2 février


films du mois

18h45

Making of, le monde merveilleux du cinéma

De Cédric Kahn
Fiction, France, 2023, 1h54, en français, 16/16

Simon, réalisateur aguerri, débute le tournage d’un film racontant le combat d’ouvriers pour sauver leur usine. Entre les magouilles de son producteur, des acteurs incontrôlables et des techniciens à cran, il est vite dépassé par les événements. Abandonné par ses financiers, Simon doit affronter un conflit social avec sa propre équipe. Dans ce tournage infernal, son seul allié est le jeune figurant à qui il a confié la réalisation du making of.

Aussi drôles qu’émouvants, Denis Podalydès, Jonathan Cohen et Souheila Yacoub brillent dans cette comédie sociale signée Cédric Kahn, qui décortique avec habileté les coulisses du septième art, entre stress ambiant, esprit d’équipe, ambitions artistiques, volonté d’engagement et nécessités financières.
«Comme Truffaut dans La Nuit américaine, Cedric Kahn paraît croire que la réussite d’un film tient toujours d’un miracle. C’est ce qu’enregistre son film: la conspiration acharnée des forces adverses et soudain l’éclaircie d’une résolution. Le film réussit à nous faire désirer son miracle.» (Les Inrockuptibles)
«L’argument de Making of est tout d’abord l’enregistrement d’une réalité, invisibilisée par les apprêts du jeu et de la recomposition. Comme toute œuvre consacrée au tournage d’un film, Making of met en scène les coulisses, l’arrière-cuisine où circulent les tensions, les rivalités, les problèmes de fric et les crises de nerfs ou de couple.» (Positif)
Cédric Kahn à propos de son film: «Cela faisait très longtemps que je voulais parler de cinéma. C’est un milieu que j’ai eu l’occasion et le temps d’observer et j’y observe des choses, des situations un peu folles qui se produisent au nom de la création. Ça a d’ailleurs commencé très tôt, dès que j’étais stagiaire. Et ce que je pensais quand j’avais 20 ans, je le pense toujours: ce sont toujours les mêmes choses qui me heurtent et qui m’émerveillent. En ce sens, Making of est un projet ancien, car cela faisait longtemps que je voulais donner ma version de ce milieu. Ce n’est pas un film sur le cinéma en tant qu’objet d’art ou de fantasme mais sur le cinéma en tant que travail. Cette distinction est très importante pour moi. Et beaucoup de choses que je raconte dans ce film pourraient sûrement se transposer ailleurs. Le cinéma est un microcosme social comme un autre et les rapports de classe qui s’y exercent, y sont similaires.»


films du mois

21h

Le Vent qui siffle dans les grues

De Jeanne Waltz
Fiction, Portugal, Suisse, 2023, 1h33, v.o. s-t fr., 16/16

Algarve, début des années 1990. Restée seule après le décès de sa grand-mère, Milene Leandro, 27 ans, se réfugie dans l’ancienne usine familiale, où vivent désormais les Mata, une famille capverdienne. Elle y fait la rencontre d’Antonino. En dépit de leurs différences, une idylle naît entre les deux. Mais pour la famille Leandro, riches notables de la région, une telle relation est inconcevable. Ils décident de prendre en main la vie de Milene…

En lice pour le principal prix aux Journées de Soleure, Le Vent qui siffle dans les grues est le troisième long-métrage de Jeanne Waltz, cinéaste suisse installée en Portugal. Après son film Pas douce, lauréat du Quartz du meilleur scénario aux Prix du cinéma suisse en 2008, elle adapte le roman éponyme de Lídia Jorge et réalise un drame romantique sur fond de l’histoire récente du Portugal, porté par la performance impressionnante de l’actrice Rita Cabaço.

Rencontre cinéma
Jeudi 15 février à 20h en présence de la cinéaste
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