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Lazzaro Felice

De Alice Rohrwacher
Fiction, Italie, Suisse, France, Allemagne, 2018, 2h08, v.o. s-t fr., 16/16

Lazzaro, un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise.  Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne…
Après son éblouissant Le Meraviglie, Alice Rohrwacher revient avec un conte enchanteur, mêlant «néoréalisme, magie, politique et fantastique» (Libération). La cinéaste confirme décidément la place singulière et significative qu’elle tient dans le cinéma italien contemporain.
«Une histoire onirique avec un humour et un côté tranchant qui rappellent La Strada de Fellini ou les premiers films de Pier Paolo Pasolini» (Screen Daily).
«Lazzaro Felice est enveloppé d’une grâce qui tient à sa maîtrise discrète et impressionnante de l’art de la mise en scène» (Le Monde).
Cannes 2018, Compétition internationale - Prix du scénario / European Film Awards 2018, Sélection / Chicago 2018, Compétition / Jérusalem 2018, Prix du meilleur film

AVEC
Alba Rohrwacher, Nicoletta Braschi, Adriano Tardiolo

Bio réalisatrice
Née à Fiesole, en Italie, le 29 décembre 1980, Alice Rohrwacher est diplômée de la Orvieto High School en 1999 et obtient un Master en techniques de narration de la Scuola Holden Turin en 2002, un Master en écriture de documentaires de la Videoteca Municipal do Lisboa en 2005, ainsi qu’un diplôme de Philosophie et de Littérature italienne de l’Université́ de Turin en 2007.
Elle réalise son premier long-métrage en 2011, Corpo Celeste, plusieurs fois récompensé. En 2014, elle éblouit avec Le Meraviglie, Grand Prix au Festival de Cannes. Elle réalise ensuite le court De Djess dans le cadre des Venice Days en 2015. Son dernier film, Lazzaro Felice, est en compétition internationale à Cannes et remporte le Prix du scénario.


L'Île au trésor

De Guillaume Brac
Documentaire, France, 2018, 1h37, en français, 16/16

Un été sur une île de loisirs en région parisienne. Terrain d’aventures, de drague et de transgression pour les uns, lieu de refuge et d’évasion pour les autres. De sa plage payante à ses recoins cachés, l’exploration d’un royaume de l’enfance, en résonance avec les tumultes du monde.
La première partie de Contes de juillet projeté en septembre au CityClub se déroulait à la base de loisirs de Cergy Pontoise. Guillaume Brac retrouve ce décor pour ce long-métrage documentaire joyeux, mélancolique et émouvant.
«Guillaume Brac filme tout ce petit monde avec beaucoup de tendresse et signe un documentaire en forme d’ode à l’enfance et à l’aventure, témoignant d’un ordinaire lumineux» (Le Journal du Dimanche).
«Sous son air espiègle, L’Île au trésor se révèle être un film ambitieux, d’une beauté remarquable: un éclat solaire qui rend joyeux, désirant, et d’autant plus sensible à une réalité sociale qu’elle prend forme à travers la singularité magique des vivants» (Les Cahiers du Cinéma).
Karlovy Vary 2018, Sélection documentaire / Zurich 2018, Sélection documentaire

Bio réalisateur
Diplômé́ de la Fémis en production, Guillaume Brac cofonde la société Année Zéro avec laquelle il réalise et produit un court-métrage Le Naufragé en 2009, puis un moyen-métrage Un monde sans femmes en 2011, primé dans de nombreux festivals en France et à l’étranger.
En 2013, il réalise son premier long-métrage, Tonnerre, présenté en Compétition au Festival de Locarno. Il réalise ensuite un moyen-métrage documentaire Le Repos des braves. Après Contes de juillet dont la première partie se déroule à la base de loisirs de Cergy Pontoise, il retrouve ce décor pour L’Île au trésor, long-métrage documentaire.


Ultra Rêve

De Bertrand Mandico, Yann Gonzalez, Caroline Poggi, Jonathan Vinel
Fiction, France, 2017-2018, 1h20, en français, 16/16

Pour son Noël, le CityClub s’offre quatre réalisateurs pour le prix d’un, pour découvrir ce qui se fait de plus contemporain, de plus barré, de plus rêveur dans le cinéma de 2018. Âmes sensibles bienvenues, mais prévenues. Programme de trois courts-métrages avec:
1 – AFTER SCHOOL KNIFE FIGHT de Caroline Poggi et Jonathan Vinel (21’) – Quatre amis se retrouvent au terrain vague pour leur ultime répétition. Leur groupe n’existera bientôt plus car Laëtitia va partir loin pour ses études. C’est l’histoire de ces jeunes adultes qui n’ont pas envie de se dire au revoir.
2 – LES ÎLES de Yann Gonzalez (23’) – Des personnages traversent un dédale érotique et amoureux avec le désir pour seul guide.
3. ULTRA PULPE de Bertrand Mandico (38’) – Station balnéaire abandonnée. Fin de tournage d’un film fantastique sur la fin d’un monde. Deux femmes, membres de l’équipe de cinéma, l’une actrice, l’autre réalisatrice, Apocalypse et Joy, sont sur le point de mettre fin à leur relation amoureuse.
«La beauté crachée, et même vomie, d’Ultra Rêve est un puissant engrais de cinéma» (Les Cahiers du Cinéma). «Trois courts métrages, délicieusement radicaux, abrasifs, bavards et doux, brillent d’une écriture particulière, néobaroque» (Libération). Cannes 2017 et 2018, Séances spéciales Semaine de la Critique


Cassandro, El Exotico!

De Marie Losier
Documentaire, France, 2018, 1h13, v.o. s-t fr., 16/16

Après 26 ans de vols planés et d’empoignades sur le ring, Cassandro, le roi des Exoticos – ces catcheurs gays qui dynamitent les préjugés – est incapable de s’arrêter. Le corps en miettes, pulvérisé, il va pourtant devoir se réinventer…
Après The Ballad of Genesis and Lady Jaye qui dressait le portrait de l’artiste Breyer P-Orridge Genesis et de sa femme, la cinéaste Marie Losier, dont le travail est aussi montré dans les plus grands musées au monde, pose sa caméra, toujours au plus proche de l’intimité, sur une star du catch gay mexicain.
«Cassandro rit et chiale de la vie avec la régularité d'un métronome déglingué, parce qu'il trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de voler sur un ring tout de lycra vêtu, parce qu'il aligne ses jetons de thérapie comme ses plus beaux trophées, qu'il croit en la médecine aztèque après avoir été camé, bave sur les footballeurs à la télévision et se contrefout - mais alors totalement - qu'on l'accepte ou non. Cassandro, El Exotico! a quelque chose de flamboyant» (Libération).
«Il y a des regards qui nous grandissent. Celui de Marie Losier, aimante infatigable des êtres borderline qui défient la mort est de ceux-là. On reste comme médusé et en suspens, accroché au mirage de la chevelure blonde et de l'énergie sonnante et délirante du super héros acidulé» (Aurelia Barbet et Laurent Bécue-Renard, cinéastes membres de l’ACID).
Cannes 2018, ACID / Festival International du Film de la Rochelle 2018, Sélection / Filmar 2018, Sélection

Bio Réalisatrice
Née en 1972 à Boulogne-Billancourt, Marie Losier étudie la littérature à l’Université de Nanterre et fait les Beaux Arts à New York avant de réaliser de nombreux portraits avant-gardistes, intimes, poétiques et ludiques de cinéastes, musiciens et compositeurs.
Son premier long-métrage, The Ballad of Genesis and Lady Jaye réalisé en 2013, dresse avec délicatesse le portrait de Genesis Breyer P-Orridge et de son groupe Psychic TV. Le film a été présenté dans plus de 280 festivals et a gagné une dizaine de prix. Son travail est également projeté dans des musées tels que la Tate Modern, le MoMA ou le Centre Pompidou. Elle réalise son deuxième long-métrage, Cassandro, El Exotico! en 2018, présenté à Cannes. Elle travaille actuellement sur un long-métrage multiformes entre film, installation et performance sur le compositeur et musicien allemand, Felix Kubin.


Miraï, ma petite sœur

EN VF et VO

De Mamoru Hosoda
Animation, Japon, 1h38, v.o. s-t fr., 8/10

Kun est un petit garçon à l’enfance heureuse jusqu’à l’arrivée de Miraï, sa petite sœur. Jaloux de ce bébé qui monopolise l’attention de ses parents, il se replie peu à peu sur lui-même. Au fond de son jardin, où il se réfugie souvent, se trouve un arbre généalo-ma-gique. Soudain, Kun est propulsé dans un monde fantastique où vont se mêler passé et futur. À travers ces aventures, Kun va découvrir sa propre histoire…
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, le nouveau film d’animation du cinéaste japonais Mamoru Hosoda, auteur de auteur des films Le Garçon et la Bête ou Ame & Yuki, Les enfants loups. Miraï, ma petite sœur est une œuvre superbe sur l’enfance, à la fois sensible et esthétique qui épouse le point de vue d’un enfant de quatre ans.
Cannes 2018, Quinzaine des Réalisateurs / Annecy 2018, Sélection

Bio réalisateur
Mamoru Hosoda est né en 1967 à Toyama. Diplômé de l’Université des beaux-arts de Kanazawa, il rejoint le studio Toei Animation Co. au poste d’animateur. En 1999, il réalise son premier film, Digimon Adventure, un moyen-métrage d’animation.
C’est en 2000, pour le deuxième opus de la saga, Digimon Adventure, Our War game, qu’il récolte ses premiers lauriers pour sa mise en scène moderne et avant-gardiste. Il y abordera déjà les thèmes principaux de sa filmographie. Il devient freelance peu de temps après et, en 2006, réalise le film La Traversée du Temps (adaptation de la célèbre nouvelle de Yasutaka Tsutsui). Porté par l’enthousiasme du public, le film dépasse toutes les attentes en restant pendant un an à l’affiche au Japon. Il est par la suite distribué dans de nombreux pays, dont la France, où le public le découvre pour la première fois au cinéma. En 2009, il réalise Summer Wars qui est sa première œuvre originale. On y retrouve une esthétique qu’il avait déjà développée dans Digimon, inspirée du mouvement d’art contemporain «Super flat». En 2011, il fonde son propre studio d’animation, le Studio Chizu avec le producteur qui l’accompagne depuis le début de sa carrière: Yuichiro Saito. Avec la création de son studio, il devient le fer de lance d’une nouvelle vague de jeunes réalisateurs. Le premier film du studio, Ame et Yuki, Les Enfants Loups (2012) et par la suite Le Garçon et la Bête (2015), confirment l’immense popularité de l’artiste au Japon et à l’étranger, notamment en France.

SéANCES EN VERSION FRANçAISE pour les enfants
Miraï, ma petite sœur est à découvrir dès 8 ans en version française. Projections en VF à venir: samedi 12 et samedi 26 janvier à 16h30.

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