16 février


films du mois

16h

Samouni Road

De Stefano Savona
Documentaire, Animation, Italie, 2018, 2h06, 16/16

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers. Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants: reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.
Prix du meilleur documentaire à Cannes, Samouni Road mêle des prises de vue réelles et des scènes animées, des traits blancs sur fond noir, dessinées par l’animateur Simone Massi. Réalisé par le documentariste Stefano Savona, plusieurs fois récompensé pour ses films engagés.
«Un témoignage saisissant et nécessaire qui dénonce, à travers le destin tragique d’une famille de la bande de Gaza, les blessures à jamais inconsolables, laissées par le conflit entre Israël et la Palestine, grâce à l’alternance subtile d’images de reconstitution de guerre, d’images d’animation et d’images documentaires» (àVoiràLire).
«En mélangeant onirisme [...] et hyperréalisme, Samouni Road explose les codes du documentaire pour raconter toutes les rues Samouni du monde, ces impasses oubliées de l’histoire où coagule le sang des victimes. Sidérant» (Libération).
Cannes 2018, Quinzaine des réalisateurs, Prix du Meilleur documentaire

BIO RéALISATEUR
Né à Palerme en 1969, Stefano Savona a étudié l’archéologie et l’anthropologie en Italie et en Angleterre, et a participé à plusieurs missions archéologiques au Soudan et au Moyen Orient.
À partir de 1995, il travaille comme photographe indépendant et se consacre, Depuis 1999, à la réalisation et à la production de films documentaires. Carnets d’un combattant kurde (2006) a reçu le Prix du Jury au Cinéma du Réel et une nomination aux David di Donatello. Plomb durci (2009), a été présenté au festival de Locarno dans la section Cinéastes du présent où il a remporté le Prix Spécial du Jury. Il est à l’origine d’un projet d’archives audiovisuelles sur la civilisation rurale sicilienne, Il pane di San Giuseppe (Le pain de Saint Joseph). Il fonde en 2010 à Paris avec Penelope Bortoluzzi la société de production Pico Films. Il a produit et réalisé Palazzo delle Aquile (Grand Prix du Cinéma du Réel 2011, Sélection de l’ACID, Cannes 2011). Tahrir Place de la Libération, présenté au festival de Locarno et au New York Film Festival, est sorti en salle en France en 2012 et a obtenu en Italie le David di Donatello et le Nastro d’Argento du Meilleur Documentaire.

EN PRéSENCE DU CINéASTE
Rencontre avec Stefano Savona le vendredi 1er février à 20h


films du mois

18h30

Troppa Grazia

De Gianni Zanasi
Fiction, Italie, 2018, 1h40, v.o. s-t fr., 16/16

Lucia mène de front sa vie de mère célibataire et sa carrière au sein d'une société très masculine. Elle se bat pour trouver un juste équilibre entre sa fille adolescente, son ex-compagnon et son métier de géomètre. Alors qu’on lui confie le chantier d’un centre commercial, elle découvre que les responsables de cet ambitieux projet sont corrompus. Pour conserver son poste, elle décide de garder le silence. Mais une femme mystérieuse lui apparaît alors. Elle lui ordonne d'empêcher ce projet et de bâtir une église à la place. Lucia, qui ne croit pas aux miracles, va rapidement être mise à l’épreuve…
La nouvelle comédie décalée, mêlant les genres et prenant à contre-pied les spectateurs, du réalisateur de Ciao Stefano ou La felicità è un sistema complesso.
«J’aime Lucia parce qu’elle n'est pas encore très sûre de ce qui lui arrive et parce que, même si elle ne l'a pas encore réalisé, puisqu'elle est encore en train d’en faire l'expérience, elle s'est autorisée à vivre enfin sa vie pleinement, avec toutes les conséquences que cela entraîne. Nous voyons ici l'effort nécessaire pour, une fois de plus, faire de la place dans nos cœurs à la complexité des sentiments et au grand mystère de ces choses que nous ne pouvons pas voir» (Gianni Zanasi).
Quinzaine des Réalisateurs 2018 - Film de Clôture et Prix Label Europa Cinemas

AVEC
Alba Rohrwacher, Elio Germano, Giuseppe Battiston

bio réALISATEUR
Gianni Zanasi étudie la philosophie avant de s’inscrire dans une école d’écriture théâtrale et à un cours de cinéma dirigé par Nanni Moretti.
Il intègre ensuite le Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome et obtient son diplôme en 1992. Il fait ses débuts en tant que réalisateur en 1995 avec le film Nella mischia, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. En 1999, il réalise Fuori di me et A domani, présentés au Festival International de Venise. En 2004, il réalise le documentaire La Vita è breve ma la giornata è lunghissima, avec Lucio Pellegrini, pour lequel il reçoit la mention spéciale du jury du Festival du Film de Venise. En 2007, il y présente Ciao Stefano, hors compétition, une comédie amère avec Valerio Mastandrea. Après avoir travaillé sur une série télévisuelle adaptée de Ciao Stefano, Gianni Zanasi fait son retour au cinéma en réalisant le film La felicità è un sistema complesso. Giuseppe Battiston et Valerio Mastandrea apparaissent à nouveau dans ce film, dont la bande originale est composée par Niccolò Contessa, sous le pseudonyme I Cani.


films du mois

20h30

Les Confins du monde

De Guillaume Nicloux
Fiction, France, 2018, 1h43, en français, 16/16

Indochine, 1945. Robert Tassen, jeune militaire français, est le seul survivant d'un massacre dans lequel son frère a péri sous ses yeux. Aveuglé par sa vengeance, Robert s'engage dans une quête solitaire et secrète à la recherche des assassins. Mais sa rencontre avec Maï, une jeune Indochinoise, va bouleverser ses croyances…
Trois ans après Valley of Love, Guillaume Nicloux explore à nouveau l’âme humaine et réalise un film de guerre métaphysique, porté par un Gaspard Ulliel transcendé par son personnage.
«Âpre, romantique, surnaturel: Les Confins du monde ressemble à un rêve éveillé. Ou à un cauchemar. En clair, on n'est pas près de l'oublier» (Positif). «Un faux film de guerre qui se transforme en quête presque surnaturelle. Fascinant» (Bande à part).
«Récit absolu de vengeance autant que voyage dans les tréfonds d’une âme perdue, le quatorzième film de Guillaume Nicloux est un objet exigeant et cauchemardesque, qui examine la Guerre d’Indochine et ses exactions au prisme de l’intime» (Les Fiches du Cinéma).
Cannes 2018, Quinzaine des Réalisateurs

AVEC
Gaspard Ulliel, Guillaume Gouix, Gérard Depardieu

Bio réalisateur
Du cinéma expérimental (Les Enfants volants, La Vie crevée, The End) au triptyque noir (Une affaire privée, Cette femme-là, La Clef),
de la comédie décalée (Le Poulpe, Holiday) au film politique (L’Affaire Gordji), en passant par le drame (Faut pas rire du bonheur, La Reine des connes), Guillaume Nicloux construit une œuvre dense et unique en explorant tous les genres. La Religieuse et L’Enlèvement de Michel Houellebecq, présentés au Festival de Berlin, n’échappent pas à la règle. En 2015, Valley of Love inaugure un cycle de l’intime où quête existentielle et passion amoureuse sont les enjeux principaux de ses films. Les Confins du monde est son seizième long-métrage.

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