mars   


Rencontre cinéma

mardi 3 mars
20h

Rencontre: Toute ma vie de Matias Carlier

Présenté en 2025 en Compétition nationale à Visions du Réel et aux Journées de Soleure 2026 dans la section Panorama, le documentaire de Matias Carlier suit Noah de ses 13 à ses 16 ans, créant une relation de confiance entre les deux qui se reflète dans la sincérité du film. Celui-ci présente une réalité cachée, celle d’une jeunesse précaire dans l’un des pays les plus riches du monde. Le cinéaste Matias Carlier sera présent au CityClub pour présenter son film.


toute ma vie de matias carlier

(Documentaire, Suisse, 2025, 1h09, en français, 12/14) – Depuis ses six ans, Noah navigue entre la maison de sa mère, les foyers d’accueil et les problèmes avec la justice. Mais lorsqu’il perd pied, il enfourche son vélo, dévale les pentes lausannoises et devient le roi du bitume. Tourné sur trois ans, Toute ma vie explore avec délicatesse les ruptures de l’adolescence et dresse le portrait intime d’une quête d’identité.


MATIAS CARLIER À PROPOS DE SON FILM

« Le film s’est construit dans la durée, au rythme de Noah, sans jamais le brusquer. Entre les périodes de tournage, nous nous retrouvions simplement pour passer du temps ensemble. La caméra n’arrivait qu’après. Certaines scènes ont été filmées avec des dispositifs très légers — caméscope, iPhone — parce que ces outils permettaient une proximité plus juste : Noah oubliait la technique et pouvait être lui-même. Ce n’était pas un film sur lui, mais avec lui. La confiance que Noah et sa famille m’ont accordée a été déterminante. Sa mère, sa petite sœur et ses proches ont accepté la présence de la caméra dans leur quotidien, aussi bien dans les moments difficiles que dans les instants plus légers. Cette ouverture a rendu le film possible.»


Le film sera à l'affiche tout le mois de mars au Cinéma CityClub


Achetez vos places
    ma 3.3  /  20h


Rencontre cinéma

mardi 10 mars
20h

La Maison des femmes

Premier long-métrage de la cinéaste Mélisa Godet, spécialiste des thématiques sociales, La Maison des femmes ouvre les portes de l'espace d'accueil situé en Seine-Saint-Denis. Un lieu qui porte haut ses valeurs et ses principes de partage, de solidarité et de sororité. Le film sera suivi d'une discussion avec la cinéaste l'actrice Lætitia Dosch.


La maison des femmes de Mélisa Godet

(Fiction, France, 2025, 1h50, en français, 12/14) – À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.


Mélisa Godet À PROPOS DE SON FILM

« En m’attaquant à ce sujet, j’étais consciente que le film serait émotionnellement dur à écrire et à tourner. En revanche, je ne voulais pas qu’il soit dur à voir. Il y a, bien sûr, des séquences difficiles avec des récits très chargés et heureusement, sinon le rendez-vous serait manqué. Mais je voulais aussi de l’humour, de l’esprit : que ça vive, qu’il y ait du répondant. C’est toujours un signe d’intelligence pour les personnages et aussi une politesse vis-à-vis du spectateur. Une manière de lui dire : « On s’attaque à un sujet pas simple, ça va être dur, mais viens, ça va aller, on va aussi rire ensemble. » Parce que la vie c’est aussi ça : cette cohabitation du tragique et du drôle. »

lætitia dosch à propos du film
« Une des forces du scénario est la transcription fidèle de ce que vivent les soignantes de la Maison des Femmes. Fréquenter et défendre les victimes de violence les amènent à se questionner sur leur propre vie et à se montrer plus exigeantes. Ces femmes qu’elles aident ont vécu des choses terribles ; certaines ont traversé des continents pour arriver en France aux prix d’énormes difficultés, elles ont dû surmonter leur peur de parler. Elles aussi sont des guerrières. Elles transmettent leur force aux soignantes. De chaque côté, chacune amène sa force et chacune permet à l’autre d’avancer. »

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    ma 10.3  /  20h


Rencontre cinéma

mercredi 18 mars
20h

Rencontre: La Beauté de l'Âne de Dea Gjinovci

En présence de la cinéaste Dea Gjinovci. Dans ce documentaire fictionnel présenté aux journées de Soleure, au Zurich Film festival ainsi qu'en Tchéquie et aux Etats-Unis, la cinéaste se lance avec son père et le village à la recherche de traces du passé. Ensemble, ils font revivre les souvenirs d’enfance de son père, dans le Kosovo des années 1950, révèlent des faits bouleversants, se souviennent de la vie quotidienne, et soulèvent des questions restées sans réponse…


La Beauté de l'Âne de Dea Gjinovci

(Documentaire, Suisse, 2025, 1h15, v.o. albanais et français sous-titrée français, 16/16) – La cinéaste Dea Gjinovci et son père, qui vit en exil à Genève depuis soixante ans, retournent dans son village natal de Makermal, au Kosovo. Il a été détruit pendant la guerre, et les seuls vestiges qui subsistent sont les récits des villageois encore en vie ; une communauté résiliente, à l’image de son histoire. 


« Dans son hybride raffiné de fiction et de documentaire, Dea Gjinovci ne se contente pas de traiter le passé de son père, mais aborde aussi les atrocités et les crimes des guerres de Yougoslavie, en particulier de la guerre du Kosovo. Gjinovci traite ce sujet grave de manière tantôt profondément triste, tantôt drôle, mais toujours poétique et pleine d'humour.» (Tom von Arx, OutNow)


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    me 18.3  /  20h


Rencontre cinéma

lundi 30 mars
20h

Rencontre: Divine Comedy d'Ali Asgari

En compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d'Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l'humour ne provient pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le cinéaste Ali Asgari sera présent au Cinéma CityClub pour une discussion suite à la projection.


Divine Comedy d'Ali Asgari

(Fiction, Iran, 2025, 1h36, v.o. farsi sous-titrée français,16/16) – Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.


Ali Asgari à propos de son film

« Les cinéastes Bahram et Bahman Ark, qui ont été confrontés à la censure dans la vie réelle, jouent des versions fictives d'eux-mêmes. Leur casting est une déclaration métatextuelle sur les thèmes du film. De même, Sadaf Asgari, interdite de travail en Iran après avoir assisté au Festival de Cannes pour Āyehā-ye zamini, apporte une authenticité subversive en jouant son propre rôle. L'humour ne provient  pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le système de censure alambiqué s'effondre sous le poids de ses contradictions. Les personnages réagissent avec sarcasme et un humour discret, l'humour devenant une forme de résistance lorsque la rébellion est dangereuse. La réalisation du film est en soi un acte de résistance. »


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    lu 30.3  /  20h

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