21 avril


films du mois

19h

Les Pires

De Lise Akoka et Romane Gueret
Fiction, France, 2022, 1h36, en français, 16/16

Un tournage va avoir lieu à la cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer, dans le Nord de la France. Lors du casting, quatre ados, Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont choisis pour jouer dans le film. Dans le quartier, tout le monde s’étonne: pourquoi n’avoir pris que «les pires»?
Entrées dans le cinéma par le biais du casting sauvage, les cinéastes Lise Akoka et Romane Gueret signent avec ce premier long-métrage, lauréat du Grand Prix à Un Certain Regard à Cannes, une mise en abyme qui questionne leur art et le cinéma "social": jusqu’où peut-on aller pour réussir un film? Parfois cruel, souvent drôle et solaire, le film touche par sa sincérité brute et bluffe par sa direction d’acteur: à chaque plan, les enfants crèvent l’écran.
«Il y a des sourires et des larmes, mais surtout un grand amour pour les gens dans ce film aux multiples niveaux de lecture» (La Voix du Nord)
«Carburant à l’énergie de ses jeunes comédiens épatants et parfaitement dirigés, le film est d’une remarquable intelligence, progresse sans posture ni imposture en soulevant des questions éthiques qui le concernent lui-même.» (Le Journal du Dimanche)
«Ils sont beaux et touchants, ces mômes, avec leur étincelle dans le regard, leur fragilité et leurs talents. Avec une certaine autodérision, elles s’amusent aussi des travers des équipes de tournage, amenant une touche comique à leur récit. Elles se moquent gentiment des archétypes du cinéma social.» (L’Humanité)


RENCONTRE
Vendredi 31 mars à 20h en présence de Romane Gueret
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films du mois

21h

Joyland

De Saim Sadiq
Fiction, Pakistan, États-Unis, 2022, 2h06, v.o. s-t fr., 16/16

Haider est le plus jeune fils d’une famille pakistanaise traditionnelle. Il habite à Lahore avec son épouse, Mumtaz, et la famille de son frère au grand complet. Chacun vit sous le regard des autres et Haider est prié de devenir père et trouver un emploi. Il accepte alors un petit boulot dans un cabaret et tombe sous le charme de la magnétique Biba, une danseuse transgenre. Haider se retrouve écartelé entre les injonctions sociales qui pèsent sur lui et l’irrésistible appel de la liberté, tandis que Mumtaz cherche également son propre chemin…
Pour son premier long-métrage, Saim Sadiq crée une saga familiale pour mieux observer comment les normes restreignent, puis asphyxient, les individus. Prix du meilleur film international aux Spirit Awards, cérémonie récompensant le cinéma indépendant, et lauréat du Prix du Jury Un Certain Regard à Cannes, Joyland est à la fois d’une extrême délicatesse et absolument bouleversant.
Le réalisateur à propos de son film: «Je vis avec l’histoire de Joyland depuis très longtemps. Aujourd’hui, quand je repense au passé, je me rends compte que mon esprit de jeune adulte a accueilli avec beaucoup d’émotion ce récit, totalement fictif mais autobiographique, comme un cadeau. C’est devenu le moyen de questionner mon propre statut de jeune homme qui n’a jamais été suffisamment viril pour vivre dans une société patriarcale. En grandissant, j’ai découvert les personnages de Joyland qui grandissaient avec moi, comme les quelques amis, adolescents, qui traînent longtemps ensemble après la fin de l’école. En affrontant les notions de désir, de tradition, de masculinité, de famille et de liberté, ces combats sont devenus leurs combats. Quand je me mettais trop en colère, ils m’apprenaient à avoir de l’empathie. Quand ils étaient trop désabusés, je faisais une blague ou je les emmenais dans un parc d’attraction. En fin de compte, leur catharsis est devenue la mienne. Joyland s’attache à "déromantiser" un récit initiatique et se présente comme un hommage à toutes les femmes, à tous les hommes, et à tous les transgenres qui paient de leur vie le poids du patriarcat. Le film célèbre aussi le désir qui tisse des liens inattendus et l’amour qui les immortalise. En fin de compte, c’est surtout un message d’amour adressé à ma patrie»
«Joyland est un long-métrage hors catégorie, unique, original, une pure merveille bouleversante qui raconte une love story enflammée en dénonçant les travers sociaux et religieux de son pays.» (Le Parisien)
«La force de Saim Sadiq est de parvenir à sonder les zones frontières, entre le féminin et le masculin, le jour et la nuit, la liberté et la contrainte, le dit et le tu, avec nuance et délicatesse. Le suivre est une expérience troublante et hypnotisante.» (Bande à part)
«À défaut de l’engloutir, l’amour unissant Biba et Haider provoquera au sein de la famille une implosion qui rebattra les cartes et conduira chacun à se redéfinir. De cet effondrement, on ne sentira rien venir, hypnotisés par la magie d’un film qui, à l’éclat du bruit et de la lumière, préfère le bruissement et le scintillement des nuits.» (Le Monde)

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