février    


Memoria

D’Apichatpong Weerasethakul
Fiction, Colombie, Thaïlande, Suisse, 2021, 2h16, v.o s-t fr., 16/16

Jessica, une botaniste écossaise cultivatrice d’orchidées, rend visite à sa sœur à Bogotá. Pendant son séjour, elle est hantée par un bruit retentissant qu'elle seule semble entendre. Ses insomnies vont la pousser à enquêter sur l'origine de ce mystérieux son…
Apichatpong Weerasethakul, maître du cinéma fantasmagorique, nous propulse dans un rêve éveillé au cœur de la jungle colombienne pour suivre le voyage introspectif d'une femme, merveilleusement incarnée par Tilda Swinton. Grand prix à Cannes, le nouveau long-métrage du réalisateur thaïlandais (Tropical Malady, Oncle Boonmee, Cemetery of Splendour) est une œuvre unique et radicale qui se vit, se ressent, plus qu’elle ne se regarde. En proposant une expérience sonore et visuelle transcendante, Memoria crée un nouveau langage cinématographique.
«C’est la grande idée du film, que l’on pourrait schématiser ainsi: l’image est espace tandis que le son est temps, c’est pourquoi il fait éclater les limites de la perception, ouvre sur d’autres dimensions et rend possible la coprésence de plusieurs strates de mémoire.» (Cahiers du Cinéma)
«Le neuvième long-métrage d’Apichatpong Weerasethakul réunit l’expérimental et le film de genre. Chef-d’œuvre.» (Le Monde)
«Memoria est sans doute un des meilleurs films jamais faits, en tout cas, il y ressemble: il donne l’impression de réaliser ou d’actualiser, en une fois, quelque chose – une faculté, une possibilité, ou plusieurs – que le cinéma portait jusqu’ici en germe, et pour lesquelles il aurait précisément été (non pas un beau jour, mais progressivement) inventé.» (Libération)


SÉANCE RELAX
Dimanche 20 février à 16h30
Les séances «Relax» offrent un cadre bienveillant et rassurant aux personnes en situation de handicap: ouvertes à toutes et à tous, encadrées par des personnes compétentes, elles donnent la possibilité à toutes et tous de s'exprimer, d’entrer et de sortir de la salle à tout moment, de se manifester, avec un respect pour chacun et chacune.


Azor

d'Andreas Fontana
Fiction, Suisse, France, Argentine, 2021, 1h40, v.o. s-t fr., 16/16

Yvan De Wiel, banquier privé genevois, se rend dans une Argentine en pleine dictature pour remplacer son associé qui a disparu du jour au lendemain. Entre salons feutrés, piscines et jardins sous surveillance, se joue alors un duel à distance entre deux banquiers. Malgré des méthodes différentes, ils sont tous deux les complices d'une forme de colonisation discrète et impitoyable.
Pour son premier long-métrage,, encensé par la critique et présenté notamment à Berlin et Locarno en 2021, Andreas Fontana réalise un thriller politico-financier qui se joue entre Genève et l'Argentine.
«Il y a des cinéastes qui savent mettre en scène le mystère, mais combien parviennent à mettre en scène le secret? Ruiz, Rivette, et désormais Andreas Fontana. Avec un univers comme en marge de l’agitation du monde réel, Azor est un drôle de film, toujours "au bord" de quelque chose, d’une révélation, mais qui garde tout son secret. S’approcher du cœur du mystère à pas de loup, plutôt que de le résoudre: singulière entreprise. C’est parfois frustrant, mais c’est aussi sacrément intrigant. Le film semble vivre sa propre vie en cachette. Comme un secret… bancaire.» (Le Polyester).

RENCONTRE CINÉMA
En présence du cinéaste le vendredi 4 février à 20h

Introduction

De Hong Sang-soo
Fiction, Corée du Sud, 2021, 1h06, v.o. s-t fr., 16/16

Youngho cherche à se frayer un chemin entre son rêve de devenir acteur et les attentes de ses parents. Alors que sa petite amie part étudier à Berlin, le jeune homme y voit l’occasion d’un nouveau départ.
Présenté en compétition à Berlin en 2021, lauréat du Prix du Meilleur scénario, sélectionné au Black Movie à Genève, Introduction est le vingt-cinquième film du très prolifique cinéaste coréen Hong Sang-soo. Il reprend ici les thèmes qui lui sont chers et œuvre à nouveau avec poésie et tendresse pour raconter les relations humaines et sentimentales, les destins croisés, souvent autour d'une bouteille de Soju. Il est de ces cinéastes dont on aime suivre ses films, ses récits segmentés, ses subtiles variations autour de sujets et de personnages récurrents. Drôle, délicat, intelligent, Introduction est «une nouvelle chronique de la comédie humaine façon Hong Sang-soo, qui raconte en creux une jeunesse malmenée» (Black Movie).


The Card Counter

De Paul Schrader
Fiction, États-Unis, Royaume-Uni, Chine, Suède, 2021, 1h51, v.o. s-t fr., 16/16

Impassible et solitaire, l’ancien militaire William Tell sillonne les casinos et cherche à fuir les démons de son passé. Alors qu’il prépare un tournoi de poker décisif, il croise la route de Cirk, un jeune homme instable, obsédé par l’idée de vengeance. Il y voit une chance de rédemption et le prend sous son aile, bien décidé à le détourner des chemins de la violence qu’il a jadis trop bien connu.
Oscar Isaac crève l’écran dans ce thriller à la froideur magnétique, qui nous plonge comme jamais dans les noirs tréfonds de l’âme humaine. Présenté à la Mostra de Venise, unanimement salué par la critique comme l’un des plus grands films de l’année, ce nouveau chef-d’œuvre de Paul Schrader (notamment scénariste de Taxi Driver et Raging Bull et réalisateur d’American Gigolo et Firt Reformed) dresse un saisissant portrait des traumatismes de l’Amérique.
«The Card Counter sidère par la façon incroyablement sèche et décapante qu’a Schrader de filmer les lieux, ou ces non-lieux qui sont les casinos. (…) C’est bien un purgatoire que la succession de ces lieux postiches jalonne sous les pas de William, condamné à y vaguer comme dans le labyrinthe de sa conscience entachée.» (Cahiers du Cinéma)
«Annonçant le retour en majesté du cinéaste dans les salles obscures, ce nouvel opus impressionne par sa façon de relancer encore les dés, mais aussi par sa tentative d’en gripper la machine. Comme s’il s’agissait désormais, pour Schrader, de creuser son cinéma d’une dimension supplémentaire, réflexive et auto-analytique: être à lui-même son propre sujet d’étude.» (Libération)

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