13 septembre


Rencontre cinéma

20h

Bruno Reidal / Rencontre avec Vincent Le Port

Présenté à Cannes à la Semaine de la Critique, Bruno Reidal, confession d'un meurtrier de Vincent Le Port est un film glaçant et magistral, basé sur l'histoire vraie d'un jeune paysan du Cantal qui lutta toute sa vie contre ses pulsions meurtrières. Porté par une mise en scène chirurgicale et l'interprétation impressionnante de Dimitri Doré, lauréat du Prix du meilleur acteur au festival Premiers Plans d'Angers, Bruno Reidal, à l'affiche tout septembre, est à découvrir en avant-première en présence du cinéaste français.

Bruno Reidal, confession d'un meurtrier de Vincent Le Port
(Fiction, France, 2021, 1h41, en français, 16/16) – Cantal, 1er septembre 1905. Un séminariste de 17 ans est arrêté pour le meurtre d’un enfant de 12 ans. Pour comprendre son geste, des médecins lui demandent de relater sa vie depuis son enfance jusqu’au jour du crime…
«Au croisement de Bresson et de Haneke, Bruno Reidal signe les débuts d’un cinéaste d’exception, sachant donner une existence tangible et crédible à un monde social ancien, filmant au cordeau avec une perception aiguë de la puissance expressive, et estompant l’austérité du récit en rythmant parfaitement un déroulé narratif entremêlant flashbacks, voix off et interrogatoires.» (Cineuropa)
«Un long-métrage qui n’explique rien mais qui explore tout, avec une justesse constante. Bruno Reidal est un grand film d’exploration.» (Les Inrockuptibles)
«Avec ce premier long-métrage étourdissant de sang-froid et d’intelligence, Le Port soigne ses cadres, recourt au flash-back, contraint son réalisme à l’austérité, ne cherche rien d’autre que de rendre toutes ses raisons à ce crime atroce. Et y parvient aussi grâce à Dimitri Doré, traversé par une grâce butée.» (L’Obs)
«Voici une étude au naturalisme aride de la haine, du mal comme possible fête, de la mort comme joie, mais sans plus d’épiphanie que ce grand dégoût de soi, de l’autre, que l’incompatibilité de soi à soi, aux hommes, à Dieu, au monde.» (Libération)

VINCENT LE PORT À PROPOS DU FILM
«Le fait divers et la personne de Bruno m’ont immédiatement fasciné, par cet ancrage temporel et géographique inhabituel, par l’atrocité du meurtre qui contrastait avec l’image que tout le monde se faisait de Bruno (celle d’un bon élève, pieux, timide, chétif), et aussi par un paradoxe assez inexplicable, à savoir que l’assassin n’avait apparemment aucun remords, mais qu’il s’était pourtant livré de lui-même aux autorités.
J’ai commencé à faire des recherches à Lyon, dans les archives du professeur Lacassagne. Et, parmi ces archives, c’est la découverte des mémoires du jeune homme qui a été un
déclencheur. Ce qui m’a troublé, c’est d’assister à une souffrance si tangible, si manifeste, en même temps qu’insaisissable. C’était de voir, derrière le monstre que les journaux décrivaient à l’époque, un jeune garçon qui a lutté contre lui-même toute sa vie. Et là où le film doit selon moi dépasser le fait divers, c’est dans ce portrait d’une vie cachée, invisible, dans ces pulsions enfouies qu’il a com- battues, dans son impossibilité à communiquer ou à atteindre le bonheur, ce qui peut résonner chez n’importe qui, chacun à son échelle. Et puis ça posait cette question: comment lutter contre ce que l’on est intrinsèquement au fond de soi, peut-on se "débarrasser" de soi? Il y avait là quelque chose qui évoquait le destin et le libre arbitre qui m’intéressait.»

À L'AFFICHE en SEPTEMBRE
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INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


films du mois

20h

Bruno Reidal, confession d'un meurtrier

De Vincent Le Port
Fiction, France, 2021, 1h41, en français, 16/16

Cantal, 1er septembre 1905. Un séminariste de 17 ans est arrêté pour le meurtre d’un enfant de 12 ans. Pour comprendre son geste, des médecins lui demandent de relater sa vie depuis son enfance jusqu’au jour du crime…
Pour son premier long-métrage, sélectionné à Semaine de la Critique du Festival de Cannes en 2021, Vincent Le Port signe un film glaçant, basé sur l’histoire vraie de Bruno Reidal, jeune paysan du Cantal qui, toute sa vie, lutta contre ses pulsions meurtrières.
Une œuvre déroutante et intelligente, portée par la mise mise en scène chirurgicale du cinéaste français et par l'interprétation impressionnante de Dimitri Doré, lauréat du Prix du meilleur acteur au festival Premiers Plans d'Anger.
Au croisement de Bresson et de Haneke, Bruno Reidal signe les débuts d’un cinéaste d’exception, sachant donner une existence tangible et crédible à un monde social ancien, filmant au cordeau avec une perception aiguë de la puissance expressive, et estompant l’austérité du récit en rythmant parfaitement un déroulé narratif entremêlant flashbacks, voix off et interrogatoires.» (Cineuropa)
«Un long-métrage qui n’explique rien mais qui explore tout, avec une justesse constante. Bruno Reidal est un grand film d’exploration.» (Les Inrockuptibles)
«Avec ce premier long-métrage étourdissant de sang-froid et d’intelligence, Le Port soigne ses cadres, recourt au flash-back, contraint son réalisme à l’austérité, ne cherche rien d’autre que de rendre toutes ses raisons à ce crime atroce. Et y parvient aussi grâce à Dimitri Doré, traversé par une grâce butée.» (L’Obs)
«Voici une étude au naturalisme aride de la haine, du mal comme possible fête, de la mort comme joie, mais sans plus d’épiphanie que ce grand dégoût de soi, de l’autre, que l’incompatibilité de soi à soi, aux hommes, à Dieu, au monde.» (Libération)

RENCONTRE CINéMA
Mardi 13 septembre à 20h en présence du cinéaste
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