3 février


Rencontre cinéma

11h

Un Ange passé trop vite, en présence du cinéaste et des protagonistes

Le réalisateur de Romans d’adulte (coréalisé avec Béatrice Bakhti) revient avec un nouveau documentaire, Un Ange passé trop vite, où il donne la parole à celles et ceux qui ont perdu un être cher. Un film sur le deuil et la reconstruction, à découvrir en présence du cinéaste et des protagonistes.

Un Ange passé trop vite
De Nasser Bakhti
Documentaire, Suisse, 2019, 1h32, en français, 8/14
Explorer le quotidien de ceux qui restent avec leur douleur après la perte d’un enfant et leur donner une voix. Ces endeuillés qui se révèlent et révèlent leur difficile vécu. Composer avec la perte, refouler, oublier et cicatriser pour arriver à apprivoiser la vie à nouveau. Il y a aussi l'entourage, maladroit, qui tient des propos malheureux ou ne dit rien et fait tout pour éviter ceux qui souffrent. Un film fait de sourires et de chagrins.

NOTE D'INTENTION DU Réalisateur
«En faisant, ce film j’ai découvert que parler de la mort, qui fait partie intégrante de la vie, est simplement tabou. Il y a une sorte d’anesthésie générale à l’égard de la douleur, la nôtre et celle des autres. Cette tendance nous pousse à nous fermer les yeux, à nous boucher les oreilles et à vivre notre douleur seuls et en silence. Ce film, je l’espère, nous aidera à ouvrir les yeux et à tendre l’oreille pour écouter, voir et partager la douleur et la joie qui s’expriment en nous et chez les autres. Pour moi, évoquer et partager sa douleur sont garants du non-oubli de la personne aimée et le signe des premiers pas vers la reconstruction des endeuillés…» (Nasser Bakhti).

DIMANCHE 3 FÉVRIER À 11H
Discussion à l'issue de la projection avec le cinéaste, les protagoniste du film, et Alix N. Burnand, thanatologue et membre du comité d’organisation du Toussaint’S Festival.

INFOS PRATIQUES
Ouverture des portes: 30' avant le début des projections
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Le P'tit CityClub - Dès 4 ans

15h

Le Petit Black Movie: Poupiot et les loupiots

Courts-métrages, 42’, sans dialogue et en français, 0/4 ans

Loupiots et loupiotes, laissez-vous guider par Poupiot et ses amis dans ce programme d’une infinie tendresse dans lequel se mêlent moments de douceur et instants hilarants, non sans aborder avec finesse et délicatesse des thèmes essentiels tels que le partage, la tolérance et le respect des êtres vivants.
Un programme proposé avec le Petit Black Movie, une section du festival genevois spécialement conçu pour les enfants: chaque année, le festival parcourt le monde pour dénicher des perles pour enfants, tour à tour émouvantes, hilarantes et toujours surprenantes!

LE P’TIT CITYCLUB
Chaque mois, des films d’animation, des perles venues du monde entier et des classiques du cinéma, choisis spécialement pour les enfants!
> Télécharger le programme de janvier à mai 2019

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections.
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant.
À savoir, les enfants plus jeunes de deux ans de l'âge légal indiqué peuvent assister aux séances s'ils sont accompagnés d'un représentant légal.


films du mois

16h30

Troppa Grazia

De Gianni Zanasi
Fiction, Italie, 2018, 1h40, v.o. s-t fr., 16/16

Lucia mène de front sa vie de mère célibataire et sa carrière au sein d'une société très masculine. Elle se bat pour trouver un juste équilibre entre sa fille adolescente, son ex-compagnon et son métier de géomètre. Alors qu’on lui confie le chantier d’un centre commercial, elle découvre que les responsables de cet ambitieux projet sont corrompus. Pour conserver son poste, elle décide de garder le silence. Mais une femme mystérieuse lui apparaît alors. Elle lui ordonne d'empêcher ce projet et de bâtir une église à la place. Lucia, qui ne croit pas aux miracles, va rapidement être mise à l’épreuve…
La nouvelle comédie décalée, mêlant les genres et prenant à contre-pied les spectateurs, du réalisateur de Ciao Stefano ou La felicità è un sistema complesso.
«J’aime Lucia parce qu’elle n'est pas encore très sûre de ce qui lui arrive et parce que, même si elle ne l'a pas encore réalisé, puisqu'elle est encore en train d’en faire l'expérience, elle s'est autorisée à vivre enfin sa vie pleinement, avec toutes les conséquences que cela entraîne. Nous voyons ici l'effort nécessaire pour, une fois de plus, faire de la place dans nos cœurs à la complexité des sentiments et au grand mystère de ces choses que nous ne pouvons pas voir» (Gianni Zanasi).
Quinzaine des Réalisateurs 2018 - Film de Clôture et Prix Label Europa Cinemas

AVEC
Alba Rohrwacher, Elio Germano, Giuseppe Battiston

bio réALISATEUR
Gianni Zanasi étudie la philosophie avant de s’inscrire dans une école d’écriture théâtrale et à un cours de cinéma dirigé par Nanni Moretti.
Il intègre ensuite le Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome et obtient son diplôme en 1992. Il fait ses débuts en tant que réalisateur en 1995 avec le film Nella mischia, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. En 1999, il réalise Fuori di me et A domani, présentés au Festival International de Venise. En 2004, il réalise le documentaire La Vita è breve ma la giornata è lunghissima, avec Lucio Pellegrini, pour lequel il reçoit la mention spéciale du jury du Festival du Film de Venise. En 2007, il y présente Ciao Stefano, hors compétition, une comédie amère avec Valerio Mastandrea. Après avoir travaillé sur une série télévisuelle adaptée de Ciao Stefano, Gianni Zanasi fait son retour au cinéma en réalisant le film La felicità è un sistema complesso. Giuseppe Battiston et Valerio Mastandrea apparaissent à nouveau dans ce film, dont la bande originale est composée par Niccolò Contessa, sous le pseudonyme I Cani.


films du mois

18h30

Les Confins du monde

De Guillaume Nicloux
Fiction, France, 2018, 1h43, en français, 16/16

Indochine, 1945. Robert Tassen, jeune militaire français, est le seul survivant d'un massacre dans lequel son frère a péri sous ses yeux. Aveuglé par sa vengeance, Robert s'engage dans une quête solitaire et secrète à la recherche des assassins. Mais sa rencontre avec Maï, une jeune Indochinoise, va bouleverser ses croyances…
Trois ans après Valley of Love, Guillaume Nicloux explore à nouveau l’âme humaine et réalise un film de guerre métaphysique, porté par un Gaspard Ulliel transcendé par son personnage.
«Âpre, romantique, surnaturel: Les Confins du monde ressemble à un rêve éveillé. Ou à un cauchemar. En clair, on n'est pas près de l'oublier» (Positif). «Un faux film de guerre qui se transforme en quête presque surnaturelle. Fascinant» (Bande à part).
«Récit absolu de vengeance autant que voyage dans les tréfonds d’une âme perdue, le quatorzième film de Guillaume Nicloux est un objet exigeant et cauchemardesque, qui examine la Guerre d’Indochine et ses exactions au prisme de l’intime» (Les Fiches du Cinéma).
Cannes 2018, Quinzaine des Réalisateurs

AVEC
Gaspard Ulliel, Guillaume Gouix, Gérard Depardieu

Bio réalisateur
Du cinéma expérimental (Les Enfants volants, La Vie crevée, The End) au triptyque noir (Une affaire privée, Cette femme-là, La Clef),
de la comédie décalée (Le Poulpe, Holiday) au film politique (L’Affaire Gordji), en passant par le drame (Faut pas rire du bonheur, La Reine des connes), Guillaume Nicloux construit une œuvre dense et unique en explorant tous les genres. La Religieuse et L’Enlèvement de Michel Houellebecq, présentés au Festival de Berlin, n’échappent pas à la règle. En 2015, Valley of Love inaugure un cycle de l’intime où quête existentielle et passion amoureuse sont les enjeux principaux de ses films. Les Confins du monde est son seizième long-métrage.


films du mois

20h30

Alexia, Kevin & Romain

De Adrien Bordone
Documentaire, Suisse, 2019, 1h19, 8/12

Alexia, Kevin et Romain sont trois jeunes de 17 ans qui, comme tout adolescent, désirent gagner en autonomie. Mais ils souffrent de ce que l’on appelle une «déficience intellectuelle»: un attribut qui ne réfère à rien de précis, si ce n’est au fait qu’ils vivent un peu en dehors de la société, dans l’institution Perceval sur les rives du lac Léman. Ils y passent la majorité de leur temps entre les cours à l’école, la vie au foyer et des stages en atelier grâce auxquels ils mettent un premier pied dans le monde du travail. Car le moment qui les attend et auquel ils se préparent est celui, crucial, du passage à l’âge adulte. Que faire une fois la majorité atteinte et où vivre?
Alexia, Kevin & Romain est un film sur le paradoxe de l’autonomie, cette valeur phare dans notre société et à la fois si personnelle, qui passe par tant de petits combats gagnés contre soi-même et le monde. «Le plus important pour moi, au travers de ce voyage d’une année, était de cerner leur désir propre, leurs doutes, envies, angoisses, qualités et le courage dont font preuve Alexia, Kevin et Romain dans des situations inconnues. Le regard s’est voulu assez sensible et doux pour capter leurs émotions et permettre au spectateur de véritablement s’identifier à ces jeunes en quête de liberté» (Adrien Bordone).
Journées cinématographiques de Soleure 2019, Compétition

BIO réalisateur
Né en 1987, Adrien Bordone obtient un bachelor en cinéma à l’ECAL où il réalise plusieurs courts-métrages dont En vrai je suis un monstre en 2010, sélectionné dans plusieurs festivals.
Il termine en 2017 des études de philosophie au niveau Master à l’Université de Zurich, travaille actuellement à Bienne au sein d'À Travers Champs, et réalise ses propres projets. Son dernier documentaire Après l’hiver (52 minutes) a été sélectionné au Festival du Film de Zurich ainsi qu’aux Journées de Soleure et a gagné le Prix bernois du cinéma du meilleur documentaire 2015. Alexia, Kevin & Romain est son premier long-métrage.

En présence du cinéaste
Rencontre avec Adrien Bordone le mercredi 6 février à 20h
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