20 juin


films du mois

16h30

Love me Tender

De Klaudia Reynicke
Avec Barbara Giordano, Antonio Bannò, Gilles Privat
Fiction, Suisse, 2019, 1h23, v.o. s-t fr., 12/14

Dans son costume entièrement bleu, Seconda étonne et enchante. Mais elle irrite aussi. La danseuse de 32 ans souffre d’agoraphobie. Incapable de sortir de chez elle, elle est effrayée par les grands espaces. Lorsque sa mère meurt et que son père déménage, elle est soudainement laissée à elle-même et forcée d’affronter ses peurs. Seconda l’anti-héroïne dure et déterminée, est prête à tout pour gagner sa liberté…
Sélectionné à Locarno, dans la section Cinéastes du présent, tout comme son précédent film, Il Nido, projeté au CityClub en 2017, Love me Tender aborde avec humour le quotidien d’une jeune femme devant devant faire face à des défis qui la repoussent toujours plus loin dans ses limites.
«Une exploration brillante et ironique d’un esprit perturbé» (Corriere del Ticino).
«Un voyage étrange et charmant au fonds de l’isolement» (Cinevue).
«Utiliser l’abstraction dans le cinéma de fiction n’est pas facile, mais Klaudia Reynicke réussit pleinement l’exercice avec un film qui est à la fois un manifeste et un nouveau point de départ. Grâce à l’extraordinaire performance de son actrice, la réalisatrice met en scène le rejet de toute forme de patriarcat. Surprenante et courageuse, comme la libération de son personnage» (Locarno Film Festival).
Locarno 2019, Cineasti del presente / Toronto 2019, Sélection / Séville 2019, Sélection

BIO CINéASTE
Née à Lima, Klaudia Reynicke grandit entre le Pérou, les États-Unis et la Suisse.
Après des études en arts visuels et sociologie, elle se consacre au cinéma. En 2005, elle fréquente la Tisch School of Arts de l'Université de New York où elle réalise son premier court-métrage. Sa rencontre avec la cinéaste suisse Jacqueline Veuve, qu'elle a assistée en 2006, confirme son désir de devenir elle-même réalisatrice. Elle obtient un master en cinéma à l’ECAL et la HEAD en 2010, puis signe deux courts-métrages et plusieurs documentaires, dont Les Hommes sont-ils ainsi? (2013) et Sirènes (2014). Son premier long-métrage, Il Nido, est sélectionné par le Festival de Locarno en 2016 dans la section Cinéastes du présent. Love Me Tender est son second long-métrage.

RENCONTRE CINéMA
Mercredi 17 juin à 20h en présence de la cinéaste

films du mois

18h30

Iniciales S.G.

De Rania Attieh et Daniel García
Avec Diego Peretti, Julianne Nicholson
Fiction, Argentine, 2019, 1h38, v.o. s-t fr., 16/16

Que la chance ne poursuive pas Sergio Garcés est une évidence: les tuiles ne cessent de tomber sur cet acteur pourtant promis à une belle carrière. Enfin, c’est ce dont Sergio est persuadé, sûr d’avoir le talent pour percer. Mais que faire lorsque le sort s’acharne sur vous? Son autre passion, c’est Serge Gainsbourg dont il partage les initiales…
Primé au festival de Tribeca, Iniciales S.G. est une comédie délicieusement sombre, magnifiquement portée par l’interprétation physique et tendre de Diego Peretti. Le duo de cinéastes Attieh et García nous propose une tragicomédie enlevée, où l’humour accentue une logique absurde. L’anti-héros parfait.
«Iniciales S.G. est passionnant, unique et totalement immersif. C'est un film comme nous n’en n'avions jamais vu auparavant. Une véritable expérience de cinéma» (Jury Festival de Tribeca).
Tribeca 2019, Prix Nora Ephron

BIO CINéASTES
Rania Attieh est née en 1979 à Tripoli au Liban, Daniel Garcia la même année au Texas du Sud, de parents d'origine mexicaine.
Ils se sont rencontrés au Texas dans un cours de dessin puis ont emménagé à New York pour étudier le cinéma. Ils ont commencé ensemble à écrire, à réaliser, monter et produire des courts-métrages présentés dans plusieurs festivals, dont From the Parapet (2005) et Almost Brooklyn (2008) sous la supervision d’Abbas Kiarostami. Leur premier long-métrage, OK, Enough, Goodbye (2010) est une tragi-comédie tournée dans la ville natale de Rania Attieh. En 2014, Recommended by Enrique, tourné au Texas, a gagné le Prix des meilleurs acteurs (Sarah Swinwood et Lino Varela) au Los Angeles Film Festival. H, qui se déroule à Troy dans l’État de New York, a été présenté à Venise en 2014 puis à Sundance et à la Berlinale en 2015. Le duo de cinéastes en outre a reçu le Film Independent's Spirit Awards "Someone to watch" en 2015.


films du mois

20h30

Mare

D'Andrea Štaka
Avec Marija Škaricic, Goran Navojec
Fiction, Suisse, 2020, 1h24, v.o. s-t fr., 12/16

Mare n'a jamais pris l'avion, bien qu'elle vive juste à côté de l'aéroport avec son mari et ses trois enfants adolescents. Elle aime sa famille, même si elle lui tape parfois sur les nerfs. Mare aspire à avoir son propre travail et à plus d'indépendance. Son mari est l'amour de sa jeunesse, mais quand un jour un homme plus jeune emménage dans la maison d'à côté, Mare franchit une frontière...
Après Das Fräulein et Cure, Andrea Štaka réalise un nouveau film très personnel sur le besoin d’indépendance et l’identité, tourné en Super 16mm.
«J’étais excitée par l’idée de faire un film sur le quotidien, avec une histoire simple et de l’espace pour stimuler la créativité: avec beaucoup de répétitions, une petite équipe, une façon intuitive de travailler. Dans Mare, je raconte une phase de la vie que je connais: la relation avec le partenaire, l'enfant qui grandit et qui devient plus indépendant... Et de là, des questions se posent: Qui est-on soi-même? Qui sont ces personnes en réalité au sein de ma famille? Quel est mon degré d'indépendance?» (Andrea Štaka).
Berlinale 2020, Panorama

BIO cinéaste
Andrea Štaka a étudié le cinéma à la Haute école des arts de Zurich.
Ses films Hotel Belgrad (1998) et Yugodivas (2000) lui ont valu une reconnaissance dans des festivals internationaux tels que Locarno et Sundance et ont reçu plusieurs prix. Das Fräulein (2006), son premier long-métrage, remporte le Léopard d'or à Locarno, est primé à Sarajevo et reçoit le Prix du cinéma suisse du Meilleur scénario. En 2007, Andrea Štaka fonde Okofilm Productions à Zurich avec le réalisateur et producteur Thomas Imbach. Ensemble, ils produisent Day is done (2011), Mary Queen of Scots (2013), Love Island (2014) et Glaubenberg (2018). Son deuxième long-métrage, Cure – The life of another (2014) est présenté en compétition à Locarno et remporte, entre autres, un prix Max Ophüls. Son dernier long-métrage, Mare (2020) est présenté en première mondiale à Berlin, section Panorama. Andrea Štaka est membre de l’Académie européenne du cinéma.

Rencontre cinéma
Mardi 9 juin à 20h en présence de la cinéaste
juillet 2020      
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