8 octobre


films du mois

16h30

Don Juan

De Serge Bozon
Avec Tahar Rahim, Virginie Efira
Fiction, France, 2022, 1h40, en français, 16/16

En 2022, Don Juan n’est plus l’homme qui séduit toutes les femmes, mais un homme obsédé par une seule femme: celle qui l’a abandonné…
«Normalement, un Don Juan est victorieux, cynique et manipulateur; là il est perdant, sincère et démuni». Dans leur Don Juan, le réalisateur, critique de cinéma et acteur Serge Bozon (Mods, La France, Madame Hyde) et sa coscénariste Axelle Ropert prennent à contrepied la figure du célèbre séducteur et proposent une réflexion à la fois troublante et délicate sur la perte de confiance conjugale. Tahar Rahim et Virginie Efira inversent les rapports de pouvoir, chantent et dansent pour notre plus grand plaisir.
«Grand film sur l’abandon, à l’épreuve de la représentation et des sentiments, à travers la figure d’un Don Juan mal aimé.» (Bande à Part)
«À rebrousse-poil, Don Juan est en quelque sorte une non-comédie du non-remariage, dont la mélancolie se déploie à travers les courants contradictoires de sa singulière poétique, à la fois sèche et sentimentale.» (Cahiers du Cinéma)


films du mois

18h30

Pénélope mon amour

De Claire Doyon
Documentaire, France, 2021, 1h28, en français, 16/16

Pénélope mon amour trace le parcours d’une mère, la réalisatrice Claire Doyon, et de sa fille Pénélope, jeune adulte autiste. Vingt ans de récits et d’archives familiales nous plongent dans leur histoire: le choc du diagnostic, la déclaration de guerre, l’abdication, pour finalement accepter et découvrir un mode d’existence autre.
Avec ce film doublement primé au FID de Marseille, Claire Doyon nous livre un journal intime d’une rare sensibilité et une déclaration d’amour criante d’humanité.
«Pénélope ne cesse d’acclamer ce qu’elle est, je ne cesse de questionner qui elle est. La réponse à la question est précisément dans cette quête infinie. Tout m’est renvoyé en miroir. Ainsi, n’est-ce pas Pénélope qui par ricochet me dit qui je suis?» (Claire Doyon)
«Il y a huit ans, à la faveur d’un voyage dans les steppes mongoles, Claire Doyon avait composé un lumineux portrait de sa fille atteinte d’autisme. Quelques plans en reviennent aujourd’hui dans un film qui, de centaines d’heures de rushes accumulés au fil des ans, extrait le récit d’une vie de et avec Pénélope. La narration obéit à un double mouvement. C’est d’abord, en marche avant, la chronique de guerre d’une mère qui a voué sa vie au combat contre la maladie de sa fille, contre la violence médicale et sociale. Au point, dit-elle, de renoncer à être cinéaste. Après Les Allées sombres, Pénélope mon amour prouve qu’il n’en a rien été. Car dans cette guerre, comme dit aussi, la caméra a été son arme et son bouclier. Le film ne cesse de manifester cette évidence: ce qui aide à tenir, c’est la tenue des plans face à la réalité, si douloureuse soit-elle. Cette tenue de l’attention, cette patience de l’image est ce qui permet à Claire Doyon d’y déposer aujourd’hui une parole, de réfléchir à voix nue ses années de vie avec Pénélope. Au fil des mots, un second mouvement se lève progressivement sous le premier: bouleversant récit d’apprentissage d’une mère qui renonce à la guerre pour accompagner sa fille sur la voie d’une pacification. Sous le soleil de Mongolie, parmi les rennes, les gestes de Pénélope s’épanouissent comme des fleurs. Après quoi l’image ne cesse plus de s’ouvrir jusqu’à révéler, dans la clairière d’un champ de ruines antiques, la souveraineté punk de Pénélope. Celle d’une jeune femme qui ne rentrera jamais dans le rang mais que le cinéma, parce qu’il sait aimer son existence extraordinaire, aide à trouver sa place singulière dans le monde.» (FIDMarseille)

RENCONTRE CINéMA
Mardi 18 octobre à 20h en présence de la cinéaste
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films du mois

20h30

Le Retour des hirondelles

De LI Ruijun
Fiction, Chine, 2022, 2h13, v.o. s-t fr., 16/16

Ma, un paysan chinois âgé, cultive la terre avec son âne et sa charrue. Comme il est le dernier de sa famille à ne pas être marié, on le contraint à épouser Guiying, une femme à la santé fragile. Alors qu’ils sont dédaignés par leurs familles respectives, l’amour qu’ils portent à la nature va les rapprocher. Entre eux, la timidité fait place à l’affection tandis que dehors, la vie rurale se désagrège… Le sixième film de Li Ruijun est une romance d’une grande tendresse et d’une beauté stupéfiante, qui reflète par la bande les contrastes de la Chine d’hier et d’aujourd’hui.
Décrivant la rencontre de deux êtres esseulés et leur lien étroit avec la terre qui les fait vivre, Le Retour des hirondelles nous raconte également un mode de vie traditionnel, en voie de disparition. En toile de fond se dessine alors un autre portrait, celui des coopératives agricoles corrompues et des promoteurs immobiliers sans scrupules. En contrepoint à l’humanité des personnages principaux et aux paysages somptueux, on devine un pays miné par l’exode rural, les relocalisations et la spoliation. Réalisateur de nombreuses fictions ancrées dans la réalité de la paysannerie, le cinéaste chinois Li Ruijun a lui-même grandi dans la province rurale du Gansu. C’est là qu’il a tourné ce sixième long-métrage.
«Li Ruijun capte à merveille toutes les énergies contraires qui composent la société rurale de la Chine contemporaine pour en faire un réquisitoire fort, beau et violent à la fois.» (Le Bleu du Miroir)

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