14 mars


films du mois

13h

Urchin

de Harris Dickinson
Fiction, Angleterre, 2025, 1h39, v.o. anglais sous-titrée français, 16/16

À Londres, Mike vit dans la rue, il va de petits boulots en larcins, jusqu’au jour où il se fait incarcérer. À sa sortie de prison, aidé par les services sociaux, il tente de reprendre sa vie en main en combattant ses vieux démons.


Premier long-métrage de Harris Dickinson, dont on connaissait jusqu’ici la carrière d’acteur (Baby Girl aux côtés de Nicole Kidman et futur interprète de John Lennon dans le biopic consacré aux Beatles), Urchin est porté par Frank Dillane, naviguant magnifiquement entre humour et mélancolie dans ce rôle de petit criminel. Sans jamais tomber dans le moralisme, le film s’attache merveilleusement à ses personnages en présentant les failles et les fragilités de celles et ceux en marge des bonnes mœurs. Une pépite d’humanité.


«Connu pour ses rôles dans Harry Potter et Fear the Walking Dead, l'acteur Frank Dillane s'épanouit dans ce qui pourrait être son rôle le plus important à ce jour, sans se laisser décourager par les contradictions complexes de son personnage.» (Clarisse Loughrey, The Independant)



films du mois

15h

Rue Málaga

de Maryam Touzani
Fiction, Maroc, 2025, 1h56, v.o. espagnol sous-titrée français, 10/12

Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.


Vainqueur du Prix du Public à la Mostra de Venise et présenté en Sélection officielle au Festival International de Toronto, le troisième long-métrage de la Marocaine Maryam Touzani (Le Bleu du caftan) est porté par Carmen Maura, immense actrice espagnole connue pour ses collaborations avec Pedro Almodóvar. Un film débordant d’humour et de charme qui donne envie de s’émanciper de tout ce qu’on nous impose et de vivre, pleinement.


«Touzani nous fait le cadeau d’une œuvre aussi chaleureuse et pétillante que son personnage principal, un feel-good movie coloré qui est aussi une ode à la vieillesse. Une petite pépite.» (Rémy Fiers, Le Mag du Ciné)

«Sans autre prétention que de donner voix au chapitre à une personne âgée trop facilement considérée comme sans perspective d’existence ou sans importance, Rue Malaga est au final une jolie ode à la vie, celle qui trouve sa voie, quel que soit l’âge.» (Olivier Bachelard, Abus de Ciné)



films du mois

17h30

Orwell: 2+2=5

de Raoul Peck
Documentaire, Etats-Unis/France, 2025, 1h59, v.o. anglais sous-titrée français, 16/16

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984. Orwell : 2 + 2 = 5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother... des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui.


Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2025, le nouveau documentaire du cinéaste haïtien Raoul Peck (I Am Not your Negro et Ernest Cole, photographe) se saisit de la figure de Georges Orwell et sa critique radicale de la société, de ses travers et de ses dérives possibles. Le fil qu’il déploie, reflet de l’histoire qui a précédé, montre un futur prévisible. Une confrontation des ramifications politiques actuelles, qu’on voyait venir depuis des décennies, et une invitation radicale à refuser ce qui nous est imposé.


«À l’heure de la « vérité alternative » et de l’essor de l’extrême droite, la pensée visionnaire de George Orwell apparaît comme terriblement, tragiquement actuelle.» (Télérama)

«L'auteur fut inspiré à lutter contre sa complicité dans un système corrompu. Le film vous encourage à faire de même.» (David Fear, Rolling Stone)



films du mois

20h

Las Corrientes

de  Milagros Mumenthaler
Fiction, Suisse/Argentine, 2025, 1h44, v.o. espagnol sous-titrée français, 12/16

Au sommet de sa carrière, Lina 34 ans, styliste argentine, est prise d’une impulsion soudaine après une cérémonie de remise de prix en Suisse. De retour à Buenos Aires, elle décide de ne rien dire à personne, mais quelque chose en elle a basculé – silencieux et invisible. Cela lui dévoile subtilement un passé qu’elle pensait avoir laissé derrière elle.


La cinéaste argentine Milagros Mumenthaler signe ici l’histoire d’une femme en pleine crise identitaire. Portrait psychologique tout en finesse sur une chute intérieure masquée par des faux-semblants, Las Corrientes a été présenté à l’international, notamment aux Journées de Soleure dans la section Panorama, en sélection officielle au Festival du Film de Toronto et en compétition au San Sebastian Film Festival.


la réalisatrice Milagros Mumenthaler présente une énigme rare, précise et précieuse. Fidèle à son écriture aussi intense qu'intime, éclatante et mystérieuse, la réalisatrice de films incontournables tels que La idea de un lago ou Abrir puertas y ventanas, présente l'histoire d'une femme qui se perd, histoire qui est plutôt un sentiment, sentiment qui est plutôt un labyrinthe, labyrinthe qui n'est autre que le courant d'une rivière qui, en effet, se perd. Cela semble confus, mais en réalité, c'est un miracle de tendresse, de chaleur, d'enthousiasme pour le cinéma. (Luis Martínez, El Mundo)


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