janvier   


Le P'tit CityClub

Giuseppe et le fantôme de l'hiver

DÈS 3 ANS

D’Isabelle Favez
ANIMATION, Suisse, 2022, 26’, en français, 0/6 ans
Précédé de trois courts-métrages (durée totale du programme: 45')

Giuseppe est un petit hérisson qui n’a qu’un rêve, celui de voir la neige. Mais attention, quand le froid arrive, gare au fantôme de l’hiver! On dit qu’il sort de ses montagnes pour attraper les petits hérissons qui ne voudraient pas hiberner… La nouvelle réalisation d’Isabelle Favez après Zibilla (projeté l’année dernière au CityClub).
Un film précédé de trois courts-métrages: Le petit Oiseau et l’Écureuil et Le petit Oiseau et la Feuille de Lena Van Döhren (2x4 minutes) – deux joyeuses et passionnantes courses-poursuites à travers la nature – et Les fruits des nuages de Kateřina Karhánková (11 minutes) – l’histoire d’un petit animal qui fait une magnifique découverte après avoir surmonté sa peur de l’inconnu.
Un joli programme de quatre films autour des saisons, de l’hibernation et du monde animal.

DOSSIER D'ACTIVITÉS
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RENCONTRE CINÉMA
Dimanche 30 octobre à 15h, projection en présence de la cinéaste Isabelle Favez. Les enfants sont invités à venir déguisés en fantôme de l’hiver et le goûter sera offert!

SÉANCE RELAX
Mercredi 28 décembre à 15h
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux familles avec un enfant en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité aux enfants de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.

LE P'TIT CITYCLUB
> Le programme de septembre à décembre (pdf)

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.


Le P'tit CityClub

Yuku et la fleur de l'Himalaya

DÈS 4 ANS

De Rémi Durin et Arnaud Demuynck
Avec les voix d'Arno et d'Agnès Jaoui
Animation, 2022, Suisse, France, Belgique, 1h02, en français, 0/6 ans

En haut des plus hautes montagnes de la Terre vit une plante qui se nourrit de la plus parfaite lumière du soleil...: la fleur de l’Himalaya. Yuku, une jeune souris qui vit dans les sous-sols d’un château, part à la recherche de cette fleur à la lumière éternelle pour l’offrir à sa grand-mère qui devra bientôt partir avec la petite taupe aveugle dans les méandres de la Terre. Mais pour réussir, il y a un long voyage semé d’embûches à parcourir. Il faut traverser le terrible domaine des rats d’égouts, la prairie aux corbeaux, cruels et voraces, la forêt enchantée où l’on se perd et, surtout, le petit pont de la peur gardé par le loup! Mais sur le chemin, grâce à sa musique et à ses chansons, Yuku va se faire beaucoup d’amis. Ne sont-ils pas le bien le plus précieux pour réussir l’aventure de la vie?
Un film musical avec son lot de personnages drôles et attendrissants qui met au premier plan le ukulélé – la petite guitare hawaïenne dont joue à merveille Yuku pour se sortir de toutes les situations – et les énigmes!
«Un superbe conte initiatique et musical, qui évoque avec douceur, sensibilité et une pointe d’humour la perte d’un être cher.» (Télérama).


CAHIER D'ACTIVITÉS
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SÉANCE RELAX
Mercredi 4 janvier à 15h
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux familles avec un enfant en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité aux enfants de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.

LE P'TIT CITYCLUB
> Le programme de septembre à décembre (pdf)

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.


films du mois

Unrueh

De Cyril Schäublin
Avec Clara Gostynski, Alexei Evstratov, Monika Stalder
Fiction, Suisse, 2022, 1h33, v.o. s-t fr., 6/12

«L’indépendance de pensée et d’expression que je rencontrais dans le Jura suisse répondait bien mieux à mes sentiments; et après avoir passé quelques semaines chez les horlogers, mes opinions sur le socialisme étaient fixées: j’étais anarchiste» (Pyotr Kropotkine).
1870 à Saint-Imier. Joséphine, jeune ouvrière, fabrique la pièce maîtresse de l’horloge mécanique: le balancier. Exposée à de nouvelles façons d'organiser l'argent, le temps et le travail, elle s'engage dans le mouvement local des horlogers anarchistes, où elle rencontre le voyageur russe Pyotr Kropotkine, géographe, cartographe et théoricien du communisme libertaire…
Descendant d’une famille d'ouvrières horlogères, le cinéaste zurichois Cyril Schäublin plonge dans son passé et explore les liens entre histoire suisse et anarchisme. Il signe ici son second long-métrage, sélectionné dans de nombreux festivals et lauréat à Berlin du Prix de la meilleure réalisation dans la sélection Encounters, section qui récompense les films audacieux et innovants d'un point de vue esthétique et narratif. Une œuvre inclassable, à la beauté et l’intelligence rare.
« Une fable remarquable et étonnante sur le capitalisme. » (Le Monde)
«Avec un calme étrange et troublant, Unrueh plonge le spectateur dans une période de l'histoire où les idéaux de collectivité et d'anarchisme affrontent les pouvoirs envahissants du capitalisme. Après ses débuts avec Dene wos guet geit, Cyril Schäublin continue à développer son style: avec un soin extrême de la composition, il intercale des plans larges et des très gros plans qui lui sont typiques et qui également célèbrent l'artisanat. Sa position politique claire montre aussi, par le biais de la distanciation et de l'ironie, à quel point son sujet est actuel et universel.» (Jury de la section Encounters, Berlinale 2022)
«Comment traduire efficacement le surréalisme qui rend Unrueh si unique? C’est une comédie rêveuse et absurde située dans un village découpé par des décrets absurdes en quatre fuseaux horaires. Mais sous la lisse surface des politesses, Cyril Schaüblin montre que toutes les petites mains du village s’agitent en cadence. À force de gros plans sur des mécanismes horlogers, il bâtit alors le plus curieux des comptes à rebours. Si les personnages d'Unrueh semblent parfois construire une bombe ou une machine à voyager dans le futur, Cyril Schaüblin a donné naissance à un film au charme inclassable.» (Le Polyester)
«Unrueh… il suffirait d’échanger les deux dernières lettres du mot pour passer de la signification en allemand de "balancier" à "désordre", "agitation". C’est dans cette ambivalence sémantique que le réalisateur zurichois construit, tel un horloger, son film à double mécanique. Cyril Schäublin expose avec précision et foultitudes de détails comment fonctionne une montre mécanique. Cette déconstruction de mécanique horlogère adossée à celle de la mécanique du capitalisme industriel produit une œuvre singulière, d’une grande finesse et de toute beauté.» (J:mag)

Rencontre cinéma
Vendredi 2 décembre à 20h en présence du cinéaste
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films du mois

Falcon Lake

De Charlotte Le Bon
Fiction, France, Canada, 2022, 1h41, en français québécois avec s-t fr., 16/16

Bastien, 13 ans, et Chloé, 16 ans, enfants de parents amis, passent leurs vacances d'été dans une cabane au bord d'un lac au Québec. On raconte qu’un enfant y serait mort noyé et qu’il hanterait désormais les lieux. Malgré la différence d'âge qui les sépare, les deux jeunes vont nouer des liens singuliers…
Après un court-métrage remarqué, l'actrice et cinéaste québécoise raconte dans son premier long une histoire d’amour et de fantômes. Un récit initiatique et poétique, aux tonalités fantastiques, sélectionné notamment à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes.
«Rarement la soif et la peur de vivre, les sentiments confus et les penchants morbides de cet âge ont été aussi bien incarnés – chapeau à Sarah Montpetit et Joseph Engel, déjà formidable chez Louis Garrel.» (L’Obs)
«La beauté de Falcon Lake tient beaucoup à l’effort de rester coûte que coûte du côté de cette indécision, quitte à se moquer de la logique et du rationnel, et sans pour autant surjouer l’hésitation classique entre fantastique et réalisme (autre frontière naturellement brouillée ici).» (Cahiers du Cinéma)
«Falcon Lake, premier long-métrage de la comédienne Charlotte Le Bon, impressionne par son ambiance et sa maîtrise.» (Le Parisien)
«Une douce rêverie mélancolique, qui commence comme un tendre teen movie avant de s'envoler vers une poésie d'une infinie délicatesse. Une des plus belles surprises de 2022.» (Écran Large)


films du mois

Saint Omer

d'Alice Diop
Avec Atillahan Karagedik, Kayije Kagame, Guslagie Malanda
Fiction, France, 2022, 2h02, en français, 12/14

Sur les bancs d’un procès d'assises, Rama, une jeune romancière, vient écouter une mère jugée pour infanticide, accusée d’avoir tué sa fille de quinze mois en l’abandonnant à la marée montante sur une plage. Mais au cours du procès, rien ne se passe comme Rama l’avait prévu. La romancière commence ainsi à se questionner sur son propre rapport à la maternité, la parole de l’accusée et l’écoute des témoignages faisant vaciller ses certitudes et l’interrogeant sur ses jugements…
Représentant de la France aux Oscars, lauréat du Lion d’argent et du Prix du meilleur premier film à la dernière Mostra de Venise, Reflet d'or du meilleur film au GIFF, Saint Omer d'Alice Diop s'inspire d'une histoire vraie et suit le procès d'une mère jugée pour infanticide à travers les yeux d'une romancière. À la fois chronique judiciaire et intriguant portrait psychologique, le premier long-métrage de la réalisatrice d’origine sénégalaise est un drame bouleversant qui explore le rapport complexe à la maternité et la place des femmes dans la société.

RENCONTRE CINÉMA
Mercredi 30 novembre à 20h30 en présence de l'actrice Kayije Kagame
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films du mois

Armageddon Time

De James Gray
Fiction, États-Unis, 2022, 1h55, v.o. s-t fr., 16/16

Années 1980. Paul grandit dans le Queens, à New York, au sein d’une famille d’origine juive. Au lieu de se concentrer sur ses études, il préfère peindre et dessiner. Seul son grand-père soutient ses ambitions artistiques. Paul et son meilleur ami Johnny, un Afro-Américain, font ensemble les 400 coups. Jusqu’à ce que les parents de Paul décident de placer leur enfant en école privée… L’histoire intime du passage à l’âge adulte d’un garçon du Queens dans les années 1980, de la force de la famille et de la quête générationnelle du rêve américain… Sélectionné en compétition à Cannes, avec notamment Anne Hathaway et Anthony Hopkins au casting, Armageddon Time soigne un style épuré pour mieux servir l’intime. Un film d’une grâce infinie sur la perte de l’innocence.
Après avoir signé cinq drames (dont We Own the Night et Two Lovers) ayant pour théâtre sa ville natale de New York où il met en scène des groupes d’individus aux liens aussi étroits que troubles, James Gray s’est lancé dans d’ambitieuses explorations d’autres continents et univers, avec The Lost City of Z se déroulant en partie dans la jungle amazonienne, et Ad Astra, qui suit un astronaute aux confins du système solaire. Avec Armageddon Time, le réalisateur ne revient pas seulement à New York, mais surtout dans le quartier de maisons mitoyennes de Flushing, dans le Queens, où il a grandi: «Je suis allé dans la jungle et dans le cosmos, et j’ai adoré ça. Mais à un moment donné, on comprend que l’infini est en soi. Et, si l'on parvient à s’exprimer sincèrement et sans détour, c’est ce qu’on peut faire de mieux. Je voulais rentrer à la maison, et faire un film qui serait le plus personnel possible.»
James Gray à propos du film: «L'histoire comme les mythes émergent toujours du microcosme de l’intime. Avec Armageddon Time, je me suis efforcé de faire le film le plus personnel et le plus lucide que j’ai pu. J’ai voulu me libérer des conventions propres à un genre et éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle à la sincérité. Le rêve américain a toujours tenu une place importante dans l’histoire que ma famille aimait se raconter sur elle-même. On ne gobait pas toutes les platitudes, mais on embrassait de tout cœur le schéma narratif dominant. Mes parents se croyaient suffisamment lucides pour faire la différence entre mythe et réalité, mais je les ai vus se débattre avec les limites inhérentes à un système construit sur l’illusion d’une société sans classes. Le monde leur intimait de faire des compromis. En fin de compte, on a fait du mieux qu’on a pu, mais parfois, cela ne suffit pas. Ce film parle d’une époque passée qui fait écho à notre situation actuelle. J’aime les gens qui peuplent cette histoire. Aujourd’hui, ils ne sont que fantômes.»


films du mois

Noche de Fuego

De Tatiana Huezo
Fiction, Mexique, Argentine, Brésil, Allemagne, Etats-Unis, Suisse, 2021, 1h50, v.o. s-t fr., 16/16

Dans un village isolé niché dans les montagnes mexicaines, la population se retrouve chaque jour sous le feu des cartels, en premier lieu les femmes et leurs filles. Pour empêcher qu’Ana, huit ans, se fasse enlever, sa mère Rita lui coupe les cheveux et lui montre où ses amies et elle peuvent se cacher en cas d’urgence. Au fil des ans, la présence des narcotrafiquants se renforce… Mais les jeunes filles ne comptent pas rester invisibles toute leur vie. Leur désir d’insouciance résistera-t-il à la violence qui les entoure?
Venant du documentaire, la cinéaste mexicaine Tatiana Huezo passe avec brio à la fiction. Elle offre dans Noche de Fuego des images particulièrement saisissantes et inventives et parvient à donner corps à la menace omniprésente des narcotrafiquants… Primé à Cannes et à San Sebastián, représentant du Mexique aux Oscars 2022, Noche de Fuego raconte avec force une histoire de survie.
«Tourné dans un village perché dans la Sierra Gorda, ce beau premier long-métrage de fiction de la cinéaste décrit, à hauteur de gosses puis d’adolescentes, les assignations genrées qui charpentent la vie d’une région montagneuse en proie à la tyrannie des cartels et militaires, où la plupart des hommes se révèlent singulièrement absents» (Libération)
«En un court enchaînement d’images percutantes, la mexicaine Tatiana Huezo témoigne d’une aisance remarquable pour donner vie à un monde, avec un sens de la nuance et de l’imaginaire, ainsi qu’un appétit contagieux pour des images riches d’évocation.» (Le Polyester)


Le P'tit CityClub

La Baleine et l'Escargote

DÈS 3 ANS

De Max Lang et Daniel Snaddon
Animation, Grande-Bretagne, 2019, en français, 27 minutes, 0/6 ans
Précédé de TROIS courts-métrages (durée totale du programme: 42 minutes)

Une petite escargote de mer s’ennuie sur le rocher d’un vieux port et rêve de parcourir le monde. Un jour, une grande baleine à bosse lui propose de l’emmener en voyage à travers les océans du globe.
Réalisé par les créateurs du Gruffalo et de Zébulon, le dragon, La Baleine et l'Escargote raconte une amitié insolite entre un gastéropode et un cétacé et plongera les enfants dans une odyssée fabuleuse au cœur de la nature, de l’infiniment petit à l’infiniment grand! Une jolie fable écologique précédée de trois courts-métrages: Rita et Crocodile au zoo et Rita et Crocodile à la piscine de Siri Melchior (2x5 minutes) qui suivent les aventures d’une fillette de quatre ans qui découvre le monde en compagnie de son fidèle ami le crocodile, et Leaf d’Aliona Baranova (6 minutes), l’histoire d’un marin qui retrouve sa maison après un long voyage.

CAHIER D'ACTIVITÉS
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SÉANCE RELAX
Dimanche 15 janvier à 15h
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux familles avec un enfant en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité aux enfants de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.

LE P'TIT CITYCLUB
> Le programme de janvier à mai 2023

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.


Le P'tit CityClub

Ernest et Célestine – Le voyage en Charabie

dès 6 ans

De Julien Chheng et Jean-Christophe Roger, Animation, France, 2022, 1h19, en français, 6/6 ANS

Ernest et Célestine retournent au pays d’Ernest, la Charabie, pour faire réparer son précieux violon cassé. Ils découvrent alors que la musique est bannie dans tout le pays et ce depuis plusieurs années. Pour nos deux héros, il est impensable de vivre sans musique! Accompagnés de complices, dont un mystérieux justicier masqué, Ernest et Célestine vont tenter de réparer cette injustice afin de ramener la joie au pays des ours…
Le grand ours et la petite souris se lancent dans de nouvelles aventures: une histoire qui aborde le droit à l'indignation et de se battre contre l’absurdité des règles poussées à l’extrême. Un film porté par l’esprit tendre de l'œuvre de Gabrielle Vincent et qui invite les enfants à réfléchir sur le monde et les injustices.


SÉANCE RELAX
Dimanche 12 février à 11h
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux familles avec un enfant en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité aux enfants de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.

LE P'TIT CITYCLUB
> Le programme de janvier à mai 2023
INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant


Ciné-seniors

Close

De Lukas Dhont
Fiction, Belgique, France, Pays-Bas, 2022, 1h45, en français, 12/12

Léo et Rémi sont des amis inséparables. Les deux garçons de 13 ans passent beaucoup de temps ensemble dehors dans la nature, ils créent et jouent dans leurs propres mondes imaginaires, ils vont ensemble à l’école, s’invitent à dormir l’un chez l’autre et se racontent presque tout. Mais les questions et la curiosité de certains de leurs camarades de classe concernant leur relation sèment le doute. Léo prend ses distances. Rémi se sent trahi et abandonné. Après une dispute, il se referme complètement sur lui-même. Mais la rupture de cette amitié est lourde à porter pour chacun des deux garçons…
Le nouveau film du cinéaste flamand après Girl. Lauréat du Grand prix à Cannes, Close narre une histoire sensible et délicate sur l’amitié, la perte et le pardon. Les jeunes acteurs sont impressionnants de justesse et d'intensité.


Ciné-seniors
Un à deux vendredis après-midi par mois, une séance spéciale, ouverte à toutes et à tous, organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.
INFOS PRATIQUES
Portes: 14h, Projection: 14h30
Tarif des séances Ciné-seniors: 10.-
Séance ouverte à toutes et à tous


Film et concert

Film et concert: Musique prodige

COMPLET

Concert de Louis Matute Large Ensemble, précédé du documentaire Rewind & Play d’Alain Gomis

Une grande soirée pour commencer l’année, avec le concert de fin de résidence musicale entre nos murs du Louis Matute Large Ensemble, précédé de l'éblouissant documentaire Rewind & Play d’Alain Gomis sur le génie de Thelonious Monk.

20h30: Louis Matute Large Ensemble en concert
Le guitariste romand Louis Matute, avec son Large Ensemble à géométrie variable composé de prodiges de la nouvelle scène suisse, a sorti l’an dernier un album magnifique, Our Folklore, dont la beauté largement reconnue ici est en train de retentir hors du pays. À l’heure d’écrire ces quelques lignes, Louis Matute vient de remporter le Prix Evidence 2022 de l’Académie du Jazz, la première place du Palmarès de TSF Jazz et de se produire dans la prestigieuse salle Pleyel parisienne… Une carrière internationale très prometteuse qui démarre à fond. La venue de Louis Matute à Pully donne aussi l’occasion au CityClub de poursuivre sa vocation de repérage et de soutien aux artistes de talent: durant une semaine, en amont de son concert, le guitariste sera en résidence musicale entre nos murs et pourra profiter des meilleures conditions qui soient pour perfectionner sa musique. Car c’est là l’une de ses grandes qualités, en plus de sa virtuosité et de son extraordinaire talent mélodique, que de toujours chercher à faire avancer sa musique, à la croisée de sonorités latines et orientales, de musiques traditionnelles et de jazz. Un mélange de cultures qui nous entraîne dans un paysage artistique unique, plein d’envolées chaleureuses, parfois aussi mélancoliques, où lʼharmonie entre les musiciens est totale. On adore.
Avec: Louis Matute (guitare électrique), Léon Phal (saxophone), Zacharie Ksyk (trompette), Andrew Audiger (piano), Virgile Rosselet (contrebasse),  Nathan Vandenbulcke (batterie)
Précédé à 19h du documentaire Rewind & Play d’Alain Gomis
(Documentaire, France, Allemagne, 2022, 1h05) – Décembre 1969, Thelonious Monk arrive à Paris. Avant son concert du soir, il enregistre une émission pour la télévision française. Les rushes qui ont été conservés nous montrent un Thelonious Monk rare, proche, en proie à la violente fabrique de stéréotypes dont il tente de s’échapper. Le film devient la traversée de ce grand artiste, qui voudrait n’exister que pour sa musique. Et le portrait en creux d’une machine médiatique aussi ridicule que révoltante.
INFOS PRATIQUES
Portes: 18h30, Projection: 19h, Concert: 20h30
Tarifs : 25.- (plein) / 20.- (membres, réduit)
Petite restauration sur place


Rencontre cinéma

Le Film de mon père de Jules Guarneri, en sa présence

«Le Film de mon père est mon premier film. Celui que mon père a toujours rêvé que je fasse. Et c’est peut-être ça le problème…». Pour son premier long-métrage, le cinéaste suisse Jules Guarneri s'empare du journal filmé de son père et livre un regard empathique et réflexif sur sa famille. Sélectionné et primé à Visions du Réel, Le Film de mon père est à découvrir le 23 janvier en présence du cinéaste et sera ensuite à l'affiche en février.

LE FILM DE MON PÈRE DE JULES GUARNERI
(Documentaire, Suisse, 2022, 1h13, en français) – Jules Guarneri a grandi à Villars, entre un frère et une sœur adoptés, dans un chalet hanté par le fantôme de sa mère décédée lorsqu'il avait vingt ans. Son père y vit encore; solitaire rentier, il lui offre son journal filmé, comprenant plus de vingt heures d'images. Un cadeau dont s’empare le cinéaste pour le faire résonner avec ses propres images…
«Un jour, mon père s’est acheté une caméra et a commencé à se filmer quotidiennement. Son but: me donner ce matériel autobiographique pour que je réalise mon premier film. Le journal intime d’un veuf solitaire, vivant entouré de mon frère et ma sœur adoptés sur la propriété familiale «La Belle Poule». Avant de mourir, il aimerait encore accomplir trois choses: rendre mon grand frère Oskar autonome; se réconcilier avec ma sœur Iwa; et construire un chalet dans le jardin pour que je revienne vivre à leurs côtés. Je filme mon père, son désir de transmission, ma sœur qui lui échappe, mon frère qui tente de se construire. Et moi, au milieu, qui réalise un film comme une étape indispensable pour quitter ma jeunesse…» (Jules Guarneri)

JULES GUARNERI À PROPOS DE SON FILM
«J’ai grandi à Villars, une station des Préalpes suisses. Mes parents ont adopté mon grand frère et ma grande sœur. Moi, j’ai débarqué au milieu de tout ça par accident.
Je suis le seul fils biologique de mon père, un rentier qui n’a jamais travaillé, et de ma mère, une aristocrate belge décédée lorsque j’étais encore en pleine crise d’adolescence. Je les ai toujours observés comme des personnages de fiction. Mon père me rappelle le Colonel Kurtz, le damné d’Apocalypse Now. Mon frère ressemble au géant indien de Vol au-dessus d’un Nid de Coucou et ma sœur pourrait tout droit sortir d’une comédie dramatique. Très jeune, j’ai pris une caméra pour faire des vidéos de ski et c’est devenu ma passion. Mais mon père cinéphile a toujours rêvé que je réalise des films plus narratifs. Alors quand j’ai évoqué, il y a trois ans, l’idée de tourner un documentaire sur ma famille, mon père s’est immédiatement acheté une caméra, un trépied et un micro pour se filmer quotidiennement et me faire don ensuite de ce matériel. C’est à la fois sa façon de m’encourager, de m’amener vers une certaine indépendance et en même temps, une manière de garder le contrôle. Moi, j’ai vu en lui et en ses actes un véritable film. J’étais lancé. Ce projet est rapidement devenu pour moi une quête personnelle. Plus j’avançais dans la réalisation de ce film, et plus je me réalisais. Plus je me détachais du joug de mon père. Cette quête à la fois créative et émancipatrice est au cœur de ce documentaire. Je pars à la rencontre de ma vocation: faire des films.
Tout a commencé à la mort de ma mère. Durant cette période de deuil, mon père a commencé à s’investir démesurément dans la vie de ses enfants. Il s’est donné pour mission de nous rendre indépendants et de faire tout ce que ma mère aurait voulu accomplir pour nous. Par-dessus tout, il a débuté la construction d’un chalet dans son jardin pour que je retourne vivre à ses côtés. Face à ces évènements, une multitude de questions me sont alors apparues. Jusqu’où peut-on imposer l’héritage qu’on souhaite transmettre à ses enfants? Comment quitter le nid familial? Comment grandir et devenir adulte? Comment s’affranchir du poids que la famille peut générer ou au contraire que garder d’elle?
Ce documentaire vise à questionner nos relations familiales. Il est autant un documentaire sur ma propre construction de jeune adulte et cinéaste que sur le deuil, l’impossible héritage et la difficulté d’une transmission.»

À L'AFFICHE EN FéVRIER
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INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Rencontre cinéma

Sous les figues d'Erige Sehiri

Venue du documentaire, Erige Sehiri réalise avec Sous les figues son premier long-métrage de fiction, sélectionné notamment à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. En suivant un groupe de jeunes femmes réunies dans un verger pour la récolte des figues, elle brosse le portrait complexe des mœurs de la Tunisie d’aujourd’hui. Un huis clos à ciel ouvert qui bouillonne de sensualité et de réalisme, à voir en présence de la cinéaste franco-tunisienne (en visioconférence à l'issue de la projection) et à l'affiche tout le mois de février.

Sous les Figues d'Erige Sehiri
(Fiction, Tunisie, Suisse, France, Qatar, Allemagne, 2021, 1h32, v.o. s-t fr., 16/16) – Au nord-ouest de la Tunisie, des jeunes femmes travaillent à la récolte des figues. Sous le regard des ouvrières plus âgées et des hommes, elles flirtent, se taquinent, se disputent. Au fil de la journée, le verger devient un théâtre d'émotions, où se jouent les rêves et les espoirs de chacun.
«À la fois théâtre du conservatisme, de l’émancipation et de la domination sociale, Sous les figues révèle magnifiquement le subtil portrait d’une Tunisie perdue entre désir de liberté et respect des traditions.» (aVoir-aLire)
«Ce geste créateur, délicat et nuancé, fait de ce premier film une jolie réussite et rappelle qu’un acte politique réside également dans sa capacité à remettre de la douceur dans une situation minée par la violence des rapports sociaux.» (Culturopoing)
«À cet éternel questionnement amoureux, marivaudage des temps présents, la cinéaste tunisienne greffe une note réaliste qui finit par transformer ce que l’on avait perçu comme un éden en représentation étroite et d’autant plus éloquente d’une société, d’une époque, avec en métaphore la pourriture, sous la joliesse de l’image, la maturité des fruits comme celle des âges.» (Les Inrockuptibles)
«Dans un verger aux airs de jardin d’Eden, auréolé d’un ciel bleu éclatant, ce film "instinctif" et doux-amer pénètre avec un naturel et une infinie empathie dans l’intimité des jeunes ouvrières agricoles (et ouvriers) pendant la récolte des figues. Leurs rudes conditions de vie, pas même esquissées, se devinent en arrière-plan.» (La Croix)

ERIGE SEHIRI À PROPOS DE LA GENÈSE DU FILM
«Alors que je collais des affiches sur les murs d’un lycée pour un casting dans la région rurale du nord-ouest de la Tunisie – je voulais tourner un film sur des jeunes qui animent une radio –, je rencontre Fidé. J’ai eu un coup de cœur. Je lui ai demandé ce qu’elle faisait pendant l’été. Elle m’a répondu qu’elle travaillait dans les champs, et m’a proposé de l’accompagner lors d’une journée de travail.
Je suis donc allée voir ces femmes au labeur. Ces ouvrières agricoles m’ont émue. J’ai discuté avec elles de ce qu’elles vivent au quotidien, de leur manière de travailler, de leurs relations avec les hommes, du patriarcat: il y avait déjà tellement de matière! Je tenais à donner un visage à ces travailleuses habituellement invisibles. Je me suis alors mise à écrire en écoutant en boucle "L’Estaca", un chant contestataire né sous Franco. Dans sa version arabe tunisienne de Yesser Jradi, c’est un chant sur le labeur, l’amour et la liberté.»

À L'AFFICHE EN FÉVRIER
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INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Ciné-seniors

Une goutte d'eau sur un volcan

De Sébastien Devrient
Documentaire, Suisse, 2022, 1h10, en français, 6/12

Deux amis, Frédéric Swierczynski, l’un des meilleurs plongeur-spéléologues du monde, et Sébastien Devrient, réalisateur et guide de montagne, partent pour plonger seuls, sans assistance, dans le lac le plus haut du monde, sur les flancs du volcan Ojos del Salado en Argentine. Un pari ambitieux pour une expédition semée d’embûches dans le désert d’Atacama. Trois semaines d’expédition en transportant leur matériel de plongée pour atteindre les lacs à près de 6'000 m d’altitude. Les aventuriers vont devoir s’adapter, affronter les tempêtes et le froid dans un monde minéral où le manque d’eau va bientôt se faire sentir...
RENCONTRE
Projection en présence du réalisateur Sébastien Devrient et de la productrice et narratrice Carole Dechantre

Ciné-seniors
Un à deux vendredis après-midi par mois, une séance spéciale, ouverte à toutes et à tous, organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.
INFOS PRATIQUES
Portes: 14h, Projection: 14h30
Tarif des séances Ciné-seniors: 10.-
Séance ouverte à toutes et à tous


Le P'tit CityClub

Ciné-concert: Le Voyage du Lion Boniface

11H: COMPLET
15H: COMPLET

DÈS 2 ANS

Après Komaneko proposé en avril dernier, le duo français SZ revient à Pully pour un nouveau ciné-concert: les deux frères multi-instrumentistes présenteront Le Voyage du Lion Boniface, un spectacle onirique teinté de rock, d’electronica et de jazz autour de deux films du maître du film d’animation russe Fyodor Khitrouk.

Le CINÉ-CONCERT
«SZ»: derrière ce nom curieux se cachent deux frères de Grenoble, Franck et Damien, adeptes du sampling – procédé visant à remonter des extraits sonores pour créer une nouvelle musique –, et spécialistes de la musique à l’image. Ensemble, ils jouent une musique cinématographique aux ambiances électroniques, jazz et rock.
Pour ce ciné-concert, le duo a choisi deux films au graphisme coloré et expressif d’un maître de l’animation: Fyodor Khitrouk, créateur notamment de Winnie l’ourson. Franck et Damien s’amusent à souffler le chaud et le froid au milieu de percussions, guitares, claviers, voix et objets sonores rigolos, et servent ici un accompagnement musical savoureux et original qui s’allie merveilleusement à l’univers magique et majestueux du cinéaste russe.

Les films projetés: Les Vacances de Boniface et L’Ourson de Fyodor Khitrouk
(Animation, Russie, 1964-1965, 32 minutes, 0/6 ans) – Quand le lion Boniface quitte son cirque pour des vacances en Afrique, il ne peut s’empêcher d’amuser les enfants, tout en cherchant à renouer avec ses racines… Et quand un petit ours n’a pas sommeil, il part à la découverte du monde hivernal qui lui réserve bien des surprises!
Avec ses films au dessin subtil et enchanteur, Fyodor Khitrouk a marqué l'histoire du cinéma d'animation. Au cours de sa longue carrière, il a reçu de nombreux prix des plus grands festivals de cinéma, notamment la Palme d'or du court-métrage à Cannes en 1974.
LE P'TIT CITYCLUB
> Le programme de janvier à mai 2023
INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des représentations.
Durée des ciné-concerts: environ 35 minutes.
Tarif unique: 10.- par entrée
Ciné-concert à 11h: complet


Rencontre cinéma

Mother Lode de Matteo Tortone, en sa présence

En compétition à la Semaine de la critique de Venise, Mother Lode de Matteo Tortone nous plonge avec force au cœur de la montagne, dans l'univers impitoyable des mines d'or. Soutenu par une image en noir et blanc profonde et époustouflante, oscillant entre fiction et documentaire, Mother Lode raconte, au fil d’un voyage chargé de présages, une descente aux enfers immersive, paradigme d’un monde implacable dans lequel tout peut être sacrifié au nom du profit. Projection spéciale en présence du cinéaste Matteo Tortone et du directeur de la photographie Patrick Tresch.

Mother Lode de Matteo Tortone
(Docu-fiction, Suisse, France, Italie, 2021, 1h26, v.o. s-t fr., 16/16) – Jorge, jeune chauffeur de moto-taxi, quitte sa famille et la banlieue de Lima pour tenter sa chance dans les mines d’or de la Cordillère des Andes. Là-haut, à 5'300 mètres d’altitude, "la ville la plus proche du ciel" attire des milliers de travailleurs saisonniers à la recherche, comme lui, d’une vie meilleure. L’or appartient au Diable et, en échange des pépites, il exige des sacrifices…
«Ce film de Matteo Tortone est profond et impitoyable comme les mines des Andes péruviennes où Jorge va chercher du travail. La photographie, signée par le Suisse Patrick Tresch, restitue les délires de Jorge et la réalité de la boue, de la roche, du froid indomptable, les yeux éteints par l'alcool des camarades mineurs. Matteo Tortone descend dans les entrailles de la montagne avec les mineurs, et ne les abandonne jamais. Le temps s'écoule lentement. C’est une histoire circulaire, qui n'a pas de fin.» (Cineuropa)
«L'image en noir et blanc ajoute une couche de brutalité à l'histoire de Mother Lode. La boue semble plus humide, la saleté plus incrustée et le froid traverse presque l'écran. Mais curieusement, elle ajoute aussi un sentiment de poésie par sa pureté et sa simplicité.» (Modern Times)
«La caméra s'accroche à Jorge, le suivant lorsqu'il emprunte des ruelles sinueuses et des artères boueuses. Et pendant ce temps, des explosions résonnent dans les montagnes, comme un avertissement. C'est l'un des endroits les plus difficiles à vivre sur terre, et pourtant, Matteo Tortone parvient à y révéler sa beauté brute.» (Screen Daily)

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)

février 2023      
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