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Slalom

De Charlène Favier
Avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud
Fiction, France, 2020, 1h32, en français, 16/16

Lyz, 15 ans, vient d'intégrer une prestigieuse section ski-études du lycée de Bourg-Saint-Maurice. Fred, ex-champion et désormais entraîneur, décide de tout miser sur sa nouvelle recrue. Galvanisée par son soutien, Lyz s'investit à corps perdu, physiquement et émotionnellement. Elle enchaîne les succès mais bascule rapidement sous l'emprise absolue de Fred...
Porté par Noée Abita, révélée en 2017 avec Ava de Léa Mysius, et Jérémie Renier, Slalom est un premier long-métrage impressionnant, où la cinéaste s'inspire de son expérience pour décortiquer les mécanismes de l'emprise.
«Un itinéraire tendu à l’esthétique impressionnante» (Bande à Part).
«Très maitrisé sur le plan technique et particulièrement solide dans les thématiques ambigües qu'il nous raconte, le premier film réalisé par Charlène Favier se vit comme une longue et terrible descente dans les ténèbres humaines. Et c'est passionnant» (Écran Large).
Cannes, 2020, Sélection officielle / Tallinn 2020, Meilleur film / Zurich 2020, Compétition internationale / Deauville 2020, Prix du Meilleur Premier film

BIO CINÉASTE
Exploratrice dans l’âme et autodidacte énergique du cinéma, Charlène Favier est habitée par l’envie de faire partager son univers.
Après avoir passé son enfance à Val d‘Isère et plusieurs années à l’étranger notamment en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis, elle crée à 24 ans sa société pour donner l’impulsion aux projets qui lui tiennent à cœur. Curieuse et consciente de la rigueur liée au métier, elle se forme au jeu d’acteur à l’école Jacques Le Coq à Londres, à la direction d’acteur au Studio Astoria de New York et à l’écriture à l’atelier scénario de la FÉMIS d’où elle sort diplômée en 2015. Dans le même temps, elle écrit, réalise et produit plusieurs courts-métrages et documentaires, dont Free fall, Omessa et Odol Gorri, sélection officielle court-métrage aux César 2020. Son premier long-métrage Slalom, sélectionné dans la catégorie «Premier film» de la Sélection officielle du Festival de Cannes 2020, est lauréat du prix d’Ornano Valenti au Festival du cinéma européen de Deauville 2020.


Adults in the Room

De Costa-Gavras
Fiction, France, Grèce, 2019, 2h04, v.o. s-t fr., 14/16

En janvier 2015, la Grèce agonise. L’espoir de sortir de la crise économique renaît avec la propulsion au pouvoir de la gauche radicale... Nommé par Alexis, Yanis va mener un combat sans merci dans les coulisses occultes et entre les portes closes du pouvoir européen. Là où l’arbitraire de l’austérité imposée prime sur l’humanité et la compassion. Là où vont se mettre en place des moyens de pression pour diviser les deux hommes. Là où se joue la destinée de leur peuple. Une tragédie grecque des temps modernes.
Tiré du livre de Yánis Varoufákis, ministre des Finances au moment des faits, le dernier film du cinéaste franco-grec relate, sous des airs de thriller politique, le récit édifiant d’un désastre à visage humain. Une nouvelle œuvre politique dense et passionnante, après Z, L’Aveu, État de siège ou Amen.
«Adults in the Room est un réquisitoire cinglant contre l’obstination légaliste de l’Union européenne dans son refus de reconsidérer le surendettement de la Grèce. Une réussite totale, qui tient de la gageure: comment transformer en un suspense haletant une situation conflictuelle aussi complexe? Costa-Gavras nous offre un exploit de narration cinématographique» (Bande à Part).
César 2020, Nomination Meilleure adaptation / Lumière 2020, Prix de la Meilleure musique (Alexandre Desplat) / European Film Awards 2020, Nomination Meilleur scénario

BIO CINéASTE
Costa-Gavras (Constantin Gavras) est né en 1933 à Loutra-Iraias, en Grèce.
Après le lycée, il rejoint Paris et obtient la nationalité française en 1968. D’abord étudiant en Lettres à la Sorbonne, il intègre ensuite l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Diplômé en 1959, il travaille comme assistant-réalisateur sur des films de Jean Giono, René Clair, Henri Verneuil, Jacques Demy et René Clément. Auteur politiquement engagé, il a été honoré par plusieurs récompenses, dont le Prix du jury au Festival de Cannes, l’Oscar du meilleur film étranger et du meilleur montage pour Z en 1969, la Palme d'or et l’Oscar du meilleur scénario adapté pour Missing en 1982, ainsi que l’Ours d’or pour Music Box en 1989. Il assure, de 1982 à 1987, et de 2007 jusqu’aujourd’hui, la présidence de la Cinémathèque française.


Les Chansons que mes frères m'ont apprises

(SONGS MY BROTHERS TAUGHT ME)
DE CHLOE ZHAO
FICTION, USA, 2015, 1H34, V.O. S-T FR., 16/16

Johnny vient de terminer ses études et s'apprête à quitter la réserve indienne de Pine Ridge avec sa petite amie, pour chercher du travail à Los Angeles. La disparition soudaine de son père vient bousculer ses projets. Il hésite aussi à laisser derrière lui sa petite sœur de treize ans dont il est particulièrement proche. C'est tout simplement son avenir que Johnny doit maintenant reconsidérer…
Le premier long-métrage de la cinéaste Chloé Zhao, lauréate de l'Oscar du la Meilleure réalisatrice et du Meilleur film cette année avec Nomadland. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2015, Les Chansons que mes frères m'ont apprises était projeté en exclusivité au CityClub en 2016. Une ressortie avec quatre projections pour célébrer l'une des réalisatrices les plus intéressantes du moment.
«Les Chansons que mes frères m'ont apprises se démarque avec délicatesse des codes du genre pour former une œuvre singulière, révélant au passage une cinéaste qui signe un très beau premier film aux accents forcément initiatiques» (Télérama).
Cannes 2015, Quinzaine des Réalisateurs / Sundance 2015, Compétition internationale / Festival de Deauville 2015, Compétition internationale

BIO CINÉASTE
Chloé Zhao est une réalisatrice et scénariste chinoise.
Après avoir vécu son enfance à Pékin, elle part pour Londres, puis étudie les sciences politiques et la production cinématographique aux États-Unis. Son premier long-métrage, Les Chansons que mes frères m'ont apprises, est présenté au Festival du film de Sundance et à la Quinzaine des Réalisateurs en 2015. Son second long-métrage, The Rider, est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2017 où il remporte le Prix Art Cinema du Meilleur film. Il est ensuite sélectionné au Festival du cinéma américain de Deauville où il remporte le Grand prix et est également sacré lors des Independent's Spirit Awards, cérémonie qui récompense le meilleur du cinéma indépendant américain. Nomadland, son dernier film, remporte le Lion d'or à la Mostra de Venise 2020 puis le Golden Globe de la Meilleure réalisatrice et les Oscars du meilleur film et de la meilleur réalisatrice en 2021. Elle est la deuxième femme à recevoir l'Oscar de la meilleure réalisation après Kathryn Bigelow. En 2018, elle est choisie pour réaliser le long-métrage Les Éternels pour les studios Marvel.


First Cow

De Kelly Reichardt
Fiction, États-Unis, 2019, 2h01, v.o. s-t fr., 10/14

Autour de 1820, Cookie Figowitz, un cuisinier expérimenté solitaire et taciturne, voyage vers l’ouest et finit par rejoindre un groupe de trappeurs au fin fond de l’Oregon. Là, il se lie d’amitié avec King-Lu, un immigrant d’origine chinoise. Rêvant tous deux d’une vie meilleure, ils montent un modeste commerce de beignets qui ne tarde pas à faire fureur auprès des pionniers de l’Ouest, en proie au mal du pays. Le succès de leur recette: le lait qu’ils tirent clandestinement, chaque nuit, de la première vache introduite en Amérique, propriété exclusive d’un notable des environs...
Après avoir montré en exclusivité Wendy and Lucy et Certain Women, le Cinéma CityClub projette le nouveau film de Kelly Reichardt, figure majeure du cinéma indépendant américain.
«Avec ses personnages exclus du système économique, le cinéma de Reichardt interroge les façons d’habiter ou d’arpenter une Amérique désertée par ses mythes fondateurs et confrontée à l’épuisement de ses récits providentiels. Sans doute lui doit-on avec First Cow le plus beau film de 2020» (Le Monde).
Berlinale 2020, Compétition / Deauville 2020, Prix du Jury / Gijon 2020, Meilleur film

BIO CINÉASTE
Née en 1964, Kelly Reichardt est une scénariste et réalisatrice américaine, autrice de sept longs-métrages en 26 ans de carrière.
Kelly Reichardt se passionne d'abord pour la photographie, découvrant celle-ci à travers l'objectif que son père policier utilisait pour photographier les scènes de crime. Elle se consacre au cinéma dès la fin des années 1980, devenant directrice artistique pour le film L'Incroyable Vérité de Hal Hartley ou collaboratrice à la réalisation en 1991 de Poison de Todd Haynes. Elle tourne en 1995 son premier long métrage, River of Grass, qui obtient trois nominations aux Independent Spirit Awards ainsi que le Prix du Jury à Sundance. En 2006, avec son deuxième film, Old Joy, Kelly Reichardt acquiert une première reconnaissance en Europe. Wendy et Lucy (2008), sélectionné au Festival de Cannes, et le western très atypique La Dernière Piste (2010) confirment la prédilection de Kelly Reichardt pour un cinéma pastoral minimaliste. À travers ses films, Kelly Reichardt brosse le portrait "d’une Amérique blessée et esquisse une œuvre politique, habitée par les exclus du système vivant dans un pays déserté par ses mythes fondateurs (Le Monde).

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