avril   


Rencontre cinéma

lundi 3 avril
20h

1976 de Manuela Martelli, en sa présence

Pour son premier long-métrage, l'actrice et cinéaste chilienne Manuela Martelli réalise un polar captivant, qui décrit la dictature en adoptant le point de vue inédit d’une femme de la bourgeoisie. Un film sélectionné à Cannes en 2022, salué pour la rigueur de sa mise en scène et la force de son propos, multipliant les indices et sous-entendus liés à une répression qui ne dit pas son nom. À l'affiche tout le mois de mai, 1976 est proposé en avant-première le 3 avril en présence de la cinéaste.
1976 de Manuela Martelli
(Fiction, Chili, 2022, 1h35, v.o. s-t fr, 16/16) – Chili, 1976. Trois ans après le coup d’État de Pinochet, Carmen part superviser la rénovation de la maison familiale en bord de mer. Son mari, ses enfants et petits-enfants vont et viennent pendant les vacances d’hiver. Tandis que les visites de ses enfants et petits-enfants se succèdent, elle choisit la couleur des murs à repeindre, offre de son temps en faisant la lecture à des aveugles, ou organise les traditionnelles fêtes de famille. Lorsqu'un prêtre lui demande de l’aider à soigner un jeune homme gravement blessé qu’il héberge en secret, Carmen se retrouve en terre inconnue, loin de la vie bourgeoise et tranquille à laquelle elle est habituée…

Manuela Martelli à propos du film
«À l’adolescence, j’ai commencé à me poser des questions sur ma grand-mère maternelle, que je n’avais jamais rencontrée. Il y avait un parfum de mystère autour d’elle. En m’interrogeant sur ma grand-mère et le silence autour de sa mort, je me suis intéressée à la période de cet événement: 1976. C’est l’une des années les plus sombres et cruelles de la dictature. Comment imaginer que ce qui se passait dans la rue n’affecterait pas l’espace domestique? Comment pouvions-nous faire comme si de rien n’était et vivre notre quotidien, tandis qu’à l’extérieur les dissidents étaient jetés dans l’océan?»

À L'AFFICHE EN MAI
> Toutes les projections
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Rencontre cinéma

mardi 4 avril
20h

Rencontre: Une histoire d'amour et de désir

Étalon de bronze au Fespaco de Ouagadougou en 2021, lauréat des prix du meilleur film et de la meilleure interprétation à Angoulême, sélectionné l'année dernière au Festival cinémas d'Afrique à Lausanne, Une histoire d'amour et de désir de Leyla Bouzid explore tout en nuances les tourments de la sexualité et le déterminisme social. Un film sensuel et touchant, qui bouscule les idées reçues. Soirée en présence de la cinéaste, proposée en collaboration avec le Festival cinémas d’Afrique – Lausanne.

Une histoire d'amour et de désir de Leyla Bouzid
(Fiction, France, 2021, 1h42, en français, 14/14 ) – Ahmed, 18 ans, est français d’origine algérienne. Il a grandi en banlieue parisienne. Sur les bancs de la fac, il rencontre Farah, une jeune Tunisienne pleine d’énergie fraîchement débarquée de Tunis. Tout en découvrant un corpus de littérature arabe sensuelle et érotique dont il ne soupçonnait pas l’existence, Ahmed tombe très amoureux de cette fille, et bien que littéralement submergé par le désir, il va tenter d’y résister.
«Pour mettre en scène ce jeu du chat et de la souris érotico-sentimental miné par des blocages culturels, Leyla Bouzid utilise son outil de prédilection, sa caméra, nous offrant des images d’une sensualité inouïe qui créent l’émoi de façon inédite.» (Le Parisien)
«On reste envoûté par la beauté généreuse de ce film.» (Bande à part)
«Il suffit de quelques plans – l’étrangeté de gouttes d’eau sur une paroi vitrée (ils finissent par révéler un corps nu sous la douche), la vérité d’une volée de visages anonymes saisis dans un RER matinal – pour savoir que ce deuxième long-métrage, ovationné à la Semaine de la Critique au dernier Festival de Cannes, va nous couper le souffle.» (L'Obs)

Leyla Bouzid à propos du film
Je souhaitais filmer un jeune homme qui ne parvient pas à vivre pleinement son sentiment amoureux. Un jeune homme timide, littéralement submergé par le désir mais qui y résiste. Un jeune homme de culture arabe, parce que c’est la culture que je connais le mieux, qui doute, qui a des fragilités, qui n’assume pas ses élans de vie.
C’est ainsi que s’est dessiné le portrait d’Ahmed, ce jeune Français d’origine algérienne qui a grandi en banlieue parisienne. Réservé, il cultive son monde intérieur. Passionné de lecture, il fait le choix de faire des études de lettres à la Sorbonne. Dès le départ, la question de sa place dans cet espace et de sa légitimité à ses propres yeux se pose. Cette question est décuplée par la rencontre avec Farah qui elle, même si elle vient de plus loin, n’a pas d’interrogations particulières à ce sujet.
Il y avait pour moi une nécessité d’explorer l’intimité d’Ahmed, de filmer sa part de mystère, tenter ainsi de le comprendre. Sa résistance me semblait particulièrement résonner dans ce territoire périphérique où le sentiment amoureux est souvent traversé de non-dits. Là, où l’image d’une virilité exacerbée domine, j’ai voulu redonner une vraie place à la fragilité masculine et accorder une part signifiante à sa sexualité.

Bio cinéaste
Leyla Bouzid grandit à Tunis où elle est née en 1984.
En 2003, elle part à Paris étudier la littérature française à la Sorbonne puis intègre La Fémis en section réalisation. Après plusieurs courts-métrages, elle réalise en 2015 son premier long-métrage, À peine j'ouvre les yeux. Le film est présenté à la 72ème Mostra de Venise, avant de remporter plus de quarante prix internationaux et de connaître le succès lors de sa sortie en salles simultanée en France et en Tunisie. Une histoire d'amour et de désir est son deuxième long-métrage.

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Événement

dimanche 9 avril
18h

Film et concert: "Pâques au tison" avec Les Fils du Facteur

Concert des Fils du Facteur, précédé du film La Vie aquatique de Wes Anderson

Une soirée comme on les aime, où les mystères de l’âme humaine viennent s’entortiller autour d’un film et d’un concert: de la loufoque et rafraîchissante quête de sens de l’un des films emblématiques de Wes Anderson à la mélancolie drolatique des Fils du Facteur, voici de quoi profiter de son dimanche de Pâques de la plus atypique des façons!

20h30: Les Fils du Facteur (CH) en concert
Ils sont Veveysans, et ils font surtout carrière ailleurs, notamment au Canada. « Nul n’est prophète en son pays », pourrait-on dire. Leur nom de groupe, «Les Fils du Facteur», révèle la tragicomédie qui les anime, et suggère avec malice une musique sincère où des textes aigre-doux se posent sur des arrangements élégants et rythmés et des refrains contagieux. Les Fils du Facteur soufflent un air nouveau sur la chanson française, qui devient éclectique, cosmopolite, entre pop, électro, funk doux et bossa nova. Jonglant avec réalisme et insouciance, ils délivrent un doux mélange d’énergie et de mélancolie. Mais, en excellents conducteurs d’énergie qu’ils sont, leur terrain de jeu préféré est sans conteste la scène, où ils redoublent de complicité et humour. Leurs concerts, qui laissent une place importante à l’improvisation, suscitent tour à tour de la joie, de la nostalgie, des rires, de la curiosité, le tout pour faire vivre une expérience (d)étonnante. Un spectacle qu’ils ont assidûment créé avec amour, pour prendre autant de plaisir qu’ils nous en donnent. Jouissif.
Avec: Sacha Maffi (voix et guitare), Emilien Colin (accordéon et keytar), Olivier Raffin (claviers), Antoine Passard (percussions)

Précédé à 18h du film La Vie aquatique de Wes Anderson
(Fiction, États-Unis, 2003, 1h58, v.o. s-t. fr, 10/12 ans) – Alors que l'excentrique océanographe Steve Zissou tourne une scène de l’un de ses documentaires, son meilleur ami, Esteban du Plantier, est mangé par un requin-jaguar. Zissou et son équipe montent alors une ultime expédition pour traquer et anéantir le requin. Parmi les membres de son équipe figurent Ned Plimpton, qui est peut-être – ou peut-être pas – son fils, Jane Winslett-Richardson, une journaliste enceinte dépêchée par le magazine Oceanographic Explorer, et Eleanor, sa femme, que l'on prétend être le cerveau de la bande. Tandis qu'ils affrontent tous les dangers, Zissou est bien forcé d'admettre que tout ne peut pas être planifié comme il l'aimerait...
«Un film contemporain et hors du temps, rêveur et documentaire, parodique et dramatique, familial et solitaire: un film de tout et son contraire, une sorte dʹOVNI cinématographique.» (RTS)
«C'est là où bat le cœur de Wes Anderson, dans cette humanité qui se débat au présent afin de perpétuer, jusqu'à l'absurde et pour l'éternité, le passé glorieux qui lui a donné sa place sur terre. Il y a là une beauté de la nostalgie et un charme de l'inconsolable qui remettent l'image en avant, rompent avec le comique de dialogues hérité des sitcoms et provoquent un rire qui ne produit aucun son. Juste un bouleversement de tous les repères, un immense fou rire intérieur.» (Le Temps)
«Impossible de séparer réalisme et fantasmagorie dans un film où les effets les plus incongrus relèvent toujours d'un pur réalisme affectif ou mental: d'où le comique bouleversant de cette Vie aquatique, d'où surtout la nécessité absolue de ce burlesque libre et versifié, oeuvre de métronome et de fou (mi-Keaton mi-Rozier) désormais la propriété exclusive d'Anderson.» (Chronic'art)
«La sympathie qu'on ressent pour les personnages s'accentue d'autant qu'on devient comme eux, énergumènes, tous attachés à une idée fixe mais incapables de la suivre jusqu'à son terme, emportés par la distraction, les vents contraires, le Campari et l'incohérence échevelée du projet.» (Libération)
«La Vie aquatique choisit l'anecdote, le brio bricoleur, pour mieux s'en libérer et porter son imaginaire à ébullition.» (Cahiers du Cinéma)


LIEN
> Le site des Fils du Facteur
INFOS PRATIQUES
Portes: 17h30, Projection: 18h, Concert: 20h30
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (membres, étudiants, avs, ai, ri, ac, carteculture)
Petite restauration sur place


Rencontre cinéma

jeudi 20 avril
18h

Film et table ronde: Happy Pills

Durant cinq ans, le journaliste suisse Arnaud Robert et le photographe hollando-canadien Paolo Woods ont parcouru le monde à la recherche des pilules miracles produites par l'industrie pharmaceutique et qui régissent aujourd'hui notre bonheur. Des médicaments censés réparer une blessure humaine, rendre heureux, exciter, améliorer le travail, empêcher de sombrer... Après une  projection à guichets fermés en février dernier, le Cinéma CityClub propose une nouvelle soirée spéciale autour d'Happy Pills: au programme, le film, suivi d’une table ronde sur l’usage des substances en santé mentale. En partenariat avec le Groupe Romand d’Étude des Addictions et en présence d’Arnaud Robert.

Happy Pills d'Arnaud Robert et Paolo Woods
(Documentaire, Suisse, 2022, 1h21) – La définition du bonheur semble avoir été longtemps déléguée aux religions, aux philosophies ou même au politique. Aujourd’hui, c’est l’industrie pharmaceutique qui déploie tous les outils contemporains (la science, le marché, la communication) pour offrir une réponse standardisée aux ultimes aspirations humaines. Happy Pills propose un voyage à travers six pays et à la rencontre de plusieurs protagonistes, qui, chacun, ont besoin de la chimie pour mener une "vie meilleure". Des antidépresseurs aux opioïdes, en passant par les antidouleurs, le film explore la réponse industrielle à la quête existentielle du bien-être et questionne notre société de consommation et l’eldorado d’une joie sur ordonnance.

Un livre et une exposition
En plus du film, Happy Pills est une exposition et un livre, paru aux éditions delpire & co.
> Plus d'informations

BIO RÉALISATEURS
Arnaud Robert est un journaliste, réalisateur et écrivain suisse. Son travail a notamment été publié dans National Geographic, Le Monde, Le Temps, La Repubblica, Néon, Les Inrockuptibles et Vibrations. Il est aussi un contributeur régulier de la Radio Télévision Suisse.
Arnaud Robert a réalisé trois documentaires (Bamako is a miracle, Bondyé Bon et Gangbé!). Ses films ont été primés au festival Vues d’Afrique de Montréal et au Festival Jean Rouch de Paris. Son dernier moyen-métrage a été sélectionné en compétition officielle à Visions du Réel, ainsi qu'à Agadir, Guadalajara, New York, Neubrandenburg, Moscou, Saint-Louis du Sénégal, etc. Il est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages dont Hors-Bord, une série de sept volumes cosignée avec le peintre Frédéric Clot, State (éd. Photosynthèses, Arles) avec Paolo Woods, Journal d’un Blanc (éd. De L’Aire, Vevey), une compilation de ses chroniques dans le journal haïtien Le Nouvelliste. Il a également signé en 2016 l’ouvrage 50 Summers of Music sur le Montreux Jazz Festival (éd. Textuel). En 2008, il est l’un des concepteurs de l’exposition Vodou, un art de Vivre, créée au Musée d’Ethnographie de Genève et présentée ensuite dans une dizaine de pays. Arnaud Robert a notamment obtenu le Prix de journalisme Jean-Dumur, le Prix des Radios Francophones Publiques et, en 2020, le Swiss PressAward pour son enquête sur la révolution des toilettes, parue sur Heidi.News et dans la revue XXI.
Paolo Woods est un photographe de nationalités canado-néerlandaise, établi à Florence. Il se consacre à des projets de longue durée qui mêlent la photographie au journalisme d’investigation.
Il publie des ouvrages sur les réseaux du pétrole, les guerres de George W. Bush, l’Iran. En 2007 et 2008, il documente avec le journaliste Serge Michel l’essor de la présence chinoise
en Afrique. Le livre tiré de ce travail, Chinafrique, est traduit en 11 langues et s’écoule à plus de 40’000 exemplaires pour la seule édition française. En 2011, Woods s’installe en Haïti. Avec le réalisateur et journaliste Arnaud Robert, il publie deux ouvrages sur l’île, State et Pepe. Le Musée de l’Elysée à Lausanne présente pour la première fois ce travail. Puis, avec le photographe Gabriele Galimberti, il travaille pendant trois ans sur les paradis fiscaux. L’ouvrage tiré de cette enquête, The Heavens, est verni lors d’une exposition aux Rencontres de la Photographie d’Arles. Les plus importantes publications du monde (Time, Le Monde, The Guardian, National Geographic, etc) diffusent régulièrement ses photographies. Ses images apparaissent dans de nombreuses collections publiques et privées à travers le monde. Il est, par ailleurs, le récipiendaire de deux prix World Press Photos.

INFOS PRATIQUES
Portes: 17h30, Projection suivie d'une table ronde: 18h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Projection spéciale

jeudi 27 avril
18h

Grève féministe: Cascadeuses d'Elena Avdija

Comment les films peuvent-ils devenir des outils de médiation sur le sujet des violences sexistes, notamment auprès d’un public jeune? En pleine préparation de la grève féministe 2023, le groupe Chailly du collectif de la Grève féministe vaudoise organise une série d’évènements jusqu’au 14 juin. À cette occasion, le Cinéma CityClub projette le film Cascadeuses d'Elena Avdija. Prix de l'Œil d'or de la compétition Focus du dernier festival de Zurich, le premier long-métrage de la cinéaste suisse brosse le portrait de trois femmes cascadeuses, tournant la caméra vers ces figures de l’ombre qui jouent à être frappées, tuées ou violées pour les besoins d’un scénario. À l'issue de la projection, le collectif proposera une discussion sur la manière dont les représentations liées aux violences sexistes sur les écrans infusent dans les manières d’être et de vivre et normalisent notre rapport à ces dernières. Projection et discussion en présence de militant·e·s de la grève féministe ainsi que de la réalisatrice.

Cascadeuses d'Elena Avdija
(Doc., Suisse, France, 1h25, en français, allemand et anglais avec s-t fr.) – Virginie, Petra et Estelle sont des cascadeuses. Elles se font renverser par des voitures ou frapper par des maris violents et des gangsters, souvent à plusieurs reprises. Et à chaque fois, elles se remettent sur pied, prêtes à tourner la scène autant de fois que nécessaire. La liberté, la gloire ou la recherche du pouvoir alimentent le désir de ces femmes de pousser leur corps jusqu’à ses limites. Mais quelle violence leur corps et leur esprit sont-ils capables d’endurer?
En s’éloignant du plateau pour entrer dans la vie privée de ces trois protagonistes, Cascadeuses dédramatise le spectaculaire pour devenir un film d’action de l’intime.
«Alors que leurs pendants masculins jouent les bourreaux ou les héros, les rôles endossés par les cascadeuses restent souvent des rôles de femmes opprimées, battues et maltraitées. Pourtant, elles doivent aussi suivre un entraînement difficile jour après jour pour pouvoir exécuter ces scènes éprouvantes pour le corps. Dans son premier film, la réalisatrice Elena Avdija nous offre l’aperçu d’un business palpitant mais brutal où les actrices restent souvent dans l’ombre.» (Zurich Film Festival)
«Dépassant le sensationnalisme de son sujet, la réalisatrice choisit de mettre l'accent sur le quotidien de ses protagonistes qui révèlent pudiquement leurs bleus tout en cachant les nombreux autres qui restent invisibles, qui partagent leurs secrets, leur besoin de reconnaissance, leurs espoirs... Un portrait touchant et authentique.» (Cineuropa)

Elena Avdija à propos du film
J’ai toujours eu un intérêt pour les questions de genre, déjà bien avant ce projet, mélangé à une fascination pour les coulisses du cinéma.
Avec ma collègue de l’époque, Jeanne Lorrain, on regardait des cascades au cinéma et on s’est demandé quelle était la réalité de ce métier, qui avait l’air d’être surtout masculin. On ne connaissait personne qui l’exerçait mais on a rapidement été mises sur la piste de Virginie Arnaud, qui est LA cascadeuse française et qui nous a raconté son histoire. Cependant, le film n’est pas juste un portrait d'un métier. Il y a un enjeu de genre au-delà de la représentativité professionnelle: la représentation des femmes à l’écran. Virginie était consciente de doubler beaucoup des comédiennes victimes de violence. On parle beaucoup de la parole des femmes dans le cinéma, de la manière dont elle est distribuée, avec le test de Bechdel par exemple. Mais comment la violence est distribuée? Cette question, on n'a que peu l’habitude de la considérer. C’est ce qu’explore le film.

Soutien
Séance organisée avec le soutien de la Ville de Lausanne
INFOS PRATIQUES
Portes: 17h30, Projection suivie d'une discussion: 18h
Tarif unique: 8.- par entrée

Film et concert

samedi 29 avril
19h

Film et concert:

Concert d’Andrina Bollinger, précédé du film Foudre de Carmen Jaquier

Une soirée printanière, entre poésie, sensualité et révélation féminine, avec le concert en quartet de la chanteuse et multi-instrumentiste grisonne Andrina Bollinger, précédé du film Foudre de Carmen Jaquier, magnifique premier long-métrage sur l'émancipation féminine, au cœur d'une vallée suisse.

21h: Andrina Bollinger (CH) en concert
Andrina Bollinger vous invite dans sa maison, son jardin, son univers plein de pensées et de secrets. Dans ce monde, la présence de la chanteuse suisse rencontre un mélange éruptif de musique, de poésie et de spectacle, racontant des histoires profondes, de celles qu’amorcent les changements personnels et encouragent une quête intérieure, et s'inspirant pour ses paroles de la nature et des beaux-arts. Au centre de cette performance puissante, sauvage mais aussi pleine d'humour, se trouve la voix terreuse et veloutée d'Andrina Bollinger qui oscille doucement entre le chant, le cri et le fredonnement, souvent en anglais, parfois en romanche. En plus de jouer du synthétiseur et de la guitare électrique, elle est accompagnée de trois excellents musiciens: le batteur Arthur Hnatek, le bassiste Jules Martinet et le claviériste Alvin Schwaar. Andrina Bollinger a longtemps gardé secret ses trésors de pop qu’elle confectionne magnifiquement, et elle les dévoile enfin sur son premier et délicieux album, Secret Seed, sorti fin 2022.

Précédé à 19h du film Foudre de Carmen Jaquier
(Fiction, Suisse, 2022, 1h32, en français, 12/14) – Été 1900, dans une vallée du sud de la Suisse. Elisabeth, dix-sept ans, s’apprête à faire ses vœux quand le décès brutal de sa sœur aînée l’oblige à retrouver sa famille et la vie de labeur qu’elle avait quittées cinq ans plus tôt pour entrer au couvent. Elisabeth n’est plus une enfant et les mystères entourant la mort de sa sœur vont la pousser à lutter pour son droit à l’expérience…
«Le premier long-métrage de la réalisatrice romande Carmen Jaquier allie somptueusement la force des montagnes suisses à la ferveur d'un récit d’émancipation féminine, le tout développé avec sensualité et émotion. Porté par de remarquables comédien·ne·s et un brillant travail de caméra, Foudre transcende les époques.» (FIFDH)
«Foudre est un témoignage du passé, qui fait écho avec une thématique actuelle, par son évocation courageuse de l’émancipation d’une jeune femme au début du 20e siècle. Nous saluons la naissance d’une réalisatrice qui cultive merveilleusement le sens du mystère et se pose en porteuse d’espoir pour les générations futures.» (Jury du Prix Opera Prima à Soleure, 2023)
«Exploration incandescente et sensorielle de la liberté, Foudre est autant un bucher de sorcière qu’un feu de joie.» (Le Polyester)


liens
> Le site d'Andrina Bollinger
> La page youtube d'Andrina Bollinger

INFOS PRATIQUES
Portes: 18h30, Film: 19h, Concert: 21h
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (membres, étudiant·e·s, avs, ac, ai, ri, carteculture)
Petite restauration sur place

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