7 janvier


films du mois

16h

Saint Omer

d'Alice Diop
Avec Atillahan Karagedik, Kayije Kagame, Guslagie Malanda
Fiction, France, 2022, 2h02, en français, 12/14

Sur les bancs d’un procès d'assises, Rama, une jeune romancière, vient écouter une mère jugée pour infanticide, accusée d’avoir tué sa fille de quinze mois en l’abandonnant à la marée montante sur une plage. Mais au cours du procès, rien ne se passe comme Rama l’avait prévu. La romancière commence ainsi à se questionner sur son propre rapport à la maternité, la parole de l’accusée et l’écoute des témoignages faisant vaciller ses certitudes et l’interrogeant sur ses jugements…
Représentant de la France aux Oscars, lauréat du Lion d’argent et du Prix du meilleur premier film à la dernière Mostra de Venise, Reflet d'or du meilleur film au GIFF, Saint Omer d'Alice Diop s'inspire d'une histoire vraie et suit le procès d'une mère jugée pour infanticide à travers les yeux d'une romancière. À la fois chronique judiciaire et intriguant portrait psychologique, le premier long-métrage de la réalisatrice d’origine sénégalaise est un drame bouleversant qui explore le rapport complexe à la maternité et la place des femmes dans la société.

RENCONTRE CINÉMA
Mercredi 30 novembre à 20h30 en présence de l'actrice Kayije Kagame
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films du mois

18h30

Falcon Lake

De Charlotte Le Bon
Fiction, France, Canada, 2022, 1h41, en français québécois avec s-t fr., 16/16

Bastien, 13 ans, et Chloé, 16 ans, enfants de parents amis, passent leurs vacances d'été dans une cabane au bord d'un lac au Québec. On raconte qu’un enfant y serait mort noyé et qu’il hanterait désormais les lieux. Malgré la différence d'âge qui les sépare, les deux jeunes vont nouer des liens singuliers…
Après un court-métrage remarqué, l'actrice et cinéaste québécoise raconte dans son premier long une histoire d’amour et de fantômes. Un récit initiatique et poétique, aux tonalités fantastiques, sélectionné notamment à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes.
«Rarement la soif et la peur de vivre, les sentiments confus et les penchants morbides de cet âge ont été aussi bien incarnés – chapeau à Sarah Montpetit et Joseph Engel, déjà formidable chez Louis Garrel.» (L’Obs)
«La beauté de Falcon Lake tient beaucoup à l’effort de rester coûte que coûte du côté de cette indécision, quitte à se moquer de la logique et du rationnel, et sans pour autant surjouer l’hésitation classique entre fantastique et réalisme (autre frontière naturellement brouillée ici).» (Cahiers du Cinéma)
«Falcon Lake, premier long-métrage de la comédienne Charlotte Le Bon, impressionne par son ambiance et sa maîtrise.» (Le Parisien)
«Une douce rêverie mélancolique, qui commence comme un tendre teen movie avant de s'envoler vers une poésie d'une infinie délicatesse. Une des plus belles surprises de 2022.» (Écran Large)


films du mois

20h30

Armageddon Time

De James Gray
Fiction, États-Unis, 2022, 1h55, v.o. s-t fr., 16/16

Années 1980. Paul grandit dans le Queens, à New York, au sein d’une famille d’origine juive. Au lieu de se concentrer sur ses études, il préfère peindre et dessiner. Seul son grand-père soutient ses ambitions artistiques. Paul et son meilleur ami Johnny, un Afro-Américain, font ensemble les 400 coups. Jusqu’à ce que les parents de Paul décident de placer leur enfant en école privée… L’histoire intime du passage à l’âge adulte d’un garçon du Queens dans les années 1980, de la force de la famille et de la quête générationnelle du rêve américain… Sélectionné en compétition à Cannes, avec notamment Anne Hathaway et Anthony Hopkins au casting, Armageddon Time soigne un style épuré pour mieux servir l’intime. Un film d’une grâce infinie sur la perte de l’innocence.
Après avoir signé cinq drames (dont We Own the Night et Two Lovers) ayant pour théâtre sa ville natale de New York où il met en scène des groupes d’individus aux liens aussi étroits que troubles, James Gray s’est lancé dans d’ambitieuses explorations d’autres continents et univers, avec The Lost City of Z se déroulant en partie dans la jungle amazonienne, et Ad Astra, qui suit un astronaute aux confins du système solaire. Avec Armageddon Time, le réalisateur ne revient pas seulement à New York, mais surtout dans le quartier de maisons mitoyennes de Flushing, dans le Queens, où il a grandi: «Je suis allé dans la jungle et dans le cosmos, et j’ai adoré ça. Mais à un moment donné, on comprend que l’infini est en soi. Et, si l'on parvient à s’exprimer sincèrement et sans détour, c’est ce qu’on peut faire de mieux. Je voulais rentrer à la maison, et faire un film qui serait le plus personnel possible.»
James Gray à propos du film: «L'histoire comme les mythes émergent toujours du microcosme de l’intime. Avec Armageddon Time, je me suis efforcé de faire le film le plus personnel et le plus lucide que j’ai pu. J’ai voulu me libérer des conventions propres à un genre et éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle à la sincérité. Le rêve américain a toujours tenu une place importante dans l’histoire que ma famille aimait se raconter sur elle-même. On ne gobait pas toutes les platitudes, mais on embrassait de tout cœur le schéma narratif dominant. Mes parents se croyaient suffisamment lucides pour faire la différence entre mythe et réalité, mais je les ai vus se débattre avec les limites inhérentes à un système construit sur l’illusion d’une société sans classes. Le monde leur intimait de faire des compromis. En fin de compte, on a fait du mieux qu’on a pu, mais parfois, cela ne suffit pas. Ce film parle d’une époque passée qui fait écho à notre situation actuelle. J’aime les gens qui peuplent cette histoire. Aujourd’hui, ils ne sont que fantômes.»

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