


Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.
Vainqueur du Prix du Public à la Mostra de Venise et présenté en Sélection officielle au Festival International de Toronto, le troisième long-métrage de la Marocaine Maryam Touzani (Le Bleu du caftan) est porté par Carmen Maura, immense actrice espagnole connue pour ses collaborations avec Pedro Almodóvar. Un film débordant d’humour et de charme qui donne envie de s’émanciper de tout ce qu’on nous impose et de vivre, pleinement.

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984. Orwell : 2 + 2 = 5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother... des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui.
Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2025, le nouveau documentaire du cinéaste haïtien Raoul Peck (I Am Not your Negro et Ernest Cole, photographe) se saisit de la figure de Georges Orwell et sa critique radicale de la société, de ses travers et de ses dérives possibles. Le fil qu’il déploie, reflet de l’histoire qui a précédé, montre un futur prévisible. Une confrontation des ramifications politiques actuelles, qu’on voyait venir depuis des décennies, et une invitation radicale à refuser ce qui nous est imposé.

À Londres, Mike vit dans la rue, il va de petits boulots en larcins, jusqu’au jour où il se fait incarcérer. À sa sortie de prison, aidé par les services sociaux, il tente de reprendre sa vie en main en combattant ses vieux démons.
Premier long-métrage de Harris Dickinson, dont on connaissait jusqu’ici la carrière d’acteur (Baby Girl aux côtés de Nicole Kidman et futur interprète de John Lennon dans le biopic consacré aux Beatles), Urchin est porté par Frank Dillane, naviguant magnifiquement entre humour et mélancolie dans ce rôle de petit criminel. Sans jamais tomber dans le moralisme, le film s’attache merveilleusement à ses personnages en présentant les failles et les fragilités de celles et ceux en marge des bonnes mœurs. Une pépite d’humanité.

Présenté en 2025 en Compétition nationale à Visions du Réel et aux Journées de Soleure 2026 dans la section Panorama, le documentaire de Matias Carlier suit Noah de ses 13 à ses 16 ans, créant une relation de confiance entre les deux qui se reflète dans la sincérité du film. Celui-ci présente une réalité cachée, celle d’une jeunesse précaire dans l’un des pays les plus riches du monde. Le cinéaste Matias Carlier sera présent au CityClub pour présenter son film.
(Documentaire, Suisse, 2025, 1h09, en français, 12/14) – Depuis ses six ans, Noah navigue entre la maison de sa mère, les foyers d’accueil et les problèmes avec la justice. Mais lorsqu’il perd pied, il enfourche son vélo, dévale les pentes lausannoises et devient le roi du bitume. Tourné sur trois ans, Toute ma vie explore avec délicatesse les ruptures de l’adolescence et dresse le portrait intime d’une quête d’identité.
Le film sera à l'affiche tout le mois de mars au Cinéma CityClub

Depuis ses six ans, Noah navigue entre la maison de sa mère, les foyers d’accueil et les problèmes avec la justice. Mais lorsqu’il perd pied, il enfourche son vélo, dévale les pentes lausannoises et devient le roi du bitume. Tourné sur trois ans, Toute ma vie explore avec délicatesse les ruptures de l’adolescence et dresse le portrait intime d’une quête d’identité.
Présenté en 2025 en Compétition nationale à Visions du Réel et aux Journées de Soleure 2026 dans la section Panorama, le documentaire de Matias Carlier suit Noah de ses 13 à ses 16 ans, créant une relation de confiance entre les deux qui se reflète dans la sincérité du film. Celui-ci présente une réalité cachée, celle d’une jeunesse précaire dans l’un des pays les plus riches du monde.
Mardi 3 mars à 20h, projection en présence du cinéaste
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Au sommet de sa carrière, Lina 34 ans, styliste argentine, est prise d’une impulsion soudaine après une cérémonie de remise de prix en Suisse. De retour à Buenos Aires, elle décide de ne rien dire à personne, mais quelque chose en elle a basculé – silencieux et invisible. Cela lui dévoile subtilement un passé qu’elle pensait avoir laissé derrière elle.
La cinéaste argentine Milagros Mumenthaler signe ici l’histoire d’une femme en pleine crise identitaire. Portrait psychologique tout en finesse sur une chute intérieure masquée par des faux-semblants, Las Corrientes a été présenté à l’international, notamment aux Journées de Soleure dans la section Panorama, en sélection officielle au Festival du Film de Toronto et en compétition au San Sebastian Film Festival.


Extraordinaires, multiples, combattantes, géniales… Tous les adjectifs sont bons pour qualifier les filles et rendre honneur à tout ce qui fait d'elles des personnes exceptionnelles ! En ce dimanche 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, elles seront célébrées dans toute leur diversité à travers un ciné-concert qui réunit cinq courts-métrages et un duo multi-instrumentiste.
Pour accompagner ces courts-métrages, Serena Fisseau et David Gubitsch vont puiser dans leur répertoire de sons, de rythmes et de musiques et les mélanger à leurs compositions originales où d’autres langues que le français viendront chatouiller les oreilles. C'est en utilisant de multiples instruments que les deux comparses vont créer l’accompagnement musical de ce ciné-concert : du chant, des claviers, des percussions, ainsi que des instruments insolites et des créations sonores en tout genre. Autant d’éléments mobilisés sur scène pour imaginer, en direct, des mélodies prêtes à nous galvaniser !


Premier long-métrage de la cinéaste Mélisa Godet, spécialiste des thématiques sociales, La Maison des femmes ouvre les portes de l'espace d'accueil situé en Seine-Saint-Denis. Un lieu qui porte haut ses valeurs et ses principes de partage, de solidarité et de sororité. Le film sera suivi d'une discussion avec la cinéaste l'actrice Lætitia Dosch.
(Fiction, France, 2025, 1h50, en français, 12/14) – À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.



Hamnet raconte l’histoire de la famille de Shakespeare sous un nouveau jour. À travers le regard de son épouse, Agnès, nous suivons leur histoire d’amour, la construction d’une vie commune et la perte tragique de leur fils Hamnet, mort de la peste à l’âge de onze ans. Cette perte menace leur mariage, tandis que Shakespeare, profondément désespéré, commence à écrire Hamlet.
Adapté du roman du même nom de Maggie O’Farrell, le film met en vedette Jessie Buckley, Paul Mescal, Emily Watson et Joe Alwyn sur un scénario de Zhao et O’Farrell. En 2016, le premier long-métrage de la cinéaste Chloé Zhao, Songs My Brothers Taught Me, était présenté au Cinéma CityClub. Doublement oscarisée en tant que meilleure réalisatrice et pour le meilleur film en 2020 avec Nomadland, Chloé Zhao est de retour en tant que scénariste, productrice, réalisatrice et monteuse ; une des cinéastes les plus en vue, avec une approche visionnaire. À ne pas manquer !
« Hamnet est l'un des rares films à briller non seulement par sa narration grandiose, mais aussi par sa technique quasi parfaite. La réalisation de Chloé Zhao allie une musique captivante, des images à couper le souffle et des performances d'acteurs exceptionnelles en un ensemble harmonieux. Elle nous embarque dans de véritables montagnes russes émotionnelles et montre de manière poignante ce que signifie aimer, perdre et comment, de l'assimilation de ces émotions profondes et des plus sombres tragédies, peut naître un art doux-amer et intemporel. » (Linda Mullan, OutNow)

En présence de la cinéaste Dea Gjinovci. Dans ce documentaire fictionnel présenté aux journées de Soleure, au Zurich Film festival ainsi qu'en Tchéquie et aux Etats-Unis, la cinéaste se lance avec son père et le village à la recherche de traces du passé. Ensemble, ils font revivre les souvenirs d’enfance de son père, dans le Kosovo des années 1950, révèlent des faits bouleversants, se souviennent de la vie quotidienne, et soulèvent des questions restées sans réponse…
(Documentaire, Suisse, 2025, 1h15, v.o. albanais et français sous-titrée français, 16/16) – La cinéaste Dea Gjinovci et son père, qui vit en exil à Genève depuis soixante ans, retournent dans son village natal de Makermal, au Kosovo. Il a été détruit pendant la guerre, et les seuls vestiges qui subsistent sont les récits des villageois encore en vie ; une communauté résiliente, à l’image de son histoire.



En compétition à la Mostra de Venise 2025, le nouveau film d'Ali Asgari est une fiction plus que réelle, une vitrine pour parler de la bureaucratie iranienne et la suffocation de la censure. Ici, l'humour ne provient pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le cinéaste Ali Asgari sera présent au Cinéma CityClub pour une discussion suite à la projection.
(Fiction, Iran, 2025, 1h36, v.o. farsi sous-titrée français,16/16) – Bahram, un cinéaste de quarante ans, a consacré toute sa carrière à réaliser des films en turco-azéri, sans jamais pouvoir les montrer en Iran. Son dernier film, également interdit de diffusion par le ministère de la Culture, le pousse à la révolte. Accompagné de Sadaf, sa productrice au franc-parler qui se déplace en Vespa, Bahram se lance dans une mission clandestine : projeter son film pour un public iranien. Ensemble, ils affrontent la censure gouvernementale, une bureaucratie absurde et leurs propres doutes.
« Les cinéastes Bahram et Bahman Ark, qui ont été confrontés à la censure dans la vie réelle, jouent des versions fictives d'eux-mêmes. Leur casting est une déclaration métatextuelle sur les thèmes du film. De même, Sadaf Asgari, interdite de travail en Iran après avoir assisté au Festival de Cannes pour Āyehā-ye zamini, apporte une authenticité subversive en jouant son propre rôle. L'humour ne provient pas de la comédie, mais de l'absurdité de la répression. Le système de censure alambiqué s'effondre sous le poids de ses contradictions. Les personnages réagissent avec sarcasme et un humour discret, l'humour devenant une forme de résistance lorsque la rébellion est dangereuse. La réalisation du film est en soi un acte de résistance. »
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