeunes et de moins jeunes, iels ont ouvert.es un nouvel espace sur ces questionnements ainsi qu’une nouvelle voie en Suisse. L’enjeu de leurs créations n’est pas qu’artistique, loin de là. Le désir qui les pousse à réaliser leurs films est tout aussi politique, engagé et militant.
Touxtes incarnent une réelle résistance au conservatisme suisse. Iels font face au patriarcat, aux inégalités de genre à l’encontre des femmes, des personnes trans, des personnes racisées et des inégalités sociétales de manière générale. Iels n’ont pas peur de crier haut et fort qu’iels sont pornographes. Leur but? Changer les mentalités, coûte que coûte.
Bien sûr, à l’origine tout ça n’était qu’embryonnaire, et lorsque je suis arrivé pour filmer la naissance du collectif, iels avaient tout à construire. J’ai eu cette chance d’en entendre parler au tout début par une amie ce qui m’a permis de les suivre à l’origine du projet. Et très vite, l’idée de faire un film qui viendrait raconter leur histoire et dépeindre la trajectoire du collectif dans une époque en plein chamboulement s’est imposé à moi.
Le film est donc un portrait de ce groupe, où les personnages naviguent entre scènes intimistes et scènes de travail. On y voit les pornographes à l’œuvre, avec tous les problèmes et questionnements que cela peut entraîner et qui ont servi de problématique centrale au film.
Qu’est-ce que ça veut dire d’être pornographe en Suisse quand on est une femme ou une personne queer et qu’on a la vingtaine? Est-ce que notre patron peut nous virer? Comment nos parents vont réagir? Et les ami.e.s, les voisin.e.s? Et les catholiques intégristes et les féministes anti-porno? Et si on donne notre vrai nom lors d’interviews ou sur les réseaux, comment les gens vont réagir, est-ce qu’on se fera insulter, aduler? Est-ce qu’un jour on pourra en vivre? Ou est-ce que ça doit rester gratuit? Et comment payer les acteurs et les actrices?
Toutes ces questions jalonnent le film, et certaines trouvent des réponses quand pour d’autres les incertitudes se creusent. Mais une chose est sûr, ce film a été pour moi le moyen de raconter le destin de personnes quasi systématiquement invisibilisées par le système et le patriarcat.
Touxtes avaient des choses à dire, à raconter, à défendre, et le film s’est construit comme une aventure initiatique pleine de joie et liberté. Une aventure longue de trois ans où le collectif était en quête d’autres choses, d’un nouvel horizon, en quête d’amour, de plaisir, de justice et de paix, en quête de réconciliation avec les hommes aussi. Avec pour touxtes un furieux désir de vivre, avec l’envie puissante d’élever sa voix et d’expérimenter. Toujours avec bienveillance, toujours avec tendresse, mais aussi toujours avec une bonne dose d’irrévérence.
Parce que c’est peuåt-être ça avant tout OIL productions: des gens qui échappent aux normes et qui sont déjà des exemples pour beaucoup de jeunes et qui aideront très certainement les futures générations à questionner le désir, l’amour, le plaisir, les injustices et l’engagement politique.


INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)
Complet


Rencontre cinéma

jeudi 13 octobre
18h30

jeudi 13 octobre
20h30

Une goutte d'eau sur un volcan / Rencontre

Après les documentaires Jean Troillet, toujours aventurier et En équilibre sur l’Océan, le Cinéma CityClub propose la projection du nouveau film de Vertiges Prod, société veveysanne spécialisée dans les films d'aventure. Une goutte d’eau sur un volcan retrace l'exploit réalisé par le plongeur-spéléologue Frédéric Swierczynski et le guide de montagne Sébastien Devrient, également réalisateur du film: une expédition de plongée en très haute altitude dans l'un des lacs les plus hauts du monde. Les deux aventuriers et l'équipe du film seront présents à Pully lors de deux projections spéciales suivies d'une discussion.

Une goutte d’eau sur un volcan de Sébastien Devrient
(Documentaire, Suisse, 2022, 1h10, en français) – Deux amis, Frédéric Swierczynski, l’un des meilleurs plongeur-spéléologues du monde, et Sébastien Devrient, réalisateur et guide de montagne, partent pour plonger seuls, sans assistance, dans le lac le plus haut du monde, sur les flancs du volcan Ojos del Salado en Argentine. Un pari ambitieux pour une expédition semée d’embûches dans le désert d’Atacama. Trois semaines d’expédition en transportant leur matériel de plongée pour atteindre les lacs à près de 6'000 m d’altitude. Les aventuriers vont devoir s’adapter, affronter les tempêtes et le froid dans un monde minéral où le manque d’eau va bientôt se faire sentir...

INFOS PRATIQUES
Portes: 18h et 20h, Projections suivies d'une discussion: 18h30 et 20h30
Tarif unique: 15.-


Humour

samedi 15 octobre
21h

Bourgllywood au CityClub

Le CityClub vous propose de découvrir des séries et films cultes tels que vous ne les avez jamais entendus.

Le public choisit les extraits projetés, leur donne un titre et l'équipe de Bourgllywood les sonorise et improvise. Mélange des genres, absurdités, grivoiseries et autres déconnades sont au programme.

INFOS PRATIQUES
Portes: 20h15, Spectacle: 21h (avec entractes)
Tarifs: 22.- (plein) / 18.- (réduit)
Réservations pour le Passculture par mail à info@cityclubpully.ch


Rencontre cinéma

mardi 18 octobre
20h

Pénélope mon amour / Rencontre

Doublement primé au FID de Marseille, Pénélope mon amour de Claire Doyon traverse vingt ans d'histoire entre une mère, la réalisatrice, et sa fille porteuse d’autisme. Un superbe récit pour réfléchir à la parentalité et à la différence. À l'affiche tout octobre et le mardi 18 octobre en présence de la cinéaste française.

Pénélope mon amour de claire doyon
Pénélope mon amour trace le parcours d’une mère, la réalisatrice Claire Doyon, et sa fille Pénélope, jeune adulte autiste. Vingt ans de récits et d’archives familiales nous plongent dans leur histoire: le choc du diagnostic, la déclaration de guerre, l’abdication des armes, pour finalement accepter et découvrir un mode d’existence autre.
CLAIRE DOYON À PROPOS DU FILM
J’ai commencé à travailler sur ce projet en rencontrant des personnes adultes porteuses d’autisme. Découvrir ce qu’elles sont que nous ne sommes pas, des personnes particulières à regarder à la lumière de leur paysage intérieur et non de leur handicap. Elles m’apporteraient un éclairage sur qui est Pénélope, ma fille jeune adulte autiste et mutique. Au fur et à mesure des rencontres et de mon travail d’écriture, j’ai compris que le film portait sur ma relation avec Pénélope.
Certes des réponses m’étaient données, et ces réponses font partie du film actuel, mais aucune ne pouvait s’ériger en vérité. Pénélope demeure un mystère à part entière. Les questions ricochaient et m’étaient renvoyées en boomerang. Petit à petit l’écriture du film a bifurqué vers ma façon d’appréhender le rapport à ma fille et son handicap; vers la manière dont mon regard a changé au fil des ans; et vers des questions qui découlent de ma vie avec elle.
Pourquoi l’autisme déclenche-t-il autant de gêne et d’incompréhension? Pourquoi nous, "normopathes", cherchons-nous à tout prix à ce que les autistes nous ressemblent? Et nous, quel chemin faisons-nous pour aller vers eux? Malgré les années, malgré le chemin parcouru et les inversions du signe de l’affect, tout cela reste compliqué. Une petite voix derrière la tête se dresse aux aguets: et si le miracle opérait un jour? C’est dire la persistance du fantasme de normalité.
Pénélope mon amour n’est-il que fiction? Parades et récits imaginaires? Fonctions agissantes et guérisseuse du récit?

À L'AFFICHE EN OCTOBRE
> Toutes les projections
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Film et concert

samedi 22 octobre
19h

"Au cœur de l'océan" avec Natch

Concert de Natch, précédé du film Léviathan de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor

Deux splendeurs, à en perdre les superlatifs. Pour sa deuxième soirée «Film et concert» de la saison, le CityClub propose la projection du fascinant documentaire Leviathan, une expérience sensorielle et hypnotique de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor, suivie du concert immanquable de la voix oubliée du Cap-Vert: Natch, octogénaire au talent exceptionnel qui, cet automne, foulera pour la première fois le sol européen.

21h: Natch en concert
Natch est un vieil homme du Cap-Vert. On dit qu’il vit sur un rond-point. Depuis l’enfance, il chante mornas et coladeira – ces ballades nostalgiques, fondatrices de la musique traditionnelle capverdienne que nous a si bien fait connaître Cesária Évora. Comme elle, Natch chante pieds nus et possède un esprit singulier, une force tranquille et une profondeur harmonique qui émeuvent, chaloupent et enthousiasment l’âme et le corps. S’il est très respecté dans son archipel, on ne le connaît pas en Europe – son disque n’y est d’ailleurs pas encore distribué. Aujourd’hui, plusieurs personnes et institutions, dont le CityClub, travaillent à le faire connaître au-delà de son pays et organisent sa première tournée en Europe. Natch donnera à Pully son seul concert en Suisse – à ce jour. Un coup de cœur, tout autant que de poker. Et si l’excitation de le recevoir entre nos murs est immense, c’est tout simplement car sa musique a été l’une des plus belles qu’il nous ait été donné d’entendre récemment. Natch sera, sur scène, accompagné de ses musiciens.

Précédé à 19h du film Léviathan
(Documentaire de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor, France, Royaume-Uni, États-Unis, 2013, 1h27, v.o. s-t fr., 16/16) – Dix caméras sont embarquées sur un chalutier, sanglées aux corps des pêcheurs et aux cordages du bateau. Ballottées au gré du vent et des vagues ou au milieu des poissons à l’agonie dans les cales, elles enregistrent un réel démesuré et sans fard, monstrueusement présent. Sans commentaire ni interview, dans un flot d’images sidérant, Leviathan, réalisé par deux cinéastes-anthropologues, transmet à la perfection le harassement physique d’une nuit de pêche et avertit des menaces de la pêche intensive autant qu’il révèle la beauté foudroyante des entrailles de l’océan...
«La puissance de la mer, la mécanique des filets, le massacre de milliers de poissons: jamais le terme d’immersion n’a été aussi approprié, même si celle-ci est ici destinée à créer un certain malaise face à la pêche intensive. Mais alors que l’eau et le ciel nocturne tendent à se confondre, que le travail des hommes semble parfois indéchiffrable, une beauté froide, hyperréelle jusqu’au baroque, se dégage malgré tout de ces plans chaotiques. Le combat sans fin de l’homme, des machines, de la nature, réunis dans une commune tragédie, a créé l’harmonie.» (Arte)
«Une œuvre d’une extraordinaire innovation formelle et d’une puissance visuelle, capable de souligner à chaque nouveau plan la nécessité pour tout projet de documentaire ethnographique d’axer ses préoccupations méthodologiques sur la manière de filmer quelque chose d’inconnu. Un film radical et novateur, un jalon dans le cinéma contemporain, dont on parlera longtemps.» (Locarno)


INFOS PRATIQUES
Portes: 18h30, Film: 19h, Concert: 21h
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (membres, étudiants, avs, ai, ac, ri, carteculture)
Petite restauration sur place


Projection spéciale

vendredi 28 octobre
20h

Soirée courts-métrages avec Base-Court

L’association lausannoise Base-Court programme des courts-métrages depuis plus de vingt ans avec un objectif: mettre en lumière la richesse de ce format en dévoilant des pépites courtes de Suisse et du monde entier. Le Cinéma CityClub se joint à leurs activités et propose de découvrir une sélection de films tour à tour drôles, touchants, intrigants, qu’ils soient de fiction, documentaires ou en animation, choisis par l’équipe de Base-Court.

LA SOIRÉE
Deux programmes avec les coups de cœur de l’association de ces dernières années. En présence de plusieurs équipes des films.

PROGRAMME 1 (Durée: 1h07, âge: 16/16)
Bablinga de Fabien Dao (Fiction, France, 2019, 15’, en français)
Depuis toujours, Moktar dit qu'une fois sa brasserie fermée, il retournera vivre au Burkina. Ce jour est arrivé, mais il hésite. C'est alors que des fantômes s'invitent pour célébrer une dernière soirée.
Proposé en collaboration avec le Festival Cinémas d'Afrique – Lausanne. En présence d’un membre du Festival (TBC).
Migrants de Zoé Devise, Lucas Lermytte et Antoine Dupriez (Animation, France, 2020, 9’, sans dialogue)
Deux ours polaires sont poussés à l'exil par le réchauffement climatique. Ils vont faire la rencontre d'ours bruns avec qui ils vont tenter de cohabiter.
The Record de Jonathan Laskar (Animation, Suisse, 2022, 9’, en français)
Un voyageur offre à un antiquaire un vinyle magique. «Il lit dans votre esprit et joue ce que vous avez en mémoire». Obsédé par ce disque sans fin, l’antiquaire l’écoute encore et encore, et les souvenirs refont surface.
Road to glory de Luc Godonou et Bruno Pereira (Doc., Suisse, 2016, 15’, en français)
Yoann est un jeune boxeur talentueux du quartier populaire de la Bourdonnette à Lausanne. Avec le soutien de sa famille et de son entraîneur, il se rend à Copenhague pour tenter de décrocher la ceinture de champion du monde.
En présence du réalisateur et de l'équipe du film.
Malandrino de Luca Bertogliati Colucci (Fiction, Suisse, 2021, 19’, en français)
Un film d’action sur le ton de la comédie, réalisé sans budget et en 48 heures, qui raconte les heurs et malheurs de deux trafiquants italiens en mission sur le territoire Suisse...
En présence du réalisateur.

PROGRAMME 2 (Durée: 1h04, âge: 16/16)
Crème de menthe de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy (Fiction, Canada, 2017, 23’, en français)
Suite au décès de son père, Renée, fille unique, doit vider la maison du défunt dans la semaine. Elle découvre un fouillis inouï. Elle tente de retrouver sa trace à elle au milieu des objets accumulés.
Vent de fête de Marjolaine Perreten (Animation, Suisse, France, 2016, 10’, sans dialogue)
Tôt le matin sur la place d'un petit village suisse, une grande fête se prépare. Des bénévoles s'activent... et les premiers musiciens arrivent.
En présence de la réalisatrice (TBC).
Changeover de Mehdi Alibeygi (Animation, Iran, animation, 2014, 2’, sans dialogue)
Un oiseau s'intéresse à un objet étrange qui est un volant de badminton.
Sounds & Vibrations de Nalia Giovanoli (Doc., Suisse, 2011, 8’, en français)
Concert spectaculaire et bien réel, musique aux fortes vibrations pour un public composé essentiellement de personnes sourdes et de malentendantes. Les corps se déchaînent et exultent sur la piste de danse et sur la scène.
En présence de la réalisatrice (TBC).
Händelse vid bank (Incident by a Bank) de Ruben Östlund (Fiction, Suède, 2010, 12’, en suédois s-t fr.)
Une tentative ratée de braquage de banque en une seule séquence. 96 personnes se livrent à une minutieuse chorégraphie devant la caméra. Par le réalisateur à la double Palme d’or cannoise.

Punchline de Christophe M. Saber (Fiction, Suisse, 2017, 9’, en français)
Deux tueurs "pros" peinent à trouver la phrase parfaite à énoncer avant de buter Michel.

BASE-COURT
> Site internet de l'association
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection: 20h
Entracte entre les deux programmes de courts
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)

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