19 septembre


films du mois

16h

Martin Eden

DE Pietro Marcello
Avec Luca Marinelli, Jessica Cressy, Carlo Cecchi
Fiction, Italie, France, Allemagne, 2019, 2h08, v.o. s-t fr., 10/16

À Naples, au cours du 20e siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, autodidacte et individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu’il conquiert, grâce à la philosophie, la littérature et la culture, le cœur d’une jeune et belle bourgeoise et s’introduit parmi les siens, il est rongé par le sentiment d’avoir trahi ses origines...
Après La bocca del lupo et Bella e perduta, projeté au CityClub, le cinéaste italien s’inspire librement du roman de Jack London paru en 1909 et transpose l’intrigue à Naples dans l’effervescence sociale du 20e siècle. Un film onirique et philosophique, tourné en 16mm, aux mille idées de cinéma.
«Avec des musiques et des images d’archives surprenantes, Pietro Marcello construit un film d’époque à la fois original et moderne qui gagne en majesté et en intensité au fil des étonnements» (Le Journal du Dimanche).
«Le charme ne se rompt jamais, entraînant le spectateur dans une danse poétique qui ne trahit rien du message politique de Jack London. Luca Marinelli, belle présence virile, est absolument parfait dans le rôle de Martin» (Les Inrockuptibles).
Venise 2019, Prix de la meilleure interprétation pour Luca Marinelli / Séville 2019, Meilleur film / Toronto 2019, Meilleur réalisateur

Bio cinéaste
Né en 1976 à Caserte en Campanie, Pietro Marcello étudie la peinture à l’Académie des beaux-arts de Naples.
Il s’essaie ensuite à plusieurs activités: professeur dans des prisons, fondateur d’un festival de films ou programmateur à la radio. Il réalise ses premiers courts-métrages en 2003, Carta et Scampia, puis travaille comme bénévole dans une ONG en Côte d’Ivoire. Depuis, il réalise plusieurs documentaires dont Il passaggio della linea (2007), sélectionné dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise. Son premier long-métrage, La bocca del lupo (2010), remporte le Teddy Award du meilleur documentaire au festival de Berlin. Il revient à Venise en 2012 avec Il silenzio di Pelešjan. En 2015, Bella e perduta, projeté au CityClub, est présenté au Festival de Locarno et de nombreux autres festivals internationaux.

RENCONTRE
En présence de l'actrice Jessica Cressy le mardi 1er septembre à 20h. Projection suivie d'une discussion avec l'actrice et le cinéaste (par skype).

PROJECTIONS
À l'affiche tout septembre. Dates des projections à venir.


films du mois

18h30

Eva en août

De Jonás Trueba
Avec Itsaso Arana, Isabelle Stoffel, Vito Sanz
Fiction, Espagne, 2019, 2h09, v.o. s-t fr., 16/16

Eva, 33 ans, décide de rester à Madrid pour le mois d’août, tandis que ses amis sont partis en vacances et ont fui la ville. Les jours s’écoulent dans une torpeur madrilène festive et joyeuse et sont autant d’opportunités de rencontres pour la jeune femme.
Souvent comparé à Eric Rohmer avec ce film, le jeune cinéaste espagnol réalise une déambulation estivale et poétique dans la capitale madrilène, au rythme du hasard et des fêtes.
«Il y a longtemps que j’avais envie de filmer la ville en été et plus particulièrement pendant la première quinzaine du mois d’août parce qu’elle coïncide avec les fêtes, très typiques de Madrid, qui se succèdent dans les trois quartiers les plus populaires. Le film est un dialogue entre Eva et la ville. J’aime l’idée que Eva la regarde comme une ville étrangère, comme si c’était la première fois qu’elle la voyait, avec les yeux d’une touriste» (Jonás Trueba).
«De cette facilité à créer de l’opacité à partir d’un terrain sableux, le cinéaste espagnol Jonás Trueba signe un film diablement séduisant» (Bande à Part).
«Ruisselant de charmes, le film musarde dans les rues de Madrid qu’il embrasse dans tous les plans, fuyant l’espagnolade de carte postale sans renier la qualité picturale de la ville» (Libération).
«Une chronique à la Rohmer d’une grâce absolue» (Télérama).
Karlovy Vary 2019, Prix de la critique et Prix spécial du Jury / Cinespaña Toulouse 2019, Prix de la meilleure actrice (Itsaso Arana) et du meilleur scénario, Mons 2020, Prix du Scénario

BIO CINÉASTE
Né à Madrid en 1981, Jonás Trueba réalise son premier long-métrage Todas las canciones hablan de mí en 2010 pour lequel il est nommé pour le Goya du meilleur jeune réalisateur.
Suivront Los ilusos (2013) salué par la critique et le public après une tournée festivalière internationale, Los exiliados románticos (2015) Prix spécial du jury au festival de Malaga puis La reconquista (2016) présenté en sélection officielle au Festival de San Sébastián. Jonás est par ailleurs co-scénariste de Más pena que Gloria (2000) et Vete de mí (2005), tous deux réalisés par Víctor García León et de El baile de la Victoria (2009) réalisé par Fernando Trueba, nommé pour le Goya du meilleur scénario adapté. Il est également l’auteur de plusieurs écrits sur le cinéma. Jonás jongle entre cinéma et l'enseignement. Il est membre depuis 2013 de l’équipe de Cine en Curso, un projet pédagogique autour du cinéma dans les écoles. Eva en août (La virgen de augusto), est son cinquième long-métrage.

RENCONTRE
En présence de l'actrice Isabelle Stoffel le mercredi 9 septembre à 20h

films du mois

21h

Si c'était de l'Amour

De Patric Chiha
D’après Crowd de Gisèle Vienne
Documentaire, France, 2019, 1h22, 16/16

Ils sont quinze jeunes danseurs, d’origines et d’horizons divers. Ils sont en tournée pour danser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne inspirée des raves des années 1990, sur l’émotion et la perception du temps. En les suivant de théâtre en théâtre, Si c’était de l’amour documente leur travail et leurs étranges et intimes relations. Car les frontières se troublent. La scène a l’air de contaminer la vie – à moins que ce ne soit l’inverse… De documentaire sur la danse, le film se fait alors voyage troublant à travers nos nuits, nos fêtes, nos amours.
«Essayer de mettre en scène cet état trouble, proche de la transe, entre réalité, songe et fantasme»: le cinéaste Patric Chiha, dont le CityClub avait montré son précédent film, Brothers of the Night, en 2017, propose une adaptation cinématographique de la pièce de Gisèle Vienne où documentaire et fiction se mêle habilement.
«La réussite est évidente! Les ralentis hypnotiques ne perdent rien de leur force en passant de la scène à l’écran. L’ambiance techno du spectacle, dans sa dimension pulsative, voire violente, est restituée grâce à une approche serrée des corps pour une réalisation à fleur de peau» (Positif).
«Rien de théorique ici: la grâce du film est qu’il a toute la simplicité de l’évidence» (Cahiers du cinéma).
«La caméra de Chiha, grand cinéaste du trompe-l’œil, épouse à merveille les corps et les troubles» (La Septième Obsession).
Berlinale 2020, Teddy Award du Meilleur documentaire / IndieLisboa 2020, Compétition internationale

BIO CINÉASTE
Patric Chiha est un cinéaste autrichien d’origines hongroise et libanaise, né en 1975 à Vienne.
Après des études de stylisme de mode à l’ESAA Duperré (Paris) et de montage à l’INSAS (Bruxelles), il réalise plusieurs courts, moyens-métrages et documentaires sélectionnés dans de nombreux festivals. En 2009, il réalise son premier long-métrage, Domaine, avec Béatrice Dalle, sélectionné à la Mostra de Venise. Suivent Boys Like Us (2014) et les documentaires Brothers of the Night (2016) et Si C'était De L'amour (2019), tous deux sélectionnés à la Berlinale. Il prépare actuellement son prochain film de fiction, La Bête Dans La Jungle.

RENCONTRE
En présence de Patric Chiha le vendredi 18 septembre à 20h
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