14 juin


films du mois

16h

Lillian

De Andreas Horvath
Avec Patrycja Planik
Fiction, Autriche, 2019, 2h08, v.o. s-t fr., 16/16

Lillian, échouée à New York, décide de rentrer à pied dans sa Russie natale. Seule et déterminée, elle entame un long voyage à travers l’Amérique profonde pour tenter d’atteindre l’Alaska et traverser le détroit de Béring…
Après des courts et des documentaires plusieurs fois primés, Andreas Horvath passe à la fiction avec Lillian: il adapte l’histoire vraie d’une femme russe décidant, en 1927, de rentrer dans son pays à pied, depuis New York. Il transpose cette histoire dans les États-Unis d’aujourd’hui. Un road movie surprenant, mêlant à la fiction des scènes documentaires et les rencontres faites lors du tournage.
«Un film fascinant. Sa structure claire et simple, comme l’idée fixe de son héroïne, son ton loin du superlatif, son attention au concret captivent du début à la fin. Une grande réussite» (Les Fiches du Cinéma).
«Entre nature hostile et sauvagerie des hommes, une odyssée fascinante» (Télérama).
«Le film d’Andreas Horvath convoque Hitchcock, Antonioni, Nicolas Roeg et même La Ruée vers l’or de Chaplin. Puissant, bouleversant, magistralement interprété» (Le Figaro).
«Cette histoire folle, follement belle aussi, Andreas Horvath a eu l’intelligence et la sensibilité de s’en emparer en respectant son arbitraire et son mystère» (Le Monde).
Cannes 2019, Quinzaine des Réalisateurs

Bio cinéaste
Andreas Horvath est né à Salzbourg en Autriche en 1968.
Il a étudié la photographie à Vienne et le cinéma à l’Ecole d’Art Multimédia de Salzbourg. Il a publié des albums de photos en noir et blanc sur la Yakoutie (Sibérie) et l’Amérique rurale qui ont été exposées à travers le monde. Sa filmographie comprend des courts et des longs-métrages documentaires qui ont été présentés aux Festivals de Venise, Locarno, Rotterdam, Londres, Chicago, Karlovy Vary, etc. Lillian est son premier long-métrage de fiction. Le film, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2019, était en lice pour la Caméra d’Or.


films du mois

18h30

Love me Tender

De Klaudia Reynicke
Avec Barbara Giordano, Antonio Bannò, Gilles Privat
Fiction, Suisse, 2019, 1h23, v.o. s-t fr., 12/14

Dans son costume entièrement bleu, Seconda étonne et enchante. Mais elle irrite aussi. La danseuse de 32 ans souffre d’agoraphobie. Incapable de sortir de chez elle, elle est effrayée par les grands espaces. Lorsque sa mère meurt et que son père déménage, elle est soudainement laissée à elle-même et forcée d’affronter ses peurs. Seconda l’anti-héroïne dure et déterminée, est prête à tout pour gagner sa liberté…
Sélectionné à Locarno, dans la section Cinéastes du présent, tout comme son précédent film, Il Nido, projeté au CityClub en 2017, Love me Tender aborde avec humour le quotidien d’une jeune femme devant devant faire face à des défis qui la repoussent toujours plus loin dans ses limites.
«Une exploration brillante et ironique d’un esprit perturbé» (Corriere del Ticino).
«Un voyage étrange et charmant au fonds de l’isolement» (Cinevue).
«Utiliser l’abstraction dans le cinéma de fiction n’est pas facile, mais Klaudia Reynicke réussit pleinement l’exercice avec un film qui est à la fois un manifeste et un nouveau point de départ. Grâce à l’extraordinaire performance de son actrice, la réalisatrice met en scène le rejet de toute forme de patriarcat. Surprenante et courageuse, comme la libération de son personnage» (Locarno Film Festival).
Locarno 2019, Cineasti del presente / Toronto 2019, Sélection / Séville 2019, Sélection

BIO CINéASTE
Née à Lima, Klaudia Reynicke grandit entre le Pérou, les États-Unis et la Suisse.
Après des études en arts visuels et sociologie, elle se consacre au cinéma. En 2005, elle fréquente la Tisch School of Arts de l'Université de New York où elle réalise son premier court-métrage. Sa rencontre avec la cinéaste suisse Jacqueline Veuve, qu'elle a assistée en 2006, confirme son désir de devenir elle-même réalisatrice. Elle obtient un master en cinéma à l’ECAL et la HEAD en 2010, puis signe deux courts-métrages et plusieurs documentaires, dont Les Hommes sont-ils ainsi? (2013) et Sirènes (2014). Son premier long-métrage, Il Nido, est sélectionné par le Festival de Locarno en 2016 dans la section Cinéastes du présent. Love Me Tender est son second long-métrage.

RENCONTRE CINéMA
Mercredi 17 juin à 20h en présence de la cinéaste

films du mois

20h30

L'île aux oiseaux

De Maya Kosa et Sergio da Costa
Doc., Suisse, 1h01, en français, 16/16

Après une longue période d’isolement, Antonin, un jeune homme à la fatigue persistante, redécouvre le monde dans un centre de soins pour les oiseaux sauvages. Dans ce décor étrange, bercé par le vacarme des avions, on sauve aussi bien les oiseaux blessés que les âmes en peine…
«Toujours sur le fil entre documentaire fictionnalisé et fiction documentée, L’Île aux oiseaux n’est pourtant pas (seulement) un conte humaniste sur la solidarité. On ne pourrait autrement pas expliquer les longues scènes dédiées aux animaux, à leurs convalescences. Le rythme lent et méditatif du film contribue à cette sensation de continuité entre homme et animal, véritable trait de caractère du film» (Filmexplorer).
«En choisissant la voie de l’apprentissage comme ligne dramaturgique, le couple de réalisateurs continue à concevoir un cinéma qui part de situations quotidiennes pour en révéler le côté archétypal. Ici, les rapaces enfermés dans de grandes volières deviennent la métaphore de l’étranger, mis en quarantaine avant de s’envoler au loin. Une parabole sur la contemporanéité, racontée à travers des images limpides et essentielles comme le mystère qu’elles renferment» (Locarno Festival).
Locarno 2019, Cineasti del presente / Prix du cinéma suisse, Nomination Meilleur documentaire / DOK Leipzig 2019, Sélection / Entrevues Belfort 2019, Sélection

Bio cinéastes
Née à Genève en 1985, Maya Kosa est diplômée en cinéma de la Haute École d’art et de design (HEAD) à Genève.
Elle collabore déjà avec Sergio da Costa sur son film de diplôme L’ingénieur et le prothésiste (2010), puis signe avec lui Aux Bains de la reine (2012). Leur premier long-métrage Rio Corgo (2015) fait sa première au Forum de la Berlinale en 2016 et est primé aux festivals Crossing Europe et Doclisboa. Né à Lausanne en 1984, Sergio Da Costa est, lui aussi, diplômé en cinéma de la HEAD. Avant de collaborer avec Maya Kosa, il réalise Entretien avec Almiro Vilar Da Costa (2009) et Snack-bar Aquário (2010).

VIDÉO
> Bande-annonce

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