15 mai


films du mois

15h

Silent Friend

D’ILDIKÓ ENYEDI
Fiction, Allemagne/Hongrie/France/Chine, 2h28, v.o. anglais et allemand sous-titrée français, 10/16

Au cœur du jardin botanique de Marbourg, ville universitaire allemande historique, se dresse un majestueux arbre ginkgo. Depuis plus d’un siècle, il est le témoin muet des changements profonds qui ont marqué la vie de trois personnes. En 2020, un neuroscientifique de Hong Kong se lance dans une expérience audacieuse avec cet arbre. En 1972, un jeune étudiant subit une transformation intérieure provoquée par l’observation intense d’un simple géranium. En 1908, la première étudiante de l’université cède à sa passion pour la photographie et découvre à travers l’objectif de sa caméra les motifs cachés de l’univers.


Après le film On Body and Soul qui a remporté l’Ours d’or au Festival de Berlin, la réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi présente une œuvre poétique et sensible portée par un casting international fabuleux, dont Tony Leung, Léa Seydoux et Luna Wedler. Le film a reçu le prix FIPRESCI de la critique internationale à Venise, et Luna Wedler a remporté le prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir.


« Plus qu'un film sur la nature, c'est un film sur notre condition humaine, sur notre fragilité et notre désir d'appartenir quelque part. » (Kino-Zeit)

« Chaque seconde est absolument captivante. » (Roger Ebert)

« Un film étonnamment tendre, léger, obstiné – un véritable antidote à la polarisation politique, sociale et culturelle de notre temps. » (Filmstarts)



films du mois

18h

Imago

DE DÉNI OUMAR PITSAEV
Documentaire, France, 2025, 1h49, v.o. géorgien sous-titrée français, 16/16

Déni est le nouveau propriétaire d’un petit lopin de terre dans une vallée isolée en Géorgie, à la frontière de la Tchétchénie dont il est exilé depuis l’enfance. Il débarque là-bas et projette d’y construire une maison qui tranche drôlement avec les coutumes locales. Un fantasme qui ravive ses souvenirs et ceux de son clan déraciné qui pourtant ne rêve que d'une chose, le marier !


À l’affiche après sa première au Cinéma CityClub en présence de Déni Oumar Pitsaev à la fin du mois d’avril, Prix French Touch du Jury œil d’or au Festival de Cannes, présenté cette année à Visions du Réel dans la sélection Doc Alliance, ce documentaire frisant parfois la fiction est une recherche d’identité qui se défile constamment. Une chronique aussi fascinante que drôle, dissimulant à peine la dureté voilée du propos qu’elle tient : le déracinement et la distance qui peut s’imposer entre membres d’une communauté.


Rencontre avec le cinéaste

Mardi 28 avril à 20h, projection en présence du cinéaste
> Toutes les informations


« La plastique doucereuse des images, où le flou de la longue focale abstrait l’espace et entoure les figures d’un voile cotonneux et mélancolique, dissimule à peine la profonde dureté de ce qui se joue à l’écran, à savoir le portrait d’un jeune homme déraciné depuis l’enfance qui constate la distance le séparant désormais de sa communauté d’origine. » (Corentin Lê, Critikat)

«Fascinante chronique, drôle et sensorielle d’un voyage en quête d’identité.» (Mathilde Blottière, Télérama)



films du mois

20h15

Divine Comedy

D'Ali Asgari
Fiction, Iran, 2025, 1h36, v.o. farsi sous-titrée français, 16/16

Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.


Grand Prix 2026 au Festival International du Film de Fribourg et en compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d’Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l’humour ne provient pas de la comédie, mais de l’absurdité de la répression. Un film nécessaire pour donner de l’écho aux voix iraniennes, à celles et ceux qui luttent pour le droit de créer et de présenteur leurs œuvres.


Ali Asgari à propos de son film
« Les cinéastes Bahram et Bahman Ark, qui ont été confrontés à la censure dans la vie réelle, jouent des versions fictives d'eux-mêmes. Leur casting est une déclaration métatextuelle sur les thèmes du film. De même, Sadaf Asgari, interdite de travail en Iran après avoir assisté au Festival de Cannes pour Āyehā-ye zamini, apporte une authenticité subversive en jouant son propre rôle. L'humour ne provient  pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le système de censure alambiqué s'effondre sous le poids de ses contradictions. Les personnages  réagissent avec sarcasme et un humour discret, l'humour devenant une forme de résistance lorsque la rébellion est dangereuse. La réalisation du film est en soi un acte de résistance. »

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