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Alexia, Kevin & Romain

De Adrien Bordone
Documentaire, Suisse, 2019, 1h19, 8/12

Alexia, Kevin et Romain sont trois jeunes de 17 ans qui, comme tout adolescent, désirent gagner en autonomie. Mais ils souffrent de ce que l’on appelle une «déficience intellectuelle»: un attribut qui ne réfère à rien de précis, si ce n’est au fait qu’ils vivent un peu en dehors de la société, dans l’institution Perceval sur les rives du lac Léman. Ils y passent la majorité de leur temps entre les cours à l’école, la vie au foyer et des stages en atelier grâce auxquels ils mettent un premier pied dans le monde du travail. Car le moment qui les attend et auquel ils se préparent est celui, crucial, du passage à l’âge adulte. Que faire une fois la majorité atteinte et où vivre?
Alexia, Kevin & Romain est un film sur le paradoxe de l’autonomie, cette valeur phare dans notre société et à la fois si personnelle, qui passe par tant de petits combats gagnés contre soi-même et le monde. «Le plus important pour moi, au travers de ce voyage d’une année, était de cerner leur désir propre, leurs doutes, envies, angoisses, qualités et le courage dont font preuve Alexia, Kevin et Romain dans des situations inconnues. Le regard s’est voulu assez sensible et doux pour capter leurs émotions et permettre au spectateur de véritablement s’identifier à ces jeunes en quête de liberté» (Adrien Bordone).
Journées cinématographiques de Soleure 2019, Compétition

BIO réalisateur
Né en 1987, Adrien Bordone obtient un bachelor en cinéma à l’ECAL où il réalise plusieurs courts-métrages dont En vrai je suis un monstre en 2010, sélectionné dans plusieurs festivals.
Il termine en 2017 des études de philosophie au niveau Master à l’Université de Zurich, travaille actuellement à Bienne au sein d'À Travers Champs, et réalise ses propres projets. Son dernier documentaire Après l’hiver (52 minutes) a été sélectionné au Festival du Film de Zurich ainsi qu’aux Journées de Soleure et a gagné le Prix bernois du cinéma du meilleur documentaire 2015. Alexia, Kevin & Romain est son premier long-métrage.

En présence du cinéaste
Rencontre avec Adrien Bordone le mercredi 6 février à 20h

Sibel

De Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti
Fiction, Turquie, France, Allemagne, Luxembourg, 2018, 1h35, v.o. s-t fr., 16/16

Sibel, 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la Mer Noire. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Rejetée par les autres habitants, elle traque sans relâche un loup qui rôderait dans la forêt, objet de fantasmes et de craintes des femmes du village. C’est là que sa route croise un fugitif qui pose, pour la première fois, un regard neuf sur elle.
«Le magnifique portrait d’une jeune femme en quête de son identité et de sa liberté, entre Rosetta des frères Dardenne, et Mustang de Deniz Gamze Erguven. Avec la révélation d’une étonnante comédienne, Damla Sönmez» (Télérama).
Locarno 2018, Prix du Jury œcuménique et Prix FIPRESCI / Cinémed 2018, Prix du Public et Prix de la critique / Adana 2018, Prix du meilleur film, de la meilleure actrice, du meilleur acteur secondaire / Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles 2018, Grand Prix du Jury, Prix Cineuropa, Prix du Jury Jeune

AVEC
Damla Sönmez, Emin Gürsoy, Meral Çetinkaya

BIO Réalisateurs
Couple franco-turc, Guillaume Giovanetti (né en 1978) et Çagla Zencirci (1976) coréalisent des films depuis 2004.
Après avoir signé plusieurs courts-métrages sélectionnés à Berlin, Locarno et Clermont-Ferrand, ils ont réalisé deux longs: Noor, tourné au Pakistan (2012, première au Cannes Acid) et Ningen (au Japon, 2013, première à Toronto). Sibel, en compétition à Locarno 2018, y a reçu le Prix du Jury œcuménique et le Prix FIPRESCI.


Troppa Grazia

De Gianni Zanasi
Fiction, Italie, 2018, 1h40, v.o. s-t fr., 16/16

Lucia mène de front sa vie de mère célibataire et sa carrière au sein d'une société très masculine. Elle se bat pour trouver un juste équilibre entre sa fille adolescente, son ex-compagnon et son métier de géomètre. Alors qu’on lui confie le chantier d’un centre commercial, elle découvre que les responsables de cet ambitieux projet sont corrompus. Pour conserver son poste, elle décide de garder le silence. Mais une femme mystérieuse lui apparaît alors. Elle lui ordonne d'empêcher ce projet et de bâtir une église à la place. Lucia, qui ne croit pas aux miracles, va rapidement être mise à l’épreuve…
La nouvelle comédie décalée, mêlant les genres et prenant à contre-pied les spectateurs, du réalisateur de Ciao Stefano ou La felicità è un sistema complesso.
«J’aime Lucia parce qu’elle n'est pas encore très sûre de ce qui lui arrive et parce que, même si elle ne l'a pas encore réalisé, puisqu'elle est encore en train d’en faire l'expérience, elle s'est autorisée à vivre enfin sa vie pleinement, avec toutes les conséquences que cela entraîne. Nous voyons ici l'effort nécessaire pour, une fois de plus, faire de la place dans nos cœurs à la complexité des sentiments et au grand mystère de ces choses que nous ne pouvons pas voir» (Gianni Zanasi).
Quinzaine des Réalisateurs 2018 - Film de Clôture et Prix Label Europa Cinemas

AVEC
Alba Rohrwacher, Elio Germano, Giuseppe Battiston

bio réALISATEUR
Gianni Zanasi étudie la philosophie avant de s’inscrire dans une école d’écriture théâtrale et à un cours de cinéma dirigé par Nanni Moretti.
Il intègre ensuite le Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome et obtient son diplôme en 1992. Il fait ses débuts en tant que réalisateur en 1995 avec le film Nella mischia, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. En 1999, il réalise Fuori di me et A domani, présentés au Festival International de Venise. En 2004, il réalise le documentaire La Vita è breve ma la giornata è lunghissima, avec Lucio Pellegrini, pour lequel il reçoit la mention spéciale du jury du Festival du Film de Venise. En 2007, il y présente Ciao Stefano, hors compétition, une comédie amère avec Valerio Mastandrea. Après avoir travaillé sur une série télévisuelle adaptée de Ciao Stefano, Gianni Zanasi fait son retour au cinéma en réalisant le film La felicità è un sistema complesso. Giuseppe Battiston et Valerio Mastandrea apparaissent à nouveau dans ce film, dont la bande originale est composée par Niccolò Contessa, sous le pseudonyme I Cani.


Pearl

D'Elsa Amiel
Fiction, Suisse, France, 2018, 1h24, v.o. s-t fr., 16/16

Eden Palace, compétition internationale de bodybuilding féminin à 48 heures de la finale. Léa Pearl s’apprête à concourir pour la première fois pour le prestigieux titre de Miss Heaven et consacrer ainsi quatre années de travail. Al, son mentor, lui-même ancienne star du bodybuilding, veille jalousement sur elle, espérant grâce à sa Pearl, revenir sur le devant de la scène. Mais à quelques heures de la finale, Léa voit revenir les ombres du passé. Ben, son ex-mari, débarque à l’Eden Palace et a eu la bonne idée de venir avec Joseph, leur enfant, qu’elle n’a pas vu depuis quatre ans…
«Par­-delà la réflexion politique, Pearl est un film atmosphérique et sensuel, où le grain de la peau en sueur, sous la fonte, est un morceau de territoire finement exploré, scruté, entre champ de ruines et dune irisée» (Le Monde).
«Féerique, étrange, elle exerce fascination et répulsion, Elsa Amiel, dont c'est le premier film, morcelle ce corps hypertrophié par de très gros plans fétichistes, transformant à vue cette héroïne en créature chimérique, devenue l'objet de fantasmes tourmentés» (Le Nouvel Observateur).
Venise 2018, Giornate degli autori / Busan 2018, Flash Forward / Prix du cinéma suisse, meilleure interprétation féminine / Soleure 2019, Sélection

Avec
Julia Föry, Peter Mullan, Arieh Worthalter, Vidal Arzoni

Bio réalisatrice
Née en 1979, Elsa Amiel grandit dans les théâtres, accompagnant dès son plus jeune âge son père mime autour du monde.
Après une formation aux arts de la scène, elle choisit le cinéma et débute sa carrière d'assistante avec Raoul Ruiz sur La comédie de l'innocence. Elle travaille ensuite comme première assistante auprès de Mathieu Amalric, Emmanuel Finkiel, Bertrand Bonello, Noémie Lvovsky, Julie Bertucelli et Riad Sattouf. Son premier court-métrage, réalisé́ en 2006, Faccia d’Angelo, est une plongée dans l’univers d’un boxeur oublié, entre le fantasme, le souvenir, la nostalgie et la mémoire. Son deuxième film, tourné en 2010, Ailleurs seulement, raconte la parenthèse que s’offre un couple, le temps de se retrouver puis de se perdre. Pearl est son premier long-métrage.

REncontre cinéma
En présence de la cinéaste le dimanche 10 mars à 18h


La Flor

De Mariano Llinás
Fiction, Argentine, 2018, 13h53, v.o. s-t fr., 16/16
Partie 1: 3h35, Partie 2: 5h28, Partie 3: 4h56

Un hommage à l’histoire du cinéma en six épisodes, inspirés par différentes formes cinématographiques. Chaque épisode correspond à un genre. Le premier pourrait être considéré comme un film de série B, comme les Américains avaient l’habitude d’en faire les yeux fermés et qu’ils ne peuvent plus tourner aujourd’hui. Le second est un mélodrame musical avec une pointe de mystère. Le troisième est un film d’espionnage. Le quatrième est difficile à décrire. Le cinquième revisite un vieux film français. Et le sixième parle de femmes captives au 19e siècle. Le tout forme «La Flor», avec un seul point commun: leurs quatre comédiennes.
D’un épisode à l’autre, «La Flor» change radicalement d’univers, et chaque actrice passe d’un monde à l’autre, d’une fiction à une autre, d’un emploi à un autre, comme dans un bal masqué… Ce sont les actrices qui font avancer le récit, ce sont elles aussi qu’au fur et à mesure, le film révèle. Et toutes ces images finiront par dresser leurs quatre portraits.
«Une œuvre-monstre de près de quatorze heures, un schéma narratif déroutant, quatre actrices magnétiques et le plaisir rare d’investir un film comme on entre dans un roman… On est tombé amoureux de cet ovni cinématographique argentin signé Mariano Llinás et qui s’annonce comme un classique» (Télérama).
Locarno 2018, Compétition internationale / Buenos Aires International 2018, Prix des meilleures actrices / Festival Biarritz Amérique latine 2018, Prix du Jury

Avec
Elisa Carricajo, Valeria Correa, Pilar Gamboa, Laura Paredes

BIO Réalisateur
Réalisateur et scénariste argentin, Mariano Llinás est l’un des membres du groupe cinéma El Pampero Cine, aux côtés de Laura Citarella, Alejo Moguillansky et Agustín Mendilaharzu.
Il a signé son premier film, un documentaire, Balnearios, en 2002. Son long-métrage suivant, Historias extraordinarias (2008), a remporté le Premio Sur du Mejor guión original de l’Academia de las Artes y Ciencias Cinematográficas de la Argentina, tandis que La Flor a reçu le Hubert Bals Fonds Publieksprijs à Rotterdam.

PROJECTIONS DU FILM EN TROIS PARTIES
Partie 1: ME 13 mars à 19h / LU 18 mars à 19h
Partie 2: VE 22 mars à 18h
Partie 3: DI 24 mars à 16h / VE 29 mars à 19h


Insulaire

de Stéphane Goël
Avec la voix de Mathieu Amalric
Documentaire, Suisse, 2018, 1h32, v.o. s-t fr., 0/8

Parfois la Suisse n’est qu’une île… Au milieu de l’océan Pacifique, un minuscule morceau de terre, appelé Robinson Crusoé, abrite les descendants d’une colonie fondée par un aristocrate bernois. Ces insulaires isolés vivent de la pêche à la langouste et d’un peu de tourisme. Ils sont connectés au reste du monde par la télévision, internet et un navire qui vient du Chili pour les ravitailler une fois par mois. Ils aiment leur île, rude et inhospitalière et sont fiers de leurs origines et de leur culture suisse. Leur ancêtre Alfred von Rodt était un bouc émissaire de la noblesse bernoise. Epris d’aventure, il rompt avec sa famille, s’engage comme mercenaire et finit par créer un petit royaume sur cette île lointaine en 1877 sur lequel il règnera jusqu’à sa mort.
Le nouveau film du cinéaste suisse Stéphane Goël, auteur de Fragments de paradis (2015): une épopée, entremêlant le passé et le présent d’un territoire singulier, racontée avec tendresse par la voix de Mathieu Amalric et qui nous emmène à la rencontre de ces lointains cousins.

BIO réalisateur
Né en 1965 à Lausanne, Stéphane Goël travaille comme monteur et réalisateur indépendant à partir de 1985.
Entre 1987 et 1993, il réside et travaille à New York. Il se forme au documentaire avec John Reilly et Julie Gustafson chez Global Village Experimental Center et collabore avec plusieurs artistes et réalisateurs comme Nam June Paik, Alexander Hahn, Shigeko Kubota. Il réalise plusieurs vidéos expérimentales et poétiques avant de passer au documentaire long-métrage. De retour en Suisse, il rejoint le collectif Climage au sein duquel il produit et réalise de nombreux documentaires destinés au cinéma ou à la télévision.

Rencontre cinéma
En présence du cinéaste le vendredi 15 mars à 20h


Les Éternels

De Jia Zhang-ke
Fiction, Chine, France, Japon, 2018, 2h21, v.o. s-t fr., 16/16

En 2001, la jeune Qiao est amoureuse de Bin, petit chef de la pègre locale de Datong. Alors que Bin est attaqué par une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison. À sa sortie, Qiao part à la recherche de Bin et tente de renouer avec lui…
«Si Jia Zhang-Ke dépeint parfaitement le milieu et le cadre, il filme avant tout un portrait de femme, une histoire de femme. Une femme droite, entière, fidèle à elle-même confrontée à une trahison et à des hommes pleutres, enfantins, immatures» (CultureBox).
«Telle est la manière originale avec laquelle Jia Zhang-ke – désireux depuis quelque temps de se confronter au genre – s’empare du film noir, après s’être essayé au film de sabre ainsi qu’au mélo. Celui-ci, magnifiquement déstabilisant, poétique et fulgurant, opaque et lumineux à la fois, fera, ­gageons-le, partie de ses plus grands films» (Le Monde).
Cannes 2018, Compétition internationale

Avec
Zhao Tao, Fan Liao, Zheng Xu

Bio Réalisateur
Né à Fenyang, Shanxi, en 1970, Jia Zhang-ke est diplômé de l’Université du cinéma de Pékin. Son premier film, Xiau Wu, a notamment été récompensé à Berlin et Vancouver.
Depuis, ses films ont été montrés dans les festivals européens les plus importants: Still Life reçoit le Lion d’or à Venise en 2006, A Touch of sin obtient le prix du meilleur scénario à Cannes en 2013. Dans plusieurs de ses films, Jia Zhang-Ke brouille la frontière entre fiction et documentaire. Il a également produit les films de jeunes réalisateurs et a fait des apparitions dans des films d’autres réalisateurs.

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