10 mars


films du mois

18h

Toute ma vie

de Matias Carlier
Documentaire, Suisse, 2025, 1h09, en français, 12/14

Depuis ses six ans, Noah navigue entre la maison de sa mère, les foyers d’accueil et les problèmes avec la justice. Mais lorsqu’il perd pied, il enfourche son vélo, dévale les pentes lausannoises et devient le roi du bitume. Tourné sur trois ans, Toute ma vie explore avec délicatesse les ruptures de l’adolescence et dresse le portrait intime d’une quête d’identité.


Présenté en 2025 en Compétition nationale à Visions du Réel et aux Journées de Soleure 2026 dans la section Panorama, le documentaire de Matias Carlier suit Noah de ses 13 à ses 16 ans, créant une relation de confiance entre les deux qui se reflète dans la sincérité du film. Celui-ci présente une réalité cachée, celle d’une jeunesse précaire dans l’un des pays les plus riches du monde.


Matias Carlier à propos de son film
« Le film s’est construit dans la durée, au rythme de Noah, sans jamais le brusquer. Entre les périodes de tournage, nous nous retrouvions simplement pour passer du temps ensemble. La caméra n’arrivait qu’après. Certaines scènes ont été filmées avec des dispositifs très légers — caméscope, iPhone — parce que ces outils permettaient une proximité plus juste : Noah oubliait la technique et pouvait être lui-même. Ce n’était pas un film sur lui, mais avec lui. La confiance que Noah et sa famille m’ont accordée a été déterminante. Sa mère, sa petite sœur et ses proches ont accepté la présence de la caméra dans leur quotidien, aussi bien dans les moments difficiles que dans les instants plus légers. Cette ouverture a rendu le film possible. »

Rencontre avec le cinéaste

Mardi 3 mars à 20h, projection en présence du cinéaste
> Toutes les informations



films du mois

19h30

Rue Málaga

de Maryam Touzani
Fiction, Maroc, 2025, 1h56, v.o. espagnol sous-titrée français, 10/12

Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.


Vainqueur du Prix du Public à la Mostra de Venise et présenté en Sélection officielle au Festival International de Toronto, le troisième long-métrage de la Marocaine Maryam Touzani (Le Bleu du caftan) est porté par Carmen Maura, immense actrice espagnole connue pour ses collaborations avec Pedro Almodóvar. Un film débordant d’humour et de charme qui donne envie de s’émanciper de tout ce qu’on nous impose et de vivre, pleinement.


«Touzani nous fait le cadeau d’une œuvre aussi chaleureuse et pétillante que son personnage principal, un feel-good movie coloré qui est aussi une ode à la vieillesse. Une petite pépite.» (Rémy Fiers, Le Mag du Ciné)

«Sans autre prétention que de donner voix au chapitre à une personne âgée trop facilement considérée comme sans perspective d’existence ou sans importance, Rue Malaga est au final une jolie ode à la vie, celle qui trouve sa voie, quel que soit l’âge.» (Olivier Bachelard, Abus de Ciné)



Rencontre cinéma

20h

La Maison des femmes

Premier long-métrage de la cinéaste Mélisa Godet, spécialiste des thématiques sociales, La Maison des femmes ouvre les portes de l'espace d'accueil situé en Seine-Saint-Denis: un lieu qui porte haut ses valeurs et ses principes de partage, de solidarité et de sororité. Le film sera suivi d'une discussion avec la cinéaste ainsi que l'actrice Lætitia Dosch.


La maison des femmes de Mélisa Godet

(Fiction, France, 2025, 1h50, en français, 12/14) – À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.


Mélisa Godet À PROPOS DE SON FILM

« En m’attaquant à ce sujet, j’étais consciente que le film serait émotionnellement dur à écrire et à tourner. En revanche, je ne voulais pas qu’il soit dur à voir. Il y a, bien sûr, des séquences difficiles avec des récits très chargés et heureusement, sinon le rendez-vous serait manqué. Mais je voulais aussi de l’humour, de l’esprit : que ça vive, qu’il y ait du répondant. C’est toujours un signe d’intelligence pour les personnages et aussi une politesse vis-à-vis du spectateur. Une manière de lui dire : « On s’attaque à un sujet pas simple, ça va être dur, mais viens, ça va aller, on va aussi rire ensemble. » Parce que la vie c’est aussi ça : cette cohabitation du tragique et du drôle. »

lætitia dosch à propos du film
« Une des forces du scénario est la transcription fidèle de ce que vivent les soignantes de la Maison des Femmes. Fréquenter et défendre les victimes de violence les amènent à se questionner sur leur propre vie et à se montrer plus exigeantes. Ces femmes qu’elles aident ont vécu des choses terribles ; certaines ont traversé des continents pour arriver en France aux prix d’énormes difficultés, elles ont dû surmonter leur peur de parler. Elles aussi sont des guerrières. Elles transmettent leur force aux soignantes. De chaque côté, chacune amène sa force et chacune permet à l’autre d’avancer. »

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