
Déni est le nouveau propriétaire d’un petit lopin de terre dans une vallée isolée en Géorgie, à la frontière de la Tchétchénie dont il est exilé depuis l’enfance. Il débarque là-bas et projette d’y construire une maison qui tranche drôlement avec les coutumes locales. Un fantasme qui ravive ses souvenirs et ceux de son clan déraciné qui pourtant ne rêve que d'une chose, le marier !
À l’affiche après sa première au Cinéma CityClub en présence de Déni Oumar Pitsaev à la fin du mois d’avril, Prix French Touch du Jury œil d’or au Festival de Cannes, présenté cette année à Visions du Réel dans la sélection Doc Alliance, ce documentaire frisant parfois la fiction est une recherche d’identité qui se défile constamment. Une chronique aussi fascinante que drôle, dissimulant à peine la dureté voilée du propos qu’elle tient : le déracinement et la distance qui peut s’imposer entre membres d’une communauté.

Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.
Grand Prix 2026 au Festival International du Film de Fribourg et en compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d’Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l’humour ne provient pas de la comédie, mais de l’absurdité de la répression. Un film nécessaire pour donner de l’écho aux voix iraniennes, à celles et ceux qui luttent pour le droit de créer et de présenteur leurs œuvres.

Au cœur du jardin botanique de Marbourg, ville universitaire allemande historique, se dresse un majestueux arbre ginkgo. Depuis plus d’un siècle, il est le témoin muet des changements profonds qui ont marqué la vie de trois personnes. En 2020, un neuroscientifique de Hong Kong se lance dans une expérience audacieuse avec cet arbre. En 1972, un jeune étudiant subit une transformation intérieure provoquée par l’observation intense d’un simple géranium. En 1908, la première étudiante de l’université cède à sa passion pour la photographie et découvre à travers l’objectif de sa caméra les motifs cachés de l’univers.
Après le film On Body and Soul qui a remporté l’Ours d’or au Festival de Berlin, la réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi présente une œuvre poétique et sensible portée par un casting international fabuleux, dont Tony Leung, Léa Seydoux et Luna Wedler. Le film a reçu le prix FIPRESCI de la critique internationale à Venise, et Luna Wedler a remporté le prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir.

Massachussets, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère bien plus compliqué que les voler. Traqué, Mooney entame une cavale sans retour.

Nuit de tempête (9’)
Dans une petite maison, alors que l’orage gronde dehors, une vieille dame se tient dans son fauteuil au coin du feu. Jaloux du chat sur ses genoux, le feu s’échappe de la cheminée pour rejoindre le tonnerre et l’éclair qui grondent dehors. Mais, soudain, la pluie s’abat sur les montagnes et empêche le feu de rentrer chez lui…

Sixième long-métrage du cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis, Dao est un film qui parle de transmission: entre générations, des mort·es aux vivant·es, à travers des cérémonies qui permettent de se définir ensemble, dans un mouvement perpétuel entre les êtres et le monde. Porté par le duo sublime formé de Katy Corréa et D’Johé Kouadio, le film a été présenté pour la première fois en compétition officielle à la Berlinale 2026 et tout récemment à Visions du Réel dans la section Bordelight.


Être paysan·ne part à la rencontre de celles et ceux qui se battent au quotidien malgré l’effondrement des prix et des conditions de travail toujours plus problématiques. De la grande exploitation mécanisée à la micro-ferme, du plateau à la moyenne montagne, une plongée éclairante dans le vécu de monde agricole incarné par celles et ceux qui en dépit de tous les obstacles restent attachés à leur terre. La projection sera suivie d'un échange avec les deux cinéastes.

Plus que jamais sur le devant de la scène, la neutralité de la Suisse est un concept suscitant interrogations et questionnements. Mais quelle est son histoire ? Où sont ses limites ? Stéphane Goël et Mehdi Atmani décident de mener l'enquête à l'international, une recherche identitaire loufoque au cœur d’une crise de conscience nationale. Projection en présence des co-cinéastes.
(Documentaire, Suisse, 2026, 1h24, en français, âge à venir) – L’un est fils de paysan vaudois, l’autre d’un pêcheur d’oursins kabyle naturalisé. Stéphane et Mehdi sont Suisses. Donc neutres. C’est d’ailleurs la seule marque d’ADN qu’ils partagent avec un banquier zurichois ou un lutteur du Toggenburg. C’est tout de même bizarre d’avoir érigé la neutralité en valeur identitaire suprême. Mais ça veut dire quoi en fait ? C’est être sans saveur, sans odeur, sans courage ou, au contraire, c’est être malins et justes ? Peut-on vraiment être neutres et à partir de quel moment ne l’est-on plus ? Alors que les bruits de bottes se font entendre en Europe et que l’ancien monde s’effondre, Stéphane et Mehdi s’embarquent dans un roadtrip planétaire et introspectif à la recherche de ce statut particulier avec, en tête, la crainte qu’il disparaisse. Une quête identitaire loufoque au cœur d’une crise de conscience nationale.





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