décembre   


films du mois

Lazzaro Felice

De Alice Rohrwacher
Fiction, Italie, Suisse, France, Allemagne, 2018, 2h08, v.o. s-t fr., 16/16

Lazzaro, un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise.  Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne…
Après son éblouissant Le Meraviglie, Alice Rohrwacher revient avec un conte enchanteur, mêlant «néoréalisme, magie, politique et fantastique» (Libération). La cinéaste confirme décidément la place singulière et significative qu’elle tient dans le cinéma italien contemporain.
«Une histoire onirique avec un humour et un côté tranchant qui rappellent La Strada de Fellini ou les premiers films de Pier Paolo Pasolini» (Screen Daily).
«Lazzaro Felice est enveloppé d’une grâce qui tient à sa maîtrise discrète et impressionnante de l’art de la mise en scène» (Le Monde).
Cannes 2018, Compétition internationale - Prix du scénario / European Film Awards 2018, Sélection / Chicago 2018, Compétition / Jérusalem 2018, Prix du meilleur film

AVEC
Alba Rohrwacher, Nicoletta Braschi, Adriano Tardiolo

Bio réalisatrice
Née à Fiesole, en Italie, le 29 décembre 1980, Alice Rohrwacher est diplômée de la Orvieto High School en 1999 et obtient un Master en techniques de narration de la Scuola Holden Turin en 2002, un Master en écriture de documentaires de la Videoteca Municipal do Lisboa en 2005, ainsi qu’un diplôme de Philosophie et de Littérature italienne de l’Université́ de Turin en 2007.
Elle réalise son premier long-métrage en 2011, Corpo Celeste, plusieurs fois récompensé. En 2014, elle éblouit avec Le Meraviglie, Grand Prix au Festival de Cannes. Elle réalise ensuite le court De Djess dans le cadre des Venice Days en 2015. Son dernier film, Lazzaro Felice, est en compétition internationale à Cannes et remporte le Prix du scénario.


films du mois

L'Île au trésor

De Guillaume Brac
Documentaire, France, 2018, 1h37, en français, 16/16

Un été sur une île de loisirs en région parisienne. Terrain d’aventures, de drague et de transgression pour les uns, lieu de refuge et d’évasion pour les autres. De sa plage payante à ses recoins cachés, l’exploration d’un royaume de l’enfance, en résonance avec les tumultes du monde.
La première partie de Contes de juillet projeté en septembre au CityClub se déroulait à la base de loisirs de Cergy Pontoise. Guillaume Brac retrouve ce décor pour ce long-métrage documentaire joyeux, mélancolique et émouvant.
«Guillaume Brac filme tout ce petit monde avec beaucoup de tendresse et signe un documentaire en forme d’ode à l’enfance et à l’aventure, témoignant d’un ordinaire lumineux» (Le Journal du Dimanche).
«Sous son air espiègle, L’Île au trésor se révèle être un film ambitieux, d’une beauté remarquable: un éclat solaire qui rend joyeux, désirant, et d’autant plus sensible à une réalité sociale qu’elle prend forme à travers la singularité magique des vivants» (Les Cahiers du Cinéma).
Karlovy Vary 2018, Sélection documentaire / Zurich 2018, Sélection documentaire

Bio réalisateur
Diplômé́ de la Fémis en production, Guillaume Brac cofonde la société Année Zéro avec laquelle il réalise et produit un court-métrage Le Naufragé en 2009, puis un moyen-métrage Un monde sans femmes en 2011, primé dans de nombreux festivals en France et à l’étranger.
En 2013, il réalise son premier long-métrage, Tonnerre, présenté en Compétition au Festival de Locarno. Il réalise ensuite un moyen-métrage documentaire Le Repos des braves. Après Contes de juillet dont la première partie se déroule à la base de loisirs de Cergy Pontoise, il retrouve ce décor pour L’Île au trésor, long-métrage documentaire.


films du mois

Ultra Rêve

De Bertrand Mandico, Yann Gonzalez, Caroline Poggi, Jonathan Vinel
Fiction, France, 2017-2018, 1h20, en français, 16/16

Pour son Noël, le CityClub s’offre quatre réalisateurs pour le prix d’un, pour découvrir ce qui se fait de plus contemporain, de plus barré, de plus rêveur dans le cinéma de 2018. Âmes sensibles bienvenues, mais prévenues. Programme de trois courts-métrages avec:
1 – AFTER SCHOOL KNIFE FIGHT de Caroline Poggi et Jonathan Vinel (21’) – Quatre amis se retrouvent au terrain vague pour leur ultime répétition. Leur groupe n’existera bientôt plus car Laëtitia va partir loin pour ses études. C’est l’histoire de ces jeunes adultes qui n’ont pas envie de se dire au revoir.
2 – LES ÎLES de Yann Gonzalez (23’) – Des personnages traversent un dédale érotique et amoureux avec le désir pour seul guide.
3. ULTRA PULPE de Bertrand Mandico (38’) – Station balnéaire abandonnée. Fin de tournage d’un film fantastique sur la fin d’un monde. Deux femmes, membres de l’équipe de cinéma, l’une actrice, l’autre réalisatrice, Apocalypse et Joy, sont sur le point de mettre fin à leur relation amoureuse.
«La beauté crachée, et même vomie, d’Ultra Rêve est un puissant engrais de cinéma» (Les Cahiers du Cinéma). «Trois courts métrages, délicieusement radicaux, abrasifs, bavards et doux, brillent d’une écriture particulière, néobaroque» (Libération). Cannes 2017 et 2018, Séances spéciales Semaine de la Critique


Le P'tit CityClub - Dès 3 ans

Ernest et Célestine en hiver

Courts-métrages de Julien Chheng et Jean-Christophe Roger
2017, 48', en français, 0/6 ans

Ernest, un gros ours de Charabie, aime jouer de la musique et manger de la confiture. Il habite avec Célestine, une petite souris orpheline qu'il a recueillie chez lui. À l'approche des premiers flocons, ils se préparent à l'hibernation d'Ernest: il faut s'occuper de Bibi, leur oie sauvage, se rendre au bal des souris, et, bien sûr, ne surtout pas oublier de cuisiner de bons gâteaux pour qu'Ernest s'endorme le ventre plein!
Quatre courts-métrages, fidèlement adaptés des célèbres albums de Gabrielle Vincent, où on retrouve nos deux héros aux premiers jours de l'hiver.

Le P'tit cityclub

> Télécharger le programme de septembre à décembre 2018 du P’tit CityClub


INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections.

Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant. Avec un sirop offert.
À savoir, les enfants plus jeunes de deux ans de l'âge légal indiqué peuvent assister aux séances s'ils sont accompagnés d'un représentant légal.


films du mois

Cassandro, El Exotico!

De Marie Losier
Documentaire, France, 2018, 1h13, v.o. s-t fr., 16/16

Après 26 ans de vols planés et d’empoignades sur le ring, Cassandro, le roi des Exoticos – ces catcheurs gays qui dynamitent les préjugés – est incapable de s’arrêter. Le corps en miettes, pulvérisé, il va pourtant devoir se réinventer…
Après The Ballad of Genesis and Lady Jaye qui dressait le portrait de l’artiste Breyer P-Orridge Genesis et de sa femme, la cinéaste Marie Losier, dont le travail est aussi montré dans les plus grands musées au monde, pose sa caméra, toujours au plus proche de l’intimité, sur une star du catch gay mexicain.
«Cassandro rit et chiale de la vie avec la régularité d'un métronome déglingué, parce qu'il trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de voler sur un ring tout de lycra vêtu, parce qu'il aligne ses jetons de thérapie comme ses plus beaux trophées, qu'il croit en la médecine aztèque après avoir été camé, bave sur les footballeurs à la télévision et se contrefout - mais alors totalement - qu'on l'accepte ou non. Cassandro, El Exotico! a quelque chose de flamboyant» (Libération).
«Il y a des regards qui nous grandissent. Celui de Marie Losier, aimante infatigable des êtres borderline qui défient la mort est de ceux-là. On reste comme médusé et en suspens, accroché au mirage de la chevelure blonde et de l'énergie sonnante et délirante du super héros acidulé» (Aurelia Barbet et Laurent Bécue-Renard, cinéastes membres de l’ACID).
Cannes 2018, ACID / Festival International du Film de la Rochelle 2018, Sélection / Filmar 2018, Sélection

Bio Réalisatrice
Née en 1972 à Boulogne-Billancourt, Marie Losier étudie la littérature à l’Université de Nanterre et fait les Beaux Arts à New York avant de réaliser de nombreux portraits avant-gardistes, intimes, poétiques et ludiques de cinéastes, musiciens et compositeurs.
Son premier long-métrage, The Ballad of Genesis and Lady Jaye réalisé en 2013, dresse avec délicatesse le portrait de Genesis Breyer P-Orridge et de son groupe Psychic TV. Le film a été présenté dans plus de 280 festivals et a gagné une dizaine de prix. Son travail est également projeté dans des musées tels que la Tate Modern, le MoMA ou le Centre Pompidou. Elle réalise son deuxième long-métrage, Cassandro, El Exotico! en 2018, présenté à Cannes. Elle travaille actuellement sur un long-métrage multiformes entre film, installation et performance sur le compositeur et musicien allemand, Felix Kubin.


Séance spéciale

Rencontre: À l'École des philosophes

Fernand Melgar, réalisateur de Vol Spécial ou de La Forteresse, vient présenter son nouveau film documentaire, À l’École des philosophes, qui raconte avec beaucoup de tendresse le quotidien d’un petit groupe d’enfants atteints d’un handicap mental.

À l’école des philosophes
De Fernand Melgar
Documentaire, Suisse, 2018, 1h37, en français, 6/14 ans
Cinq petites filles et petits garçons font leurs premiers pas dans une école spécialisée de Suisse romande. Ils sont tous atteints d’un han- dicap mental plus ou moins profond. Accompagnés d’une équipe de pédagogues et de thérapeutes persévérants, ils vont devoir apprendre à vivre ensemble. La classe va petit à petit prendre forme sous nos yeux et ce qui paraissait impossible au départ va se réaliser. Les élèves vont progresser envers et contre tout, au plus grand étonne- ment et bonheur des parents.
Avec humour et tendresse, joies et peines, l’aventure au quotidien d’un petit groupe d’enfants pas comme les autres qui vont s’ouvrir à la vie et au monde.
INFOS PRATIQUES
Portes: 19h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Projection et débat

L'ECAL filme Le Temps

Projection des films des étudiants de l'ECAL tournés dans les bureaux du quotidien Le Temps, suivie d'une table ronde autour du «film de journalisme».

À l’occasion de ses 20 ans, Le Temps a choisi de défendre tout au long de l’année sept causes, dont la «créativité suisse» qui est au cœur de ses préoccupations, à travers de nombreux projets rédactionnels et événements. C’est ainsi que la rédaction du quotidien a proposé à des étudiants et diplômés de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) de venir passer une journée dans ses locaux, afin de s’imprégner de la vie d’un quotidien. Ils ont ensuite réfléchi, en toute liberté, à des idées de films autour du journalisme. Au final, cinq projets ont été retenus, reflétant une diversité de formes et d’approches. Ces cours-métrages seront diffusés lors d’une soirée spéciale suivie d’un débat autour du film de journalisme.
Conjointement, l’ECAL vernit sa sélection online de films 2018 ainsi que pour la première fois un livre, ECAL Cinéma 2018, présentant son année cinéma.

PROGRAMME
19h30, projection des films, présentés par Stéphane Benoît-Godet (rédacteur en chef, Le Temps) et Lionel Baier (responsable département cinéma, ECAL), suivie d’un débat avec les réalisatrice et réalisateurs et Lionel Baier, animé par Stéphane Gobbo (chef de rubrique culture, Le Temps) autour de la question: «Comment filmer le journalisme ?».

En plus
> Tous les événements du quotidien Le Temps
> Le site de l'ECAL

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h, Projection, suivie d'une discussion: 19h30, Apéritif et vernissage du livre ECAL Cinéma 2018: 21h15
Entrée gratuite.
Réservations possible via la billetterie du CityClub.


Ciné-seniors

Le Grand bain

De Gilles Lellouche
Fiction, France, 2018, 2h02, en français, 12/14

C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent tous les soirs sous l’autorité toute relative de Delphine dans une discipline décidément féminine: la natation synchronisée. Ensemble, ils se sentent enfin libres et utiles et ce malgré les regards tantôt moqueurs, tantôt surpris d’amis et de proches. C’est alors, qu’ils vont décider de se présenter à une compétition. Ce défi leur permettra de retrouver un sens à leur vie et de se surpasser…Et tant pis s’ils ne sont pas les meilleurs au départ. Une comédie émouvante et d’une autodérision désarmante.

AVEC
Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde

Ciné-seniors
Un vendredi par mois, une séance spéciale organisée pour les seniors avec Pro Senectute Vaud.

INFOS PRATIQUES
Ouverture des portes: 14h, Projection : 14h30
Tarif: 10.- (collation comprise)


Rencontre cinéma

Rencontre avec Francis Reusser

Le grand cinéaste suisse Francis Reusser, auteur de plus de vingt films dont Derborence en 1985 (César du meilleur film francophone) ou La Guerre dans le Haut Pays en 1998, vient au CityClub présenter La Séparation des traces, son dernier film, mention spéciale à Visions du Réel: dans ce documentaire, il revisite les lieux de sa mémoire intime et ceux de sa mémoire cinéphilique. Un journal filmé, un carnet de voyage et une lettre d’amour: La Séparation des traces est un film gorgé de nostalgie et d’humour.

La Séparation des traces de Francis Reusser
(Documentaire, Suisse, 2018, 1h15, v.o. s-t fr., 16/16) – Essai sur la saga d’un homme quelconque, cinéaste. De 1947 à 2017, histoire personnelle et brève histoire de l’image au travers du prisme de ses films préférés, parfois méconnus. Vie et création nouées. De la liberté de créer à la société marchande qui ruine le rêve, comme Coca-Cola dissout les os. Francis Reusser, photographe et réalisateur mythique, part à la recherche de son passé. Parcourant les rues d’Evian, les montagnes alpines et les images de ses films préférés, le cinéaste construit un carnet de voyage à travers sa mémoire cinématographique. Une topographie sentimentale inclassable et émouvante, pleine de nostalgie mais aussi de bonne humeur. Un chant de résistance.

Francis rEUSSER
Réalisateur mythique du cinéma suisse, Francis Reusser est né en 1942 à Vevey. Formé à l'École de Photographie de Vevey et à la Radio Télévision Suisse (RTS), il crée avec François Albera la section audiovisuelle de l’ESAV (École Supérieure de l'Art Visuel, Genève). Il réalise plus de vingt films pour le cinéma et la télévision, parmi lesquels Le Grand soir en 1976 (Léopard d’or à Locarno), Derborence en 1985 (en compétition à Cannes et César du meilleur film francophone), La Guerre dans le Haut Pays en 1998 (en compétition à Berlin), ou récemment Ma nouvelle Héloïse en 2012 et La Terre promise en 2014.

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection, suivie d'une discussion: 20h
Tarifs: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Le P'tit CityClub - Dès 6 ans

La Bataille géante de boules de neige

De Jean-François Pouliot, François Brisson
Animation, Canada, 2015, 1h22, en français, 6/10

Quoi de mieux qu'une bonne vieille bataille de boules de neige pendant les vacances d'hiver? Ce qui s'annonçait au départ comme un jeu bon enfant devient un conflit beaucoup plus sérieux. La joie et la bonne entente reviendront lorsque les enfants décident de détruire le fort plutôt que de s'attaquer les uns les autres.
Une comédie pacifiste et récréative, remake en dessin animé de La Guerre des Tuques (1984), qui dénonce l'escalade de la violence.

LE P'TIT CITYCLUB

> Télécharger le programme de septembre à décembre 2018 du P’tit CityClub


Info supplémentaire
Avec méditation le dimanche 9 décembre à 14h.

INFOS PRATIQUES
Portes: 30 minutes avant le début des projections.
Tarifs: CHF 10.- par entrée / 5.- par enfant dès le deuxième enfant. Avec un sirop offert.
À savoir, les enfants plus jeunes de deux ans de l'âge légal indiqué peuvent assister aux séances s'ils sont accompagnés d'un représentant légal.


Rencontre cinéma

Rencontre: Retour au Palais

La cinéaste Yamina Zoutat vient présenter son documentaire Retour au Palais, Prix du meilleur film suisse à Visions du Réel en 2017, consacré au Palais de Justice de Paris, où elle a travaillé durant des années en tant que chroniqueuse judiciaire. Elle y revient en tant que réalisatrice, caméra au poing, pour livrer un portrait de ce bâtiment labyrinthique et institution de toute-puissance, juste avant son déménagement. Rencontre avec la cinéaste et plusieurs invités du milieu judiciaire suisse.

Retour au Palais de Yamina Zoutat
(Documentaire, Suisse, France, 2017, 1h27, en français, 16/16) – La première fois que je suis entrée dans le Palais de Justice de Paris, j’avais vingt ans. Il avait déjà mille ans et des poussières. 6999 portes, 3150 fenêtres et 24 km de couloirs, selon la légende. Les nuits où il fallait rester tard pour attendre un verdict, je m’enfonçais dans des couloirs de plus en plus sombres. J’avais la sensation que le Palais était un être vivant. La perspective de son déménagement hâte mon retour. Au fil de ses méandres et de mes rencontres, au fil des histoires tapies dans ses recoins, surgit par fragments le portrait d’une abstraction, la justice.
Visions du Réel 2017, Prix du meilleur film suisse / Sao Paulo, Compétition New Directors / Festival des films du monde Montréal, Compétition

Bio réalisatrice
Née en Suisse, Yamina Zoutat suit des études de journalisme à l'Université de Paris IV au sein du CELSA. Elle en sort diplômée en 1994, date à laquelle elle est embauchée par TF1.
Elle exerce pendant plus de dix ans le métier de chroniqueuse judiciaire au sein de la rédaction de TF1. En sa qualité de chroniqueuse judiciaire, elle suit pour les journaux télévisés, entre 1994 et 2004, de nombreux procès médiatiques impliquant notamment Bernard Tapie, Maurice Papon, Marc Dutroux, etc. Elle quitte TF1 en 2004 et se consacre à l'écriture et à la réalisation de films documentaires. Elle participe ainsi à l'Atelier Documentaire de la FEMIS et devient cinéaste. Son premier film, Les Lessiveuses, remporte le Prix de la création au festival Visions du Réel à Nyon en 2011. Un opéra contemporain intitulé Les Lessiveuses naît du film en 2013. Yamina Zoutat en écrit le livret et réalise la création vidéo pour la scène. Retour au Palais, son premier-long métrage, présenté en compétition internationale à Visions du Réel en 2017, remporte le Sesterce d'Argent du meilleur film suisse.

En présence de
La cinéaste Yamina Zoutat
Alexandre Feser, président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne
Maître Aurore Estoppey, présidente du Jeune Barreau vaudois
Xavier Alonso, Rédacteur en chef adjoint, Tamedia

INFOS PRATIQUES
Portes: 19h30, Projection, suivie d’une discussion: 20h
Tarifs habituels: 15.- (plein) / 12.- (réduit) / 10.- (membres)


Film et concert

"Vive le vent!" avec Jowee Omicil

Une soirée qui célèbre la beauté des cuivres tout autant que la quête d’absolu, avec le concert de l’extraordinaire souffleur multi-instrumentiste Jowee Omicil, précédé de son film coup de cœur, Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle, dont la bande originale, sublime, est signée Miles Davis. Wow!

21h: Jowee Omicil en concert
D'origine haïtienne, né à Montréal et ayant vécu à New York, Jowee Omicil vient de sortir « Love Matters », un album magistral, encensé par la critique, cocktail de groove, soul, et échos créoles. Un jazz qui place la mélodie au premier plan, crée des atmosphères chaleureuses, et donne diablement envie de bouger. Qu’il soit au saxophone soprano, alto ou ténor, ou à la clarinette et la trompette, Jowee Omicil transmet une énergie extraordinaire, et les performances scéniques de son groupe, ahurissantes, rappellent, tout en modernité et métissage, l’âge d’or des plus grands jazzmen. Ce concert au CityClub est sa première date suisse, précédée de son film préféré, qui fait partie des nôtres aussi.

19h: Projection du film Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle
(Fiction, France, 1957, 1h31, 14/16) – À Paris, Julien Tavernier, un ancien parachutiste, accomplit un crime parfait : il assassine son patron avec l'aide de la femme de ce dernier dont il est l'amant. Voulant effacer un indice compromettant qu'il a oublié sur les lieux du crime, il se retrouve bloqué dans l'ascenseur qui l'y ramène. Sa maîtresse et complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à le chercher. Entre-temps, un jeune livreur a volé la voiture de Julien pour épater sa petite amie, fleuriste ; dans la virée qu'il fait avec elle, il panique et tue un couple de touristes allemands. Pendant ce temps, Julien fait tout ce qu'il peut pour essayer de s'extraire de l'ascenseur…

INFOS PRATIQUES
Ouverture des portes: 18h30, Projection: 19h, Concert: 21h.
Tarifs: 27.- (plein) / 22.- (membres, étudiants, avs, ai, ac, ri, carteculture)


Film et concert

"Notes bleues" avec l'HEMU

Projection de l’excellent film Blue Note Records: Beyond the Notes réalisé par Sophie Huber, suivi du concert des musiciens de l’HEMU interprétant une sélection des thèmes mythiques enregistrés par ce label incontournable qui a marqué l’histoire du jazz.

17h: Concert de l’HEMU
Sous la direction artistique du trompettiste Jeff Baud, les étudiants du département jazz de la Haute Ecole de Musique de Lausanne se sont penchés sur la richesse du répertoire du label Blue Note, l’un des plus grands labels de jazz de tous les temps, qui compte près de 950 standards, d’Herbie Hancock à John Coltrane, d’Art Blakey à Sidnet Bechet, de Thelonious Monk à Avishai Cohen… La liste est longue ! L’occasion de découvrir la grande vivacité de cette haute école de musique dont la réputation, désormais internationale, fait fleurir de jeunes pousses aux talents déconcertants.

15h: Projection du film Blue Note Records: Beyond the Notes de Sophie Huber
(Documentaire, Suisse, Etats-Unis, 2018, 1h26, 10/10) – Blue Note Records : Beyond the Notes est un voyage passionnant et émotionnel derrière les coulisses du label pionnier américain, qui a donné une voix à quelques-uns des meilleurs artistes de jazz des 20e et 21e siècles. Depuis 1939, Blue Note inspire des générations de musiciens en quête d’individualisme, et représente la liberté d’expression, l’égalité, le dialogue – des valeurs tout aussi actuelles aujourd’hui qu’à la création du label. A travers des séances d’enregistrements récentes, des archives rares et des entretiens avec des stars de Blue Note comme Herbie Hancock, Wayne Shorter, Norah Jones, Robert Glasper et Ambrose Akinmusire, le film raconte la naissance du jazz et son histoire jusqu’au hip-hop.

INFOS PRATIQUES
Portes: 14h30, Projection: 15h, Concert: 17h
Tarifs: 25.- (plein) / 20.- (réduit, membres)
Petite restauration sur place.


films du mois

Miraï, ma petite sœur

De Mamoru Hosoda
Animation, Japon, 1h38, v.o. s-t fr., 8/10

Kun est un petit garçon à l’enfance heureuse jusqu’à l’arrivée de Miraï, sa petite sœur. Jaloux de ce bébé qui monopolise l’attention de ses parents, il se replie peu à peu sur lui-même. Au fond de son jardin, où il se réfugie souvent, se trouve un arbre généalo-ma-gique. Soudain, Kun est propulsé dans un monde fantastique où vont se mêler passé et futur. À travers ces aventures, Kun va découvrir sa propre histoire…
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, le nouveau film d’animation du cinéaste Japonais Mamoru Hosoda, auteur de auteur des films Le Garçon et la Bête ou Ame & Yuki, Les enfants loups. Miraï, ma petite sœur est une œuvre superbe sur l’enfance, à la fois sensible et esthétique qui épouse le point de vue d’un enfant de quatre ans.
Cannes 2018, Quinzaine des Réalisateurs / Annecy 2018, Sélection

Bio réalisateur
Mamoru Hosoda est né en 1967 à Toyama. Diplômé de l’Université des beaux-arts de Kanazawa, il rejoint le studio Toei Animation Co. au poste d’animateur. En 1999, il réalise son premier film, Digimon Adventure, un moyen-métrage d’animation.
C’est en 2000, pour le deuxième opus de la saga, Digimon Adventure, Our War game, qu’il récolte ses premiers lauriers pour sa mise en scène moderne et avant-gardiste. Il y abordera déjà les thèmes principaux de sa filmographie. Il devient freelance peu de temps après et, en 2006, réalise le film La Traversée du Temps (adaptation de la célèbre nouvelle de Yasutaka Tsutsui). Porté par l’enthousiasme du public, le film dépasse toutes les attentes en restant pendant un an à l’affiche au Japon. Il est par la suite distribué dans de nombreux pays, dont la France, où le public le découvre pour la première fois au cinéma. En 2009, il réalise Summer Wars qui est sa première œuvre originale. On y retrouve une esthétique qu’il avait déjà développée dans Digimon, inspirée du mouvement d’art contemporain «Super flat». En 2011, il fonde son propre studio d’animation, le Studio Chizu avec le producteur qui l’accompagne depuis le début de sa carrière: Yuichiro Saito. Avec la création de son studio, il devient le fer de lance d’une nouvelle vague de jeunes réalisateurs. Le premier film du studio, Ame et Yuki, Les Enfants Loups (2012) et par la suite Le Garçon et la Bête (2015), confirment l’immense popularité de l’artiste au Japon et à l’étranger, notamment en France.

SéANCES EN VERSION FRANçAISE pour les enfants
Miraï, ma petite sœur est à découvrir dès 8 ans. Le CityClub propose six séances du film en version française: le dimanche 30 décembre à 18h30, puis, en janvier, toutes les séances à 16h ou 16h30.

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