
Présenté en 2025 en Compétition nationale à Visions du Réel et aux Journées de Soleure 2026 dans la section Panorama, le documentaire de Matias Carlier suit Noah de ses 13 à ses 16 ans, créant une relation de confiance entre les deux qui se reflète dans la sincérité du film. Celui-ci présente une réalité cachée, celle d’une jeunesse précaire dans l’un des pays les plus riches du monde. Le cinéaste Matias Carlier sera présent au CityClub pour présenter son film.
(Documentaire, Suisse, 2025, 1h09, en français, 12/14) – Depuis ses six ans, Noah navigue entre la maison de sa mère, les foyers d’accueil et les problèmes avec la justice. Mais lorsqu’il perd pied, il enfourche son vélo, dévale les pentes lausannoises et devient le roi du bitume. Tourné sur trois ans, Toute ma vie explore avec délicatesse les ruptures de l’adolescence et dresse le portrait intime d’une quête d’identité.
Le film sera à l'affiche tout le mois de mars au Cinéma CityClub

Premier long-métrage de la cinéaste Mélisa Godet, spécialiste des thématiques sociales, La Maison des femmes ouvre les portes de l'espace d'accueil situé en Seine-Saint-Denis. Un lieu qui porte haut ses valeurs et ses principes de partage, de solidarité et de sororité. Le film sera suivi d'une discussion avec la cinéaste l'actrice Lætitia Dosch.
(Fiction, France, 2025, 1h50, en français, 12/14) – À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.

En présence de la cinéaste Dea Gjinovci. Dans ce documentaire fictionnel présenté aux journées de Soleure, au Zurich Film festival ainsi qu'en Tchéquie et aux Etats-Unis, la cinéaste se lance avec son père et le village à la recherche de traces du passé. Ensemble, ils font revivre les souvenirs d’enfance de son père, dans le Kosovo des années 1950, révèlent des faits bouleversants, se souviennent de la vie quotidienne, et soulèvent des questions restées sans réponse…
(Documentaire, Suisse, 2025, 1h15, v.o. albanais et français sous-titrée français, 16/16) – La cinéaste Dea Gjinovci et son père, qui vit en exil à Genève depuis soixante ans, retournent dans son village natal de Makermal, au Kosovo. Il a été détruit pendant la guerre, et les seuls vestiges qui subsistent sont les récits des villageois encore en vie ; une communauté résiliente, à l’image de son histoire.

En compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d'Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l'humour ne provient pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le cinéaste Ali Asgari sera présent au Cinéma CityClub pour une discussion suite à la projection.
(Fiction, Iran, 2025, 1h36, v.o. farsi sous-titrée français,16/16) – Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.
« Les cinéastes Bahram et Bahman Ark, qui ont été confrontés à la censure dans la vie réelle, jouent des versions fictives d'eux-mêmes. Leur casting est une déclaration métatextuelle sur les thèmes du film. De même, Sadaf Asgari, interdite de travail en Iran après avoir assisté au Festival de Cannes pour Āyehā-ye zamini, apporte une authenticité subversive en jouant son propre rôle. L'humour ne provient pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le système de censure alambiqué s'effondre sous le poids de ses contradictions. Les personnages réagissent avec sarcasme et un humour discret, l'humour devenant une forme de résistance lorsque la rébellion est dangereuse. La réalisation du film est en soi un acte de résistance. »
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