mars   


Rencontre cinéma

mardi 3 mars
20h

Fiancées, en présence de la cinéaste

Présenté en compétition à Visions du Réel et lauréat du prix du meilleur documentaire à Tirana, Fiancées, premier long-métrage de la cinéaste suisse Julia Bünter, suit le parcours de trois femmes égyptiennes vers le mariage et propose un portrait de la jeunesse du Caire. À découvrir en avant-première en présence de la cinéaste.

Fiancées de Julia Bünter
(Doc., Suisse, 2019, 1h20, v.o. s-t fr., 8/14) – Le Caire, mégalopole de vingt millions d’habitants, a récemment subi de nombreux bouleversements politiques, culturels et économiques, obligeant la société égyptienne à se réinventer. Dans ce contexte instable, Fiancées suit trois couples de jeunes égyptiens sur le long chemin menant au mariage, en abordant les questions liées à la religion, les pressions sociales et familiales, la sexualité, le rapport entre les hommes et les femmes. En résulte une immersion dans leur quotidien et un portrait de la société contemporaine du Caire et de sa jeunesse, tiraillée entre des traditions immuables et un désir grandissant de liberté.
«En cadrant ses protagonistes et leurs questionnements au plus près, Julia Bünter parvient à saisir avec subtilité et légèreté les bouleversements apportés par la révolution au sein des classes moyennes égyptiennes» (Visions du Réel).
Visions du Réel 2019, Compétition / Tirana 2019, Prix du meilleur documentaire / Mumbai 2019, Compétition

Bio cinéaste
Née à Genève en 1990, Julia Bünter grandit en Valais avant de poursuivre ses études au département cinéma de l’ECAL à Lausanne.
Son film de diplôme Jour J est projeté dans de nombreux festivals internationaux, dont celui du Court Métrage de Clermont-Ferrand. Elle réalise ensuite À la Maison, un court métrage documentaire, puis se consacre depuis 2015 à la réalisation de Fiancées, son premier long-métrage documentaire.

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d’une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)
Achetez vos places
    ma 3.3  /  20h


Rencontre cinéma

vendredi 6 mars
20h

Je prends ta peine, en présence d'Anne Consigny

À l’occasion des Rencontres 7e Art Lausanne, dont la troisième édition a lieu du 4 au 8 mars, le Cinéma CityClub reçoit la comédienne Anne Consigny qui vient présenter son documentaire Je prends ta peine où elle raconte sa rencontre bouleversante avec deux femmes arméniennes, Susanna et sa fille Narine venue à Paris se faire soigner d’un cancer. Entre Paris et Erevan, Je prends ta peine est un journal intime et un film sur l’engagement, la solidarité, l’amitié et les liens du cœur. Projection en présence d’Anne Consigny et de Susanna Martirosyan, mère de Narine et principale protagoniste du film.

Je prends ta peine d’Anne Consigny
(Documentaire, France, 2019, 1h05, en français et v.o. s-t fr., 16/16) – Susanna, mère de famille de la banlieue pauvre d’Erevan en Arménie, et sa fille Narine, 26 ans, arrivent à Paris. Elles sont ici pour un traitement médical: Narine a été́ diagnostiquée d’un cancer foudroyant. C’est chez Anne Consigny, comédienne, que le hasard les amène. Les trois femmes vont devenir amies dès le premier regard. Narine ne survivra que cinq mois à Paris. Sa famille choisit de la rapatrier pour l’inhumer auprès d’eux. Susanna emmènera Anne à Erevan retrouver son mari, ses enfants, sa famille, ses amis, son pays. Elles ne partagent ni la langue, ni les codes sociaux, ni les traditions, ni la culture mais elles deviennent comme deux sœurs. En arménien, «Ça va» se dit «Tsavet tanem», littéralement «Je prends ta peine»…
«Anne Consigny nous propose une sorte de journal filmé de cette aventure intime, commenté par sa voix douce et mélancolique» (Positif).
«Ce n’est pas seulement le sujet qui fait la force de Je prends ta peine, mais aussi le regard d’Anne Consigny, tout de suite juste et à bonne distance. En cela, si le titre du film est la traduction d’une expression arménienne, il est aussi la parfaite expression de ce que la comédienne parvient à montrer» (Le Monde).

LIEN
> Les Rencontres 7e Art Lausanne, du 4 au 8 mars

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d’une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres).
Les détenteurs du pass 5 entrées des Rencontres 7e Art bénéficie du tarif à 10.- sur présentation de leur pass à la caisse.
Achetez vos places
    ve 6.3  /  20h


Film et concert

samedi 7 mars
18h30

Carte blanche à Natacha Atlas

Le CityClub sera l’écrin d’une soirée toute particulière: après la projection du film marocain Le Miracle du Saint Inconnu, nous recevrons l'immense Natacha Atlas et son groupe lors d'un concert inédit accompagné des projections de l'artiste Radu ZERO, réalisateur de son dernier clip qui sera verni lors de cette soirée exceptionnelle.

21h: Natacha Atlas en concert
Présente-t-on encore Natacha Atlas? Chanteuse belge d’origine anglo-égyptienne qui se fixa pour mission de rapprocher l’Orient et l’Occident? Celle qui devint la figure de proue dans les années 1990 du collectif Transglobal Underground? Celle encore qui chante et danse comme personne? Natacha Atlas a tout exploré, de l’électro à la chanson arabe de type chaâbi, de «Mon amie la rose» à son héritage égyptien, la rapprochant toujours plus d’une Oum Kalthoum d’un genre nouveau, s’accompagnant parfois des trompettes d’Ibrahim Maalouf. Natacha Atlas vient de sortir «Strange Days», un nouvel album soyeux, aux sonorités jazzies et orientales. En formation exceptionnelle au CityClub, son live sera accompagné par les projections vidéo de l’artiste lausannois Radu ZERO, qui a réalisé le très beau clip de sa chanson «Inherent Rhythm» qui sera également projeté lors de cette soirée inédite, d’un haut niveau esthétique, visuel et sonore.
Avec: Natacha Atlas (voix), Samy Bishai (violon), Tanya Wells (voix), Paolo Vinicius (guitare), Alcyona Mick (piano), Radu ZERO (projections)

Précédé à 18h30 du film Le Miracle du Saint Inconnu d’Alaa Eddine Aljem
(Fiction, 2019, Maroc, 1h40, v.o. s-t fr., 16/16) – Au beau milieu du désert, Amine court, sa fortune à la main, la police aux trousses. Il enterre son butin dans une tombe bricolée à la va-vite. Lorsqu’il revient dix ans plus tard, l’aride colline est devenue un lieu de culte où les pèlerins se pressent pour adorer celui qui y serait enterré: le Saint Inconnu. Obligé de s’installer au village, Amine va devoir composer avec les habitants sans perdre de vue son but: récupérer son argent…
«Un joli premier essai qui, tout en maniant un humour doucement absurde, glisse des observations plus grinçantes dans sa farce» (24 Heures).
«Si cette fable désopilante sonne aussi bien, c’est d’abord grâce à un récit ciselé, orchestrant la répétition de scènes aux infimes variations, et au comique qui va crescendo» (Le Monde).
Film précédé du clip «Inherent Rhythm» de Natacha Atlas réalisé par Radu ZERO, en sa présence

INFOS PRATIQUES
Portes: 18h, Projections et discussions : 18h30
Concert: 21h
Tarifs: 30.- (plein) / 25.- (membres, étudiants, avs, ai, ac, ri, carteculture)
Petite restauration sur place
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    sa 7.3  /  18h30


Film et concert

dimanche 8 mars
16h

A Tribute to Betty Davis!

En cette journée internationale des droits des femmes, célébrons, avec l’HEMU, celui de pouvoir être reconnues à sa juste valeur avec un film et un concert qui rendent hommage à l’une des musiciennes les plus funky de tous les temps, la première femme noire à jouer, écrire et gérer elle-même sa carrière: Betty Davis.

17h30: Nasty Gal – A tribute to Betty Davis par l’HEMU
Betty Davis est la reine oubliée du funk des années 1970. Femme libérée et libératrice, fée marraine de Beyoncé et de Janelle Monae, elle fut la femme de Miles Davis qu’elle a influencé avec son funk rugueux et sensuel. Elle a souvent été contestée pour le contenu trop explicite de ses textes, a façonné son funk sauvage avec des musiciens de haut vol comme le bassiste Larry Graham et le batteur Greg Errico de Sly and the Family Stone, le trompettiste Greg Adams de Tower of Power, ou encore les Pointer Sisters comme choristes… Mimmo Pisino, enseignant de basse à l’HEMU et les étudiants de musiques actuelles rendront un hommage groovy à cette grande et trop méconnue compositrice en interprétant des titres choisis de ses quatre albums. Come on and shake your booties!
Avec: Mimmo Pisino (basse), Colin Humair (guitare), Asher Varadi (chant), Thomas Schinz (batterie)

Précédé à 16h du film Betty: They Say I am Different de Phil Cox
(Doc., États-Unis, 2017, 54’, v.o. s-t fr., 16/16) – Mélangeant de manière créative des techniques de documentaire, d'animation et de non-fiction, ce film retrace le chemin de la vie de Betty Davis, qui a changé le paysage des femmes artistes.
Déesse Black Power devant l’éternel, libre d’esprit, grande musicienne. «Elle a été la première...» comme l'a dit son ex-mari Miles Davis: «Madonna avant Madonna, Prince avant Prince». Auteure-compositrice en herbe d'une petite ville sidérurgique, Betty est arrivée sur la scène des années 1970 avec sa personnalité audacieuse, sa mode emblématique et sa musique funk scandaleuse. Elle s'est liée d'amitié avec Jimi Hendrix et Sly Stone, a écrit des chansons pour les Chambers Brothers et les Commodores, et a épousé Miles – le transformant de façon surprenante du jazz au funk sur l'album qu'elle a elle-même nommé «Bitches Brew». Betty était une pionnière féministe, inspirante et intimidante. Puis soudainement, elle a juste disparu...

INFOS PRATIQUES
Portes: 15h30
Film: 16h, Concert: 17h30
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (membres, étudiants, avs, ai, ac, ri, carteculture)
Petite restauration sur place
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    di 8.3  /  16h


Du vendredi 13 au dimanche 15 mars

Le FIFAD au CityClub

Le Festival International du Film Alpin des Diablerets, qui célèbre chaque été les films et les cinéastes montrant la montagne sous toutes ses formes, a fêté ses cinquante ans en 2019. Quelques mois avant sa prochaine édition (du 8 au 15 août), le festival s’invite à Pully pour trois jours de festivités au CityClub. Au programme, le meilleur de la 50e édition avec quatre séances thématiques, en présence de plusieurs invités, et une séance pour les enfants.

13 mars à 19h: SoiréE Aventure
Ouverture par Olivier Français, Conseiller aux États et président du FIFAD. En présence de Benoît Aymon, journaliste et directeur artistique du FIFAD.
Films projetés:
Pathan Project de Guillaume Broust – Prix Diable d’or cat. Exploration/Aventure 2019
(France, 42’) – Quatre mousquetaires dans l’une des vallées les plus reculées du Pakistan, jusqu’ici interdite au public. On n’insistera jamais assez sur le fait qu’une aventure aussi engagée ne repose pas que sur les capacités et les performances des individus en tant que tels. C’est avant tout un état d’esprit – qui n’interdit pas la franche déconnade entre amis ! – qui peut assurer le succès ou l’échec d’une entreprise. Rien de tel qu’un photographe belge pour donner la réplique à la gouaille française…

Metrophobia d’Antoine Moineville
(France, 32’) – Une équipe d’alpinistes franco-suisse s’embarque dans un voyage en kayak de 170 kilomètres pour découvrir l’une des plus grandes faces du Groenland, le Tommelfinger. C’est au pieds du mur qu’ils découvrent une face de 2'000 mètres de haut. Loin de tout, avec très peu de moyens, dans des conditions rocambolesques, ils ouvrent «Metrophobia» en 7 jours. Sans savoir que sur le chemin du retour, le plus dur reste sans doute à faire…

Let’s Go to Antarctica de Gonzaga Manso – Prix Diable d’or cat. Environnement 2019
(Espagne, 5’,) – Carlos ne rêve que d’une chose : photographier des pingouins ou des manchots en Antarctique. Peu importe, il ne fait pas la différence ! Ce jeune quadra s’inscrit naïvement à une croisière qui l’emmènera, avec des centaines d’autres touristes, dans les eaux froides du grand Sud. Avec un bilan carbone qui fait froid dans le dos, c’est le cas de le dire ! Un ton décapant, toujours drôle, un brin culpabilisant et qui, entre les lignes, posent tout de même de bonnes questions...
> Billets en ligne

13 mars à 21h: SoiréE Vincent Munier
En présence de Benoît Aymon et de Pierre-Antoine Hiroz, réalisateur
Films projetés:
Vincent Munier, éternel émerveillé de Benoit Aymon et Pierre-Antoine Hiroz
(Suisse, 52’) – Capable de tisser un lien entre l’homme et le vivant, le pape de la photographie animalière nous transmet avec une subtilité qui lui est propre ses émotions les plus intimes. Mais Vincent Munier en est convaincu : montrer la beauté du monde ne suffit plus. C’est un choc, une sorte de révolution culturelle que nous devons désormais opérer si nous voulons préserver – pour ne pas dire sauver - le monde que nous laisserons à nos enfants.

Ours, simplement sauvage de Vincent Munier et Laurent Joffrion – Grand Prix FIFAD 2019
(France, 52’) – Une immersion intimiste au pays des ours des falaises, au Nord de l’Espagne. Dans le sillage de cette figure animale emblématique, quatre naturalistes français et espagnols nous font part de leur expérience dans une nature préservée. Des ours, mais aussi des loups, des loutres et des vautours fauves. Ce film pose des questions essentielles sur notre perception du monde sauvage et notre rapport – encore possible – avec la nature. Un film qui tombe à pic, alors que l’ours repointe le bout de son nez dans notre paysage!
> Billets en ligne
14 mars à 19h: Soirée Freeride
En présence de Benoît Aymon et de Nicolas Bideau, Ambassadeur (Présence Suisse)
Films projetés:
Twenty de Guido Perrini
(Suisse, 58') – Au service des plus grands réalisateurs de films de free ride, le cameraman Guido Perrini nous propose son propre film, Twenty, autrement dit vingt, comme vingt ans d’archives hallucinantes. On y retrouve les plus grands rider du monde. Des larmes, des rires et des images époustouflantes. Le film n’élude pas pour autant les questions qui taraudent les esprits: quel est le prix à payer pour vivre dans ce monde littéralement hors norme?

Heatseeker de Nicolas Vuignier
(Suisse, 4’) – Hommage au passé, cap sur l’avenir !  Le jeune réalisateur Nicolas Vuignier s’inscrit parfaitement dans la lignée de frères Falquet – entre autres ! Une prouesse technique, un immense talent et des idées à revendre pour un petit chef-d’œuvre dans ce genre de film qu’on aurait pu croire à bout de souffle. Nicolas Vuignier renouvelle le genre, rien que ça!

Hors Piste de L. Brunel, L. Cavalier, C. Jalabert et O. Malet – Prix spécial du jury 2019
(France, 10’) – Travail de routine pour deux professionnels du sauvetage en montagne. Sauf que tout ne se passe pas tout à fait comme prévu. Le sauvetage en montagne est un métier risqué, un travail d’équipe. Avec, parfois des drames à la clef. Mais cette fois.ci, de jeunes artistes ont décidé d’en sourire. Une manière drôlement iconoclaste de rendre hommage au monde du sauvetage!
> Billets en ligne
14 mars à 21h: Soirée Himalaya
En présence de Benoît Aymon
Films projetés:
Zabardast de Jerôme Tanon – Prix Diable d’or cat. Sports extrêmes 2019 –
(France, 52’, 6/10) – Tant qu’à repousser les limites humaines, autant repousser les limites géographiques! Pourquoi pas skier un sommet de près de 6'000 mètres dans une des régions les plus isolées de la planète? Cinq semaines d’expédition en autonomie complète, cinq semaines au cours desquels l’accident est tout simplement interdit. Une aventure pour le moins engagée, aux confins du Pakistan. Au fait, Zabardast, en pakistanais dans le texte, ça se traduit par quelque chose comme «merveilleux». À l’image du film, en quelque sorte…

Himalaya, la marche au-dessus d’Eliott Schonfeld – Prix du public 2019
(France, 52’) – Lorsqu’on demande à Eliot sa profession, il répond sans hésiter: explorateur! Le fait est que ce jeune homme de 26 ans n’a pas froid aux yeux. Après la Mongolie et une mémorable traversée en solitaire de l’Alaska – et notamment une rencontre avec un grizzli qui aurait pu tourner au vinaigre – Eliott Schonfeld s’est lancé un nouveau défi en voulant traverser en autonomie complète la chaîne de l’Himalaya. Et de se débarrasser au passage de tout ce qui embarrasse, autrement dit en abandonnant tout objet issu du monde dit «civilisé». Une marche – et une démarche – vers la décroissance…
> Billets en ligne
15 mars à 15h: Séance pour les enfants
Film projeté: Loups tendres et loufoques, courts-métrages à voir dès 3 ans (53’)
Un loup qui se croit le plus beau, un louveteau qui veut chasser tout seul, un petit loup qui aime la compagnie… Dans Loups tendres et loufoques, les loups des contes et des livres sont revisités avec humour et poésie, pour leur rendre leur place dans la nature. Au fond, c’est bien connu: les loups ont tous un cœur d’artichaut ! Six courts-métrages pour découvrir toutes leurs facettes, dans une large palette de techniques d’animation.

LIEN
> Le FIFAD

INFOS PRATIQUES
Ouverture des portes: 30 minutes avant le début des projections
Tarifs: 15.- / 12.- (réduit) / 10.- (membres)
Tarifs séance enfants: 10.- (adulte et 1er enfant) / 5.- par enfant dès le 2e enfant

Rencontre cinéma

mardi 17 mars
20h

Le Milieu de l'horizon, en prés. de l'équipe du film

Présenté en première mondiale à San Sebastian, Le Milieu de l’horizon, deuxième long-métrage de la cinéaste suisse Delphine Lehericey, est nommé à quatre reprises aux Prix du cinéma suisse: meilleur film de fiction, meilleur scénario, meilleur acteur et meilleure musique. Adapté du roman de Roland Buti, avec Laetitia Casta, Thibaut Evrard, Clémence Poésy et le jeune Valaisan Luc Bruchez, pour la première fois à l’écran, Le Milieu de l’horizon est à découvrir en présence de l’équipe du film et de l’écrivain, quelques jours avant la remise des Prix du cinéma suisse.

Le Milieu de l’horizon de Delphine Lehericey
(Fiction, Suisse, Belgique, 2019, 1h32, en français, 12/12) – La sécheresse de 1976. Sous le soleil implacable de cet été, Gus quitte l’enfance. La nature se désagrège, les sentiments s’exacerbent, le noyau familial éclate: tout craque et se fissure jusqu’à ce que l’impensable arrive. Les orages tant espérés balaieront une campagne épuisée et emporteront un monde avec eux.
«Le Milieu de l’horizon harmonise avec brio tragédie humaine, drame de la paysannerie, fin de l’enfance et catastrophe naturelle, ménageant quelques jeux d’enfants, baignades et rêveries, pour soulager l’atmosphère étouffante et le poids de la fatalité» (Le Temps).

Bio CINÉASTE
Issue du théâtre, la réalisatrice suisse Delphine Lehericey est d’abord comédienne et metteure en scène puis se forme en tant que vidéaste.
Elle organise et participe à des stages de direction d’acteurs et réalise des objets filmés à des fins scénographiques pour la danse ou le théâtre. Son travail avec la vidéo s’oriente petit à petit vers le documentaire puis la fiction. En 2007, elle réalise Comme à Ostende, un moyen-métrage sélectionné notamment à Locarno dans la section Cinéastes du Présent. En 2009, elle coréalise le documentaire Les Arbitres avec les producteurs de l’émission Strip-tease, sélectionné dans plusieurs festivals. Après un documentaire sur le designer Jean-Paul Lespagnard, Mode in Belgium, réalisé en 2011 pour Arte et la RTBF, elle signe en 2013 son premier long-métrage PuppyLove avec Solène Rigot et Vincent Perez, qui est présenté en première internationale au festival de San Sebastian et dans de nombreux festivals. Entre 2014 et 2016, elle réalise le documentaire Une cheffe et sa bonne étoile pour Arte et la RTBF et co-scénarise la série de bande dessinée Étoilé sur le monde de la gastronomie aux éditions Dupuis. En 2019 sort son deuxième long-métrage Le Milieu de l’horizon, lui aussi présenté en première mondiale à San Sebastian. Elle écrit actuellement sa première comédie Le feu au lac.

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d’une discussion: 20h
Tarifs: 15.- / 12.- (réduit) / 10.- (membres)
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    ma 17.3  /  20h


Ciné-concert

samedi 21 mars
20h30

Eric Chenaux joue Le Petit fugitif

On le dit parfois «néo-Chet Baker», avec un petit quelque chose de Thelonious Monk dans l’attitude… Eric Chenaux est sans conteste l’un des musiciens les plus intéressants de sa génération. Figure de proue de la scène musicale expérimentale «DIY» de Toronto, il vient présenter son ciné-concert en solo au CityClub.

LE CINÉ-CONCERT
Le Petit fugitif de Ray Ashley et Morris Engel (États-Unis, 1953, 1h17, 8/10) suit l’errance en solitaire durant une journée et une nuit d’un garçonnet des rues de Brooklyn au milieu de la foule et des attractions de Coney Island… Fiction ténue contaminée par le documentaire, Le Petit fugitif est un film doucement expérimental, d’une audace et d’une liberté qui surprennent toujours (on sait qu’il inspirera les jeunes turcs de la Nouvelle Vague, notamment le Truffaut des 400 coups). Le musicien Eric Chenaux a décidé de réenregistrer intégralement la bande-son du film, délaissant absolument la partition initiale (une longue et omniprésente pièce pour harmonica) au profit de longs silences spectraux et remplaçant tous les sons d’extérieur d’époque (la mer, la plage, le parc d’attraction, les badauds américains) par ses propres field-recordings incongrus (piscine évidemment réverbérée, puces de St-Ouen, badaud français). Les dialogues originaux, seuls rescapés de cette entreprise de refonte absolue, sont diffusés à travers un minuscule micro placé directement dans la bouche de Chenaux, amplifiés et mêlés à une guitare atonale et abstraite de toute beauté. On perçoit ses dialogues, rendus caverneux et troubles, de façon diffuse, lointains et altérés comme l’idée qu’on se fait de la parole humaine entendue dans les rêves ou la tête sous l’eau.
Durant toute la performance, nous sommes immergés dans une espèce d’opéra synthétique lacunaire, rempli de béances, de pièges et d’hallucinations auditives. Plutôt que d’assister à un simple ciné-concert, nous participons à une expérience sensorielle collective, déroutante et fascinante. Chenaux redonne l’œuvre à voir dans une fraîcheur toute paradoxale, la double d’une réflexion sur la mémoire, sur le son comme partie intégrante de l’objet filmique et, peut-être, sur le cinéma considéré comme un très pertinent lieu des passages pour les fantômes.

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30
Ciné-concert: 20h30
Tarifs: 23.- (plein) / 18.- (membres, étudiants, avs, ai, ac, ri, carteculture)
Petite restauration sur place
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    sa 21.3  /  20h30


Rencontre cinéma

mardi 24 mars
20h

African Mirror de Mischa Hedinger, en sa présence

Dans le cadre de la Semaine d’actions contre le racisme, le Bureau cantonal pour l’intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI) et le Cinéma CityClub proposent la projection en avant-première du film African Mirror. Nommé aux Prix du cinéma suisse dans la catégorie Meilleur documentaire, African Mirror, basé sur les archives personnelles de René Gardi, retrace notre rapport problématique à l’image que nous avons de l’Afrique et donne à voir le reflet d’une époque et de notre société. À découvrir en présence du cinéaste et de Tevodai Mambai, spécialiste camerounais de l’œuvre de René Gardi.

African Mirror de Mischa Hedinger
(Doc., Suisse, 2019, 1h24, v.o. s-t fr., âge à venir) – Pendant plusieurs décennies, René Gardi (1909-2000) fit découvrir le continent africain et ses habitants aux Suisses. Ses nombreux livres, ses célèbres émissions télévisées et ses films proposent une vision enchantée des temps prémodernes dans lesquels semblent vivre de «magnifiques» Africains, le plus souvent purs et nus. Ce monde, soi-disant intact, devint le paradis de Gardi, et l’Afrique réelle se transforma en une terre fantasmée. Une sorte de projection des désirs de ceux n’ayant pu s’aventurer au-delà de la Méditerranée. Basé sur les archives personnelles de René Gardi, African Mirror retrace l'histoire de notre image coloniale de l’Afrique et nous confronte aussi à notre propre image. Le reflet d’une époque dont il est difficile de se défaire…

Bio mischa hedinger
Mischa Hedinger est un réalisateur et monteur indépendant.
Il a étudié la vidéo à la haute école de Lucerne, ainsi que l’art, le design et le cinéma à l’ECAL. En 2013, il a réalisé son premier long-métrage, le documentaire Assessment, qui a remporté le prix «Carte Blanche» dédié aux jeunes talents, lors de la Semaine du film de Duisburg. Il vit et travaille à Zurich.

BIO Tevodai Mambai
Tevodai Mambai professeur de Gymnase et doctorant en germanistique à l’université de Maroua au Cameroun.
II a étudié la philosophie, la pédagogie et la germanistique à l’université Yaoundé. C’est à l’université Maroua qu’il écrivit son travail de master portant sur christianisation et la modernisation de la Mafa en rapport avec le livre de voyage de René Gardi «Mandara. Chaine de montagnes inconnue du Cameroun». Mambai est dirigeant du forum culturel «Ditsuma» pour les jeunes Mafa. En 2016, il a effectué un séjour de recherche au musée des cultures à Bâle.

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d’une discussion: 20h
Tarif unique: 10.-
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    ma 24.3  /  20h


Rencontre cinéma

samedi 28 mars
20h

Cully Jazz: Rencontre avec Eric Longsworth

Le violoncelliste américain Eric Longsworth, connu pour écumer les sentiers de randonnées avec son instrument, imprègne l’ensemble de ses compositions aux sons de ses voyages et de ses rencontres. Il sera en concert au Cully Jazz Festival le dimanche 29 mars. À cette occasion, le CityClub s’associe au festival et propose, comme un avant-programme au concert, la projection du documentaire Randonnée Musicale de Eric Longsworth sur le Sentier des Huguenots de Romain Saudubois, en présence du violoncelliste.

Randonnée Musicale de Eric Longsworth sur le Sentier des Huguenots
(de Romain Saudubois, Documentaire, France, 2018, 51’, en v.o. s-t fr., 16/16) – Eric Longsworth a marché 400 kilomètres sur le sentier des Huguenots, son violoncelle comme sac à dos. De Poët-Laval dans la Drôme jusqu’à Genève en Suisse, après 20 à 30 km de marche par jour, il animait chaque soir une rencontre musicale à laquelle il invitait d’autres artistes et personnes de tous horizons à le rejoindre pour partager un moment de musique, d’échanges et de témoignages. La musique comme moyen d’explorer le monde, un langage universel qui permet le dialogue et la rencontre au-delà de toute frontière. Une aventure artistique et humaniste, qui vient en écho avec la situation critique des personnes réfugiées arrivant aujourd’hui en Europe, et avec l’histoire des protestants français obligés, eux aussi de quitter leur pays, il y a 300 ans. Un appel aux valeurs de partage, de rencontre et d’accueil. Romain Saudubois a accompagné Eric Longsworth, sur les 400 kilomètres, caméra à l’épaule.

LIENS
> Le site d'Eric Longsworth
> Toutes les infos sur le concert au Cully Jazz

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection et discussion: 20h
Tarifs: 15.- / 12.- (réduit) / 10.- (membres)
Entrée gratuite sur présentation du billet du concert. Pour les détenteurs d'un billet pour le film, tarif préférentiel de 30.- pour le concert (billet à retirer à la billetterie du Cully Jazz Festival ou par e-mail billetterie@cullyjazz.ch sur présentation du ticket cinéma)

Achetez vos places
    sa 28.3  /  20h


Rencontre cinéma

mardi 31 mars
20h

L'île aux oiseaux, en prés. des cinéastes

Sélectionné à Locarno, nommé aux Prix du cinéma suisse dans la catégorie Meilleur documentaire, L’Île aux oiseaux de Maya Kosa et Sergio da Costa est à découvrir en avant-première en présence de l’équipe du film. Un documentaire sur l’apprentissage tourné dans le décor atypique d’un centre de soins pour oiseaux, à l’affiche tout avril.

Note des cinéastes à propos du film
Au départ, il y avait l’envie de filmer un lieu, un centre de soins pour les oiseaux sauvages, que nous avions découvert par hasard à côté́ d’un aéroport en apportant un martinet blessé en 2013.
Nous avions alors été frappés par une étrange cohabitation entre des oiseaux malades et blessés et des avions rasant le centre, provoquant un vacarme assourdissant. Il y avait là quelque chose de violent et d’absurde. Chaque oiseau vivait sa convalescence dans un cadre «naturel» spécialement conçu pour son espèce, lui rappelant la vie sauvage. Une copie de la nature, où les oiseaux étaient manipulés comme les personnages d’une maison de poupée. C’était le décor qui apparaissait comme le point de départ pour un récit encore à inventer. Lors de la phase de recherche, nous avons suivi les différentes activités des femmes et des hommes qui travaillent dans ce lieu. Mis à part la vétérinaire, seule personne salariée du lieu, le centre, engage des stagiaires, des bénévoles et des personnes en réinsertion professionnelle. À la même époque, parallèlement à nos venues au centre, nous avions fait la rencontre d’un jeune homme, Antonin, qui terminait ses études de cinéma. Antonin était quelqu’un à part, à la fois très sensible, curieux et ouvert sur le monde. Nous avons vu en lui le personnage qui allait transcender le lieu. À partir de l’intégration de ce personnage extérieur au lieu et avec toute la matière accumulée lors de nos recherches, nous avons écrit un scénario articulant les scènes de formation d’Antonin et le travail de la vétérinaire, de laquelle il se rapproche progressivement, de plus en plus attiré par le destin des oiseaux.

À L'AFFICHE TOUT AVRIL
> Les projections
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection suivie d’une discussion: 20h
Tarifs: 15.- / 12.- (réduit) / 10.- (membres)

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    ma 31.3  /  20h

février 2020      
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