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À l'abordage

de Guillaume Brac
Fiction, France, 2020, 1h35, en français, 16/16

Paris, un soir au mois d'août. Un garçon rencontre une fille. Ils ont le même âge, mais n'appartiennent pas au même monde. Félix travaille, Alma part en vacances le lendemain. Qu'à cela ne tienne. Félix décide de rejoindre Alma à l'autre bout de la France. Par surprise. Il embarque son ami Chérif, parce qu'à deux c'est plus drôle. Et comme ils n'ont pas de voiture, ils font le voyage avec Edouard. Évidemment, rien ne se passe comme prévu. Peut-il en être autrement quand on prend ses rêves pour la réalité?
Après Tonnerre, Contes de juillet et L'Île au trésor, le CityClub projette le nouveau long-métrage de Guillaume Brac, une comédie douce et solaire, présentée à Berlin et primée au Festival du Film romantique de Cabourg en 2020.
«Cette chronique sur le désir, les amours pas toujours réciproques et le choc de cultures est portée par un humour plein de tendresse et de jeunes comédiens au jeu très naturel» (Le Parisien).
«Le bien que peut faire aujourd’hui l’échappée dans la Drôme estivale d’À l’abordage a directement à voir avec sa temporalité, si éloignée de celle que nous subissons depuis des mois: il s’agit de considérer le cinéma comme une intensification du présent dans la jouissance souveraine de l’espace» (Cahiers du Cinéma).
«La beauté du film se tient en premier lieu dans cette manière du cinéaste à œuvrer pour une simplicité et une raréfaction de l'action et faire de ces espaces extérieurs les lieux même de l'intimité. À l'abordage est un film plein de grâce, une grâce tenant aussi bien à son économie qu'à sa beauté formelle et narrative» (Culturopoing).

BIO CINÉASTE
Diplômé de la Fémis en production, Guillaume Brac cofonde la société Année Zéro avec laquelle il réalise et produit un court-métrage Le Naufragé en 2009.
Il réalise ensuite un moyen-métrage Un monde sans femmes en 2011, primé dans de nombreux festivals en France et à l’étranger. En 2013, il sort son premier long-métrage, Tonnerre, présenté en Compétition au Festival de Locarno. Il réalise ensuite un moyen-métrage documentaire Le Repos des braves. Après Contes de juillet, dont la première partie se déroule à la base de loisirs de Cergy Pontoise, il retrouve ce décor pour L’Île au trésor, long-métrage documentaire, présenté au festival de Karlovy Vary. Le film figure dans la liste des dix meilleurs films de l’année des Cahiers du cinéma. En 2020, Guillaume Brac revient à la fiction avec À l’abordage, qui connaît sa première mondiale à la Berlinale (section Panorama).

RENCONTRE
En présence du cinéaste le lundi 27 septembre à 20h.

SÉANCE RELAX
Dimanche 26 septembre à 16h30
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux personnes en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité à toutes et tous de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.


L'Orphelinat

De Shahrbanoo Sadat
Fiction, Afghanistan, 2019, 1h30, v.o. s-t fr., 16/16

Fin des années 1980, dans la ville de Kaboul où la situation politique est en plein bouleversement. À 15 ans, Qodrat vit dans les rues et vend des tickets de cinéma au marché noir pour gagner sa vie. Grand fan de Bollywood, il s'imagine souvent en train de rejouer les scènes de ses films préférés. Mais il est attrapé par la police et se retrouve placé à l’orphelinat soviétique. Il s’imagine alors héros de Bollywood, combattant aux côtés de ses nouveaux amis l’invasion rebelle les menaçant...
Après Wolf and Sheep, encensé par la critique, la jeune cinéaste afghane Shahrbanoo Sadat raconte à nouveau l'histoire récente de son pays en s'inspirant des souvenirs d'enfance de l'un de ses amis. Interprété par des acteurs non professionnels, mêlant séquences oniriques et chronique sociale, L'Oprhelinat faisait partie de la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs en 2019.

BIO CINÉASTE
Shahrbanoo Sadat est une scénariste et réalisatrice afghane.
Elle étudie la réalisation à l’Atelier Varan Kaboul. En 2010, à 20 ans, elle est la plus jeune réalisatrice sélectionnée à la Résidence de la Cinéfondation du Festival de Cannes où elle développe son premier long-métrage, Wolf and Sheep, qui sera présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2016. En 2013, elle crée sa société de production "Wolf Pictures" à Kaboul. En 2019, après Wolf and Sheep, la deuxième partie de sa pentalogie de films tous adaptés de la même autobiographie d'un de ses amis restée non publiée, L’Orphelinat, sort en salles après avoir été présenté, lui-aussi, à la Quinzaine des Réalisateurs.


In the Mood for Love

De Wong Kar-wai
Avec Tony Leung, Maggie Cheung, Ziyi Zhang
Fiction, Hong Kong, 2000, 1h38, v.o s-t fr., 14/16

Hong Kong, 1962. Mme Chan loue une chambre chez Mme Suen. Le même jour et sur le même palier, s’installe M. Chow. Leurs conjoints sont souvent absents. Un jour, M. Chow et Mme Chan découvrent que leurs époux sont amants. Blessés, ils se fréquentent alors de plus en plus, commencent à imiter les mots et les gestes des deux autres et développent eux aussi une liaison. Leurs rencontres sont discrètes, mais les voisins commencent cependant à s’en percevoir...
En 2000, Wong Kar-wai éblouit la critique et le public avec In the Mood for Love. Grâce à sa virtuosité, ses images colorées et sensuelles, sa bande originale envoûtante, son sens du récit, In the Mood for Love est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands films romantiques de tous les temps. Un classique à redécouvrir dans une version restaurée 4K.
«Mis en scène dans une veine sensuelle et pointilliste , le film évoque une gravure où les étoiles chinoises Maggie Cheung et Tony Leung semblent ressusciter les figures sublimes et langoureuses de l´amour courtois» (Le Monde).
«Un rêve. De douceur, de nostalgie, de tristesse, d'exquis raffinement. Une ode à la fois grave et chatoyante à la mélancolie des amours interdites, un long poème ciselé d'images d'une sophistication légère et d'une beauté parfaite» (Les Échos).
«La mise en scène est un éblouissement. Au point qu'on ne serait tenté de ne retenir que cela. Mais à trop vanter la forme, on finirait par perdre de vue l'essentiel: une émotion qui ne saurait se réduire à une expérience esthétique» (Positif).


Ibrahim

De Samir Guesmi
Avec Abdel Bendaher, Samir Guesmi, Rabah Nait Oufella, Philippe Rebbot
Fiction, France, 2021, 1h19, en français, 16/16

La vie du jeune Ibrahim se partage entre son père, Ahmed, écailler à la brasserie du Royal Opéra, sérieux et réservé, et son ami du lycée technique, Achille, plus âgé que lui et spécialiste des mauvais coups. C’est précisément à cause de l’un d’eux que le rêve d’Ahmed de retrouver une dignité se brise lorsqu’il doit régler la note d’un vol commis par son fils et qui a mal tourné. Les rapports se tendent mais Ibrahim décide alors de prendre tous les risques pour réparer sa faute...
Le premier long-métrage du prolifique comédien français Samir Guesmi: une histoire émouvante, à la narration elliptique et construite de petits détails de la vie quotidienne, sur les rapports compliqués entre un père et son fils.
«Tout en pudeur, servi par un merveilleux duo d’acteurs, un premier film bouleversant» (Télérama).
«Samir Guesmi passe à la mise en scène de long-métrage, et signe un portrait délicat et profond, au pays de la débrouille et de la résilience» (Bande à Part).
«Ibrahim n’est pas seulement une œuvre esthétiquement pensée dans le seul but de révéler des émotions camouflées, empêchées, différées. C’est aussi un film profondément social, qui donne à voir les petites gens et le Paris populaire comme rarement dans le cinéma français» (Positif).
«Semée de défiance et d’affection, dessinée et rythmée avec tact au fil de regards et de silences, cette intrigue tout en délicatesse nous plonge dans le Paris quotidien d’une famille ordinaire dont la retenue, les rêves voilés et les regrets enfouis émeuvent et finissent par bouleverser» (Le Journal du Dimanche).

BIO CINÉASTE
Après s’être formé dans plusieurs écoles de théâtre, Samir Guesmi débute au cinéma en 1987 dans Jaune Revolver d’Olivier Langlois.
Après quelques petits rôles, il se fait remarquer pour sa prestation dans Malik le maudit de Youcef Hamidi, qui lui vaut le prix Michel Simon et le prix d’interprétation au Festival d’Amiens de 1994. En parallèle à son parcours au cinéma, il s’illustre au théâtre, notamment dans les mises en scène de Frédéric Bélier-Garcia ou encore dans la mise en scène d’Othello de Shakespeare par Éric Vigner au Théâtre de l’Odéon. Sans jamais quitter la scène, il multiplie les apparitions marquantes dans des films grand public tels que Banlieue 13 de Pierre Morel ou Ne le dis à personne de Guillaume Canet, ainsi que dans le cinéma d’auteur (L’Afrance d’Alain Gomis, Selon Charlie de Nicole Garcia, etc.). En 2007, Alain Gomis lui confie son premier grand rôle dans Andalucia. Nommé au César du Meilleur acteur dans un second rôle en 2013 avec Camille Redouble de Noémie Lvovsky, il poursuit les collaborations avec des grands auteurs (Nicole Garcia, Claude Miller, Julie Bertuccelli, Rachid Bouchareb, Bruno Podalydès, Solveig Anspach, Arnaud Desplechin, Alain Gomis, Claire Simon, Michel Leclerc, etc.). Ces dernières années, il s’est aussi fait remarquer à la télévision pour ses rôles dans les séries Engrenages et Les Revenants. En 2007, Samir Guesmi se lance dans la réalisation avec C'est Dimanche!, premier court-métrage de fiction qui rencontre un joli succès en festivals. En 2020, il réalise son premier long-métrage, Ibrahim.

JOURNéE du cinéma
Dimanche 5 septembre à 16h30: CHF 5.- l'entrée.
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