10 septembre


films du mois

16h30

Les Goûts et les couleurs

De Michel Leclerc
Fiction, France, 2022, 1h50, en français, 16/16

Marcia, jeune chanteuse passionnée, enregistre un album avec son idole Daredjane, icône rock des années 1970, qui disparaît soudainement. Pour sortir leur album, elle doit convaincre l’ayant-droit de Daredjane, Anthony, placier sur le marché d’une petite ville, qui n’a jamais aimé sa lointaine parente et encore moins sa musique. Entre le bon et le mauvais goût, le populaire et le chic, la sincérité et le mensonge, leur deux mondes s’affrontent. À moins que l’amour, bien sûr....
Pour son nouveau film, le réalisateur du Nom des gens et de La Lutte des classes signe une romance joyeuse, musicale et mélancolique qui questionne les rapports de classe. Un film plein de charme, portée par l'interprétation impressionnante de Félix Moati, Rebecca Marder et Judith Chemla.
«Michel Leclerc aime observer la société française et ses fractures. Il le prouve une nouvelle fois dans Les Goûts et les Couleurs, une fiction qui, derrière sa fantaisie musicale et ses faux airs de comédie romantique, examine la violence de classe et les préjugés qui sévissent des deux côtés du périph. Un film inventif.» (Les Échos)
«Une réussite qui doit beaucoup à ses comédiens: Félix Moati et Rebecca Marder étincellent de charme, et Judith Chemla, dans le rôle d’une vedette pop entre Brigitte Fontaine et Catherine Ringer, touche au sublime.» (L'Obs)
«Michel Leclerc met en scène une passion a priori improbable entre deux protagonistes qui bousculent leurs préjugés et se libèrent des entraves de leur "communauté" respective. En amour comme ailleurs, raconte en filigrane le cinéaste, se soustraire à la lutte des classes n’est pas chose aisée. Foncez dans les salles découvrir ce beau combat, vous ne le regretterez pas.» (Marianne)
«Pleine de charme et de poésie, mais si moins surprenante que ses précédents films, cette jolie histoire d’amour musicale aborde les thèmes chers à Michel Leclerc qu’il interroge ici brillamment: les rapports de classes et les codes culturels.» (Le Parisien)


films du mois

18h30

Magdala

De Damien Manivel
Fiction, France, 2022, 1h18, en français, 16/16

Depuis la mort de Jésus, Marie-Madeleine s’est retirée hors du monde. Ses cheveux sont devenus blancs, elle se nourrit de baies, boit l'eau de pluie et dort parmi les arbres. Seule au cœur de la forêt, elle se souvient de son amour perdu. Elle cherche un chemin pour le retrouver…
Depuis 2014, l’ancien danseur Damien Manivel a écrit et réalisé cinq longs-métrages présentés et récompensés dans des festivals majeurs (Cannes, Locarno, Venise et San Sebastian, notamment). Magdala, dernier en date, nous propulse avec force et épure dans une dimension mystique saisissante, portée par l’actrice et chorégraphe Elsa Wolliaston. Un film sur l’absence, sur la nature et sur la foi. Un film d’amour.
«Rarement a émergé au cinéma avec une telle évidence la spiritualité (chrétienne ou autre) comme expression d’une absence insondable, que Wolliaston réussit à rendre émotionnellement et physiquement palpable.» (Les Cahiers du Cinéma)
«Une vie de sainte par la bande, entre colère de la dépossession et ballet nocturne sabbatique: avec Magdala, Manivel réussit le pari du respect strict des Écritures, rehaussé par une rêche et sublime dérive amoureuse – Magdala, elle aussi, s’est donnée pour nous.» (Les Fiches du Cinéma)
«La caméra de Damien Manivel capte l’essence d’une solitude via une fascination totale pour l’épure. Rarement la quête de sacré n’a été aussi concrète.» (Les Inrockuptibles)

RENCONTRE CINéMA
Mardi 6 septembre à 20h en présence du cinéaste I Toutes les informations

films du mois

20h30

Bruno Reidal, confession d'un meurtrier

De Vincent Le Port
Fiction, France, 2021, 1h41, en français, 16/16

Cantal, 1er septembre 1905. Un séminariste de 17 ans est arrêté pour le meurtre d’un enfant de 12 ans. Pour comprendre son geste, des médecins lui demandent de relater sa vie depuis son enfance jusqu’au jour du crime…
Pour son premier long-métrage, sélectionné à Semaine de la Critique du Festival de Cannes en 2021, Vincent Le Port signe un film glaçant, basé sur l’histoire vraie de Bruno Reidal, jeune paysan du Cantal qui, toute sa vie, lutta contre ses pulsions meurtrières.
Une œuvre déroutante et intelligente, portée par la mise mise en scène chirurgicale du cinéaste français et par l'interprétation impressionnante de Dimitri Doré, lauréat du Prix du meilleur acteur au festival Premiers Plans d'Anger.
Au croisement de Bresson et de Haneke, Bruno Reidal signe les débuts d’un cinéaste d’exception, sachant donner une existence tangible et crédible à un monde social ancien, filmant au cordeau avec une perception aiguë de la puissance expressive, et estompant l’austérité du récit en rythmant parfaitement un déroulé narratif entremêlant flashbacks, voix off et interrogatoires.» (Cineuropa)
«Un long-métrage qui n’explique rien mais qui explore tout, avec une justesse constante. Bruno Reidal est un grand film d’exploration.» (Les Inrockuptibles)
«Avec ce premier long-métrage étourdissant de sang-froid et d’intelligence, Le Port soigne ses cadres, recourt au flash-back, contraint son réalisme à l’austérité, ne cherche rien d’autre que de rendre toutes ses raisons à ce crime atroce. Et y parvient aussi grâce à Dimitri Doré, traversé par une grâce butée.» (L’Obs)
«Voici une étude au naturalisme aride de la haine, du mal comme possible fête, de la mort comme joie, mais sans plus d’épiphanie que ce grand dégoût de soi, de l’autre, que l’incompatibilité de soi à soi, aux hommes, à Dieu, au monde.» (Libération)

RENCONTRE CINéMA
Mardi 13 septembre à 20h en présence du cinéaste
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