

Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.
Vainqueur du Prix du Public à la Mostra de Venise et présenté en Sélection officielle au Festival International de Toronto, le troisième long-métrage de la Marocaine Maryam Touzani (Le Bleu du caftan) est porté par Carmen Maura, immense actrice espagnole connue pour ses collaborations avec Pedro Almodóvar. Un film débordant d’humour et de charme qui donne envie de s’émanciper de tout ce qu’on nous impose et de vivre, pleinement.

Le musicien Dino Brandão se rend en Angola pour donner un concert dans le pays d’origine de son père où, confronté à des questions sur sa propre identité, il est pris d’une crise psychotique. De retour en Suisse, ses amis et sa famille font tout ce qu’ils peuvent pour l’empêcher de retourner en hôpital psychiatrique.
Dino Brandão s’impose comme l’un des artistes les plus touchants et singuliers du moment. Doté d'une voix bouleversante, il a également la particularité de parler sans fard du type de schizophrénie avec laquelle il vit au quotidien et qui donne à ses performances scéniques des élans cathartiques jouissif. C'est ici dans l'œil de la caméra de son meilleur ami, le cinéaste Moris Freiburghaus, que l'on découvre l'intimité de vivre avec cette réalité, en tant que personne concernée autant que pour l'entourage proche. Un documentaire bouleversant, nécessaire, et profondément unique.

Union Soviétique, 1937. Des milliers de lettres de détenus accusés à tort par le régime sont brûlées dans une cellule de prison. Contre toute attente, l’une d’entre elles arrive à destination, sur le bureau du procureur local fraîchement nommé, Alexander Kornev, qui se démène pour rencontrer le prisonnier. Bolchévique chevronné et intègre, le jeune procureur croit à un dysfonctionnement. A l’heure des grandes purges staliniennes, c’est la plongée d’un homme dans un régime totalitaire qui ne dit pas son nom.
Adapté de la nouvelle du même nom de Georgy Demidov, scientifique et prisonnier politique d’URSS arrêté en 1938 et ayant passé quatorze ans au Goulag, celle-ci est restée secrète pendant près de quarante ansentre le moment de son écriture et sa publication. La censure par l’Etat et le KGB sont le prolongementde ce que le film décrit. Un écho troublant aux régimes totalitaires actuels, une résonance désagréable et nécessaire pour nous rappeler le risque toujours présent de sombrer dans l’autoritarisme.

Un Jour avec mon père – My Father’s Shadow en langue originale – est un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l’immense ville alors que des troubles politiques menacent.
Premier long-métrage d’Akinola Davies Jr., premier film nigérian présenté à Cannes, mention spéciale du jury de la Caméra d’Or 2025 et tout juste vainqueur dans la catégorie Meilleur Premier Film des BAFTAs, Un Jour avec mon père nous plonge dans une journée particulière pour l’histoire du Nigéria à travers le road-trip inattendu d’un père et de ses fils. Un premier film plus que réussi d’un cinéaste à suivre.


Nuit de tempête (9’)
Dans une petite maison, alors que l’orage gronde dehors, une vieille dame se tient dans son fauteuil au coin du feu. Jaloux du chat sur ses genoux, le feu s’échappe de la cheminée pour rejoindre le tonnerre et l’éclair qui grondent dehors. Mais, soudain, la pluie s’abat sur les montagnes et empêche le feu de rentrer chez lui…



Premier long-métrage du cinéaste nord-macédonien Georgi M. Unkovski, vainqueur de multiples prix au Festival du Film de Sundance, au Festival de Seattle et au European Film Festival de Séville, le film aborde avec justesse les défis liés au fait de grandir dans un environnement traditionaliste lorsque l’identité et les désirs individuels entrent en collision avec les attentes du collectif. Avec la musique, le personnage d’Ahmet montre la place que prend l’art dans le besoin de s’émanciper, allant parfois jusqu’à créer le changement tant attendu.

Troisième long métrage de Carla Simón et présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, Romería clôt une trilogie consacrée à la mémoire familiale entamée avec Été 93, Meilleur premier film à la Berlinale en 2017, et Nos soleils, Ours d’or en 2022. Inspiré de sa propre histoire, son nouveau film offre une réflexion sensible sur l’héritage, l’oubli et la reconstruction intime.


Une soirée spéciale avec la projection du documentaire UNRWA : 75 ans d'une histoire provisoire de Lyana Saleh et Nicolas Wadimoff suivie d’une table ronde en présence d’invité·es d’exception, expert·es du domaine, de terrain, du droit ou du cinéma.
(Documentaire, Suisse, 2025, 1h10, en français, 16/16) – Créée en 1949 par l’Assemblée générale des Nations unies, l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East) a pour objectif de répondre aux besoins essentiels des réfugié·es palestinien·nes : santé, éducation, aide humanitaire, services sociaux. Conçue à l’origine comme une structure temporaire, l’agence existe pourtant depuis plus de 75 ans, traversant guerres et crises successives, et s’enracinant profondément dans la vie sociale et sanitaire des Palestinien·nes. Au fil des décennies, l’UNRWA est devenue un pilier incontournable pour des millions de réfugié·es palestinien·nes, contribuant non seulement à leur subsistance, mais aussi à la préservation de leur identité. Cependant, depuis une dizaine d’années, l’agence fait face à des pressions et des critiques croissantes.
Depuis le 7 octobre 2023, l’UNRWA est accusée par le gouvernement israélien de complicité avec le Hamas. En janvier 2026, la Knesset lui interdit toute activité en Israël et dans les territoires occupés, malgré l’intimation de la Cour Internationale de Justice prononcée en octobre 2025 qui exige de permettre à l’agence de fournir l’aide humanitaire. Quelles conséquences pour le peuple palestinien si l’agence venait à cesser ses activités ? Ce documentaire propose un regard croisé d’expert·es, d’historien·nes et de témoins de l’intérieur du système pour éclairer l’histoire et l’avenir d’un organisme dont le destin demeure lié à celui des réfugié·es palestinien·nes.


Prix French Touch du Jury œil d’or au Festival de Cannes, ce documentaire frisant parfois la fiction est une recherche d’identité qui se défile constamment ; une chronique aussi fascinante que drôle, projetée en présence du cinéaste et protagoniste Déni Oumar Pitsaev.
(Documentaire, France, 2025, 1h49, v.o. géorgien sous-titrée français, 16/16) – Déni est le nouveau propriétaire d’un petit lopin de terre dans une vallée isolée en Géorgie, à la frontière de la Tchétchénie dont il est exilé depuis l’enfance. Il débarque là-bas et projette d’y construire une maison qui tranche drôlement avec les coutumes locales. Un fantasme qui ravive ses souvenirs et ceux de son clan déraciné qui pourtant ne rêve que d'une chose, le marier !
«Le titre a été choisi très tôt. Il était présent dès le dossier. Mon père a fait des études de biologie, et c’est par lui que j’ai entendu parler d’imago pour la première fois. Je me suis toujours demandé si à travers cette image il parlait de lui, de moi, de la société tchétchène dans laquelle nous vivions… Je trouvais ce titre suggestif, j’aimais sa portée symbolique. J’avais à cœur d’aborder ce thème dans le film et de découvrir sa véritable signification.»

À l'occasion de deux séances spéciales, Catherine Azad et Frédéric Gonseth seront au Cinéma CityClub pour présenter leur nouveau documentaire, un coup de projecteur sur les paysan·nes de notre région, leur travail et leurs combats.
(Documentaire, Suisse, 2026, 1h30, en français, 16/16) –Quand, début 2024, des milliers de panneaux routiers retournés, des centaines de tracteurs gyrophares allumés et des feux d’alerte ont soudain troublé le calme rassurant de nos campagnes, journaux télévisés et articles de circonstances ont tenté de saisir ce qui se passait. Les symptômes ont été documentés et commentés, les causes sont restées obscures. Et puis le calme est revenu. Comme toujours. Pourtant rien ne change et la situation économique du secteur primaire ne cesse de se détériorer dans une indifférence polie.
Être paysan·ne part à la rencontre de celles et ceux qui se battent au quotidien malgré l’effondrement des prix et des conditions de travail toujours plus problématiques. De la grande exploitation mécanisée à la micro-ferme, du plateau à la moyenne montagne, une plongée éclairante dans le vécu de monde agricole incarné par celles et ceux qui en dépit de tous les obstacles restent attachés à leur terre.
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